Une dépense tant superflue qu’inutile !
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Lors du conseil municipal du 13 octobre 2009, la majorité municipale a décidé la prise en charge de l’organisation d’un tournoi de golf du «Club des golfeurs chinois de France » pour un montant de 8115 euros - ceci en dépit de la protestation des élus de Bussy Gagnant, jugeant une telle dépense infondée. Mais fort de sa majorité, la municipalité a passé outre.

Le 19 novembre 2009, au titre du contrôle de légalité, le sous-préfet a mis en doute l’intérêt de la manifestation pour la commune et a demandé le retrait de la délibération sous peine de déféré préfectoral. Lors du conseil municipal du 10 décembre 2009, la majorité s’est rendue à la demande du souspréfet et a retiré la délibération contestée.

Cette péripétie est significative et met en évidence que des économies sont possibles au niveau de la gestion municipale sans que cela détériore le service rendu aux habitants.
Faut-il attendre à chaque fois la semonce du souspréfet pour se rendre compte du superflu d’une dépense ?
Faut-il systématiquement risquer un contentieux pour rentrer dans la norme budgétaire?

Lorsqu’on est de surcroît très endetté, comme la ville de Bussy Saint-Georges, se poser la question du bien-fondé de chaque dépense, n’est pas une insanité.

Les élus de Bussy Gagnant restent vigilants quant à l’utilisation des deniers publics.
Les exemples de ce type de dépenses sont nombreux et nous agissons régulièrement pour les dénoncer, surtout dans cette période de crise. Mais dans ce cas présent le sous-préfet a reconnu l’absence « d’intérêt local » de cette dépense, c’est-à dire l’absence « d’intérêt public ».

Par Yann Dubosc, Nabia Pisi & Son Kou - Publié dans : Finances - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

Au lendemain de la crise financière mondiale, les Etats, réunis en Suisse, ont tenté d’en tirer les premières conséquences. Est-ce la fin du capitalisme ? Est-ce la venue d’un nouveau capitalisme mondial ? Ces questions restent posées.

Economie mondialeLe Président Barak Obama a apporté la première pierre à l’édifice en voulant réformer et réguler le fonctionnement des banques qui, une fois la crise passée, se précipitent dans la spéculation en ayant simplement utilisé les fonds publics. Au-delà de l’aspect moral, une véritable question structurelle se pose pour l’ensemble du système économique mondial.
Le Président Nicolas Sarkozy l’a bien dit dans son discours introductif : il faut replacer l’homme au sein de l'économie et de la finance, moraliser le fonctionnement d’un système qui cherche à se reconstruire. Il est donc nécessaire de changer les règles du jeu.
Cependant, il y a un mot qui fait peur aux décideurs économiques que sont les chefs d’entreprises et les banques : la régulation. Mettre des règles dans le libre jeu du marché, cette main invisible qui agit de manière autonome, risque, selon eux, de troubler les stratégies économiques qui sont les leurs. Or, la crise nous a appris une chose : ce système tourne en vase clos, s’auto-reproduit et ne génère de profits que pour ceux qui sont dans la boucle infernale de la spéculation boursière.

Je ne sais pas ce qui va sortir de ce énième forum de Davos mais je ne suis pas naïf pour autant. Les Etats ne sont pas entièrement libres d’agir dans ce domaine ; on le voit bien dans les réactions de l’économie américaine à l’annonce de son Président. On le perçoit aussi en France, même si notre pays a plus l’habitude de la régulation, de l’intervention de l’Etat. Mais la France appartient, qu’on le veuille ou non, à un système mondialisé. Elle ne décide pas seule. Notre poids économique n’est pas suffisant pour imposer.
Que peut la politique dans ce contexte ? Voilà une autre question importante : l’initiative vient des politiques mais quid de la conclusion ? Le capitalisme est ainsi fait qu’il transcende les pouvoirs.

