En tant que citoyen électeur, je m’intéresse à la vie des institutions politiques françaises et,
pour
l’heure, à la Région.
Au-delà des clivages politiques, il est intéressant de comprendre les « ressentis » des acteurs
de la vie régionale, et notamment des chefs d’entreprises. En période électorale, où chaque candidat attaque et contre-attaque au gré des polémiques, plusieurs articles de fond ont été consacrés
au regard que portent les responsables des TPE (très petites entreprises, de moins de 20 salariés), formant l’essentiel du tissu économique, sur le bilan de l’action régionale.
Comme je le précisais dans mon précédent billet, la Région exerce une compétence liée au
développement économique.
Les chefs d’entreprises de ces TPE jugent globalement que les actions des régions sont « utiles » et « bonnes » sur le plan économique, mais que celles-ci sont souvent
« trop bureaucratiques ». Je crois que ce constat peut être fait sur de nombreuses actions administratives.
Ce qui est intéressant, c’est la mise en perspective de l’action régionale par rapport à l’action de l’Etat.
A cet égard, les patrons de TPE jugent positivement l'action économique de
leur conseil régional. 54% assurent qu'il «prend les bonnes décisions pour le développement économique», selon le Figaro, même « s’ils jugent également les conseils régionaux trop éloignés de leurs préoccupations ». Mais
« seuls 3% des patrons de très petites entreprises (TPE) jugent que le gouvernement est à leur écoute,
selon une enquête Ifop. Pour neuf patrons de TPE sur 10, les réformes engagées par Nicolas Sarkozy profitent aux grandes entreprises et seuls 18% d'entre eux déclarent en retirer des
bénéfices ».
Souvent, les TPE considèrent que l’attention des politiques est plus tournée vers les entreprises
plus grandes que vers elles. Créatrices d’emplois et de richesses, elles se sentent isolées dans le discours politique, alors que l’essentiel de l’emploi créé relève de leur capacité à
survivre dans le contexte de crise économique internationale.
Je souhaitais donc, à une semaine des élections, relater cette information, donner la parole à ces femmes et hommes qui constituent la richesse d’une Nation. L’entreprenariat est en crise : le Président de la République l’a rappelé lors de ses cérémonies de vœux. La force d’un Etat se mesure aussi à sa capacité d’innover, de créer de la richesse et des emplois, à l’esprit de pionnier des entrepreneurs. Le développement durable est une source considérable de création de richesse pour tous et les petites entreprises sont en première ligne. Je crois profondément à l’intelligence de l’homme et à celle de l’économie.
Bussy ne fait pas exception à ce courant : les entreprises sont dynamiques et le
contexte de tertiaire qui se développe ne peut qu’être profitable. Cependant, ce dynamisme se fait couper les ailes par la suppression de la taxe professionnelle : la collectivité doit inventer
une nouvelle forme de développement. La Région, entre autres, le Département et Bussy également, peuvent jouer un rôle important en tant que facilitateur, financeur et accompagnateur des projets
des entreprises.
Il est vrai que, paradoxalement, la ville de Bussy n’a pas de politique cohérente en matière de développement économique : les
TPE de la zone artisanale du Village/Violennes vont disparaître dans la mesure où la zone a été laissée à l’abandon, en vue de leur faire quitter les lieux. La Ville va donc
préempter ce foncier afin de faire des logements. Le commerce de proximité du centre ville souffre, certains commerçants ont mis la clef sous la porte. Quelle stratégie
économique est envisagée ? Pour le moment, j’attends les propositions de la majorité municipale.
Les collectivités territoriales sont de vrais partenaires pour les entreprises. Je souhaite sincèrement que l’Agence de Développement Economique de Bussy soit un relais entre la
Commune et le monde économique, en évitant le plus grand des écueils, la « technocratisation ».










Le Président Barak Obama a apporté la
première pierre à l’édifice en voulant réformer et réguler le fonctionnement des banques qui, une fois la crise passée, se précipitent dans la spéculation en ayant simplement utilisé les fonds
publics. Au-delà de l