Ce forum aura des incidences sur la France et sur notre territoire de Bussy. Les exigences financières imposées par les banques, la nécessité absolue de retrouver une crédibilité auprès des organismes bancaires, qui sont pas des philanthropes, l’impératif de trouver des économies internes seront les grands défis des budgets à venir. Les réformes importantes liées à la fiscalité et à la gestion de nos territoires vont encore impacter fortement notre devenir. Dans ce contexte difficile, il reste encore un levier local : la responsabilité politique. Il en faudra pour affronter le BP 2010 ainsi que les suivants. Aujourd’hui, il faut agir dans tous les domaines, dans toutes les directions et avec tous les moyens dont nous disposons. C’est dans ce sens que Bussy Gagnant agira durant cette année, ô combien capitale.
Mes amis, Nabia PISI et Son KOU, et moi-même, avons été élus pour agir dans l’intérêt des Buxangeorgiens. Vous pouvez compter sur nous !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Finances - Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire

Au fil de mes rencontres avec les Buxangeorgiens, beaucoup d’entre vous m’ont confié votre soulagement en apprenant l’annulation des vœux du maire. Mes collègues Nabia Pisi, Son Kou et moi-même sommes de votre avis : depuis des années, nous nous élevons contre cette manifestation qui est, à nos yeux, totalement déraisonnable. D’ailleurs, aucune commune alentour ne peut se permettre une telle dépense inconsidérée.

Fotolia_6331856_XS.jpgSelon le maire, 100 000 euros n’est qu’une « économie de façade », une dépense marginale, négligeable, bref une paille. Il y a quelque chose de vicié dans ce type de raisonnement relativiste qui conduit à toutes les dérives. Nous savons tous ce que signifie le chiffre de 100 000 euros en absolu, rapporté à nos revenus, au prix de notre logement, au montant des emprunts que nous contractons … Avant d’engager une telle dépense, un gouvernant avisé devrait se poser les questions suivantes : un citoyen de la commune est-il prêt à échanger une part de ses impôts contre quelques coupes de boisson, quelques canapés … ? Cette dépense lui apporte-t-elle un delta significatif de bien être ? Les réponses de ceux que j’ai croisés sont manifestement non et, ils ont raison. N’y a-t-il pas d’autres besoins plus urgents et plus utiles à satisfaire dans la commune ? N’y a-t-il pas des travaux dans les écoles en souffrance depuis des mois, dont certains sont essentiels, puisque relatifs à la sécurité de nos enfants ?

A l’orée de 2010, je me félicite de l’annulation des vœux dans les circonstances qui sont les nôtres, en espérant surtout qu’elle soit définitive pour  les années à venir sous ce format-là. Il est toujours possible de faire une cérémonie « institutionnelle », raisonnable et politique, au sens noble du terme, sans y dépenser l’équivalent de la subvention annuelle à la crèche associative Bout’Chou, par exemple.

Par Yann Dubosc, Nabia Pisi, Son Kou - Publié dans : Vie quotidienne - Voir les 9 commentaires - Ecrire un commentaire

J’ai appris, lors de mes lectures régulières du journal Le Monde, le décès de Monsieur Jean-Eudes Roullier, âgé de 78 ans, inspecteur des finances, qui a été une cheville ouvrière de la construction des villes nouvelles.J.E. Roullier
Cet épisode m’a incité à faire ce billet, car vous allez voir que rien n’arrive par hasard dans les villes nouvelles et, que ce que nous vivons aujourd’hui est la résultante d’une politique « délibérée » de la part de l’Etat. Il n’y a pas de critique dans mes mots mais, simplement, un constat issu de l’histoire.

Dans les années 60, Monsieur ROULLIER est choisi pour assister Paul DELOUVRIER, chargé par le Général de GAULLE de mettre de l'ordre dans l'explosion urbaine de la Région Parisienne.
La politique des villes nouvelles, créées pour organiser une croissance économique et démographique  polycentrique, va être la mission de sa vie. Il deviendra président du Groupe central des villes nouvelles en 1993.

Ce Groupe avait pour vocation d’acheter des milliers d'hectares, de positionner les lignes de transports et grands équipements, de négocier avec les élus locaux les problématiques d’aménagement, de définir les mécanismes financiers et institutionnels qui vont donner corps à ces collectivités nouvelles.
"Les Villes Nouvelles inventent une architecture politique et financière qui préfigure les futures intercommunalités. Elles sont un formidable théâtre d'expérimentation urbaine, architecturale, technique et sociale", selon Vincent Fouchier, son ancien collaborateur.
Expérimentations pas toujours heureuses mais "le travail sur l'articulation entre urbanisme et lignes de transports et sur la limitation de l'étalement urbain anticipait les préoccupations actuelles du grand Paris".

Expérimentation, mécanisme financier, préfiguration des intercommunalités... 
Cela ne vous rappelle rien?

J'ai le désagréable sentiment que notre destin, tracé, se déroule sans nous, citoyens et élus du peuple. Pour preuve, les autorités de tutelle et la Chambre régionale des comptes ne prennent pas en considération notre situation de Ville Nouvelle et se contentent de constater des difficultés budgétaires, qui existent par ailleurs. Remarquez également : la municipalité, la même depuis 10 ans, s'est gentiment contentée de dénoncer les carences de l'Etat. Point. Elle a réagi sans vraiment agir.
C'est la raison pour laquelle il ne faut pas sortir, dans l'immédiat, de notre statut de Ville Nouvelle. Comme dans une location, il faut faire un état des lieux. Or, on nous demande de payer des dégâts que nous n'avons pas commis. Dans ses conditions, nous devons demander des comptes au propriétaire avant de recevoir les clefs.
Les élus de la majorité et leur soutien national sont totalement dépassés par les événements et leur manque d'action sonne comme une acceptation de fait.
Cela n'est pas acceptable, car les Buxangeorgiens paient cette situation et, comme l’a dit le ministre de l’intérieur, qui était Nicolas SARKOZY en 2006, il y a risque d'évasion du potentiel fiscal. Donc, de richesse fiscale... 

Par Yann Dubosc - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

Les fourberies de ScapinJe tiens à faire quelques mises au point d’actualité. Vous devinerez sur mes lèvres un sourire blasé face à une municipalité qui ne cesse de m’étonner, de me fasciner. Une exception culturelle, décidemment.

Je ne pouvais imaginer qu'une simple carte de vœux susciterait un nouvel édito publié sur site de la ville. Quel honneur ! Je rassure les grincheux : M. Lamagnère et moi n'avons aucun projet de PACS...

Quant au fond, je suis stupéfait, il doit y avoir un étrange microclimat qui plane juste au-dessus de la majorité. Envoyer une carte de vœux aux 3 membres  du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale de Marne Brosse et Gondoire, dont Bussy fait partie à part entière), à savoir le Maire, Messieurs Lamagnère et Louis,  me parait être une politesse républicaine à laquelle je suis très attaché. Quelle ambiance délétère dans cette majorité pour que ce simple geste entraîne une réaction de ce type !

L'argument environnemental : Marne & Gondoire n'a pas à rougir de sa politique en la matière car elle reçoit un prix de l'environnement différent par an et le SCOT est reconnu comme exemplaire par le Grenelle de l’environnement (il n’y en a qu’une poignée en France).

Enfin, celui qui m’a fait le plus sourire, l'argument financier, c'est l'hôpital qui se ... Fort heureusement, qu’on se rassure, Marne & Gondoire est parfaitement bien gérée, avec des agents motivés et innovants.
Les précieuses ridiculesJ'entends une autre voix à travers les écrits de M. Lamagnère, plus haut placée, et qui se complait dans ce genre de polémique.

Alors, je vous invite à relire, pour les vacances de février, les œuvres de Molière et notamment Les fourberie de Scapin et Les précieuses ridicules : vous y trouverez un microcosme qui ne s’est pas modifié au cours des siècles.

Pour ma part, je préfère rester moi même, un « républicain poli » (qui nomme les personnes en mettant Monsieur devant le nom !!) tout en demeurant soucieux et rigoureux dans l'exercice de sa profession : gérer un territoire dans l'intérêt exclusif de ses habitants.
Ah, si tous et toutes pouvaient en faire de même. C'est finalement mon vœu pour 2010 !

On me reproche également sur les blogs de ne pas faire de billet sur Haïti. Je ne veux pas céder à cette forme de néo-colonialisme compassionnel qui saisit actuellement les élites. En tant qu’humaniste, père de famille, citoyen du monde, je suis bouleversé par les catastrophes qui frappent à répétition le peuple haïtien. Mais mon émotion relève de la sphère privée et j’agis, comme bien d’autres, par le biais des organismes qui sont sur le terrain, auprès de ceux qui souffrent.


element-graphique-gif-236.gifQuelques INFORMATIONS sur l'humanitaire (choix strictement personnel) :

aAide d'urgence pour Haïti :
- La Croix Rouge française
- Médecins sans frontières

aAide à la reconstruction :
- Le Secours Catholique
- La Fondation de France

Et, bien sûr, l'UNICEF

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne - Voir les 13 commentaires - Ecrire un commentaire

Responsabilité en politique : causes et conséquences
L’exemple de la Décision Modificative du Conseil du 29 décembre
 

CB cadenasAvant de développer le sujet de ce billet, laissez-moi vous raconter une histoire « municipale » vue par le petit bout de la lorgnette de quelques collègues du Conseil.

L’un de mes amis m’a signalé que sur le site de la Mairie, Monsieur LAMAGNERE, premier adjoint, ne manquait pas de me féliciter pour mon intervention lors du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). Et je l’en remercie.

Cela fait toujours plaisir de recevoir ce genre de témoignage de la part de ses adversaires et je m’en étais entretenu avec le Maire juste après le Conseil Municipal.

Je me suis douté que, dans la seconde qui allait suivre la mise en ligne, certains, qui se réclament de la seule vraie opposition, se déchaîneraient en me taxant de tous les qualificatifs dont ils ont le secret.

Après les élections, je m’étais donné comme mot d’ordre de ne pas entrer dans une attitude stérile qui ne menait à rien, si ce n’est à se discréditer aux yeux des Buxangeorgiens. J’ai voté, comme d’autres, des décisions et je me suis opposé à certaines qui ne paraissaient pas utiles à l’intérêt général. Avec Nabia Pisi et Son Kou, nous avons mené, seuls, des combats liés aux modifications de PLU, aux tarifs de cantines, aux subventions aux associations, etc. au milieu d’un silence assourdissant. Nous avons même poussé jusqu’à faire des propositions concrètes en matière d’enfance, de social, d’économie budgétaire...

 

Mon intervention en Conseil a été faite avec passion, car le sujet vaut que je sois passionné. Ce qui est en jeu c’est l’avenir de notre territoire. Pas du mien, celui-ci se porte très bien, professionnellement et personnellement, entouré que je suis d’une famille aimante.

Mon intervention n’était pas politicienne, elle émettait de profondes inquiétudes qui devaient être dites au sein de cette assemblée municipale. Qu’elle déclenche des réactions infantiles et jalouses ne me concerne absolument pas. Je laisse aux hypocrites de petite stature le soin de s’en gargariser.

 

Pour en venir au sujet de ce billet, je voulais faire une mise au point.

Le vote de la Décision Modificative n°4.1 s’est déroulé dans des circonstances particulières : le conseil a débuté avec trois quarts d’heure de retard et cette dernière a été distribuée sur table, avec une simple note de synthèse qui se contentait de reprendre les dépenses obligatoires. Nous n’avons pas eu la possibilité pratique et immédiate d’analyser le tableau joint, qui inscrivait, au détour d’une ligne, un emprunt de 22 millions € alors que la CRC l’a strictement interdit.

Une fois le vote passé, et l’analyse à froid de cette DM, nous avons décidé d’agir, contrairement à nos incessants détracteurs qui se contentent de dénoncer. Ainsi, un courrier de Bussy Gagnant est parti en préfecture, afin de demander l’annulation de cette décision pour défaut d’information des conseillers municipaux (articles L.2131-8 et suivants du Code Général des Collectivités Territoriales).

 

Il est important de ne pas fragiliser d’avantage la situation budgétaire de notre ville. Une dette supplémentaire n’est pas acceptable, surtout dans ces conditions : d’où vient cet emprunt, quel en est le taux, la durée, le contenu, etc. ? Sans compter que l’on ne sait même pas quels projets il est censé financer ! Cet emprunt, inscrit pour 2009, représente un tiers du budget global de l’année passée… La dette se creuse ainsi un peu plus.

Pas un mot de cet emprunt lors du Conseil, aucune explication n’a été prononcée et même le chiffre n’a pas été donné.

Il revient donc de ma responsabilité, en tant qu’élu, en tant que citoyen, contribuable et, bien sûr, Buxangeorgien, de demander des comptes à la municipalité et, au Préfet, d’exercer son contrôle de légalité.

Eh oui, c’est cela être dans l’opposition : c’est dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit.

Le reste n’est que vent et hypocrisie !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Démocratie locale - Voir les 17 commentaires - Ecrire un commentaire
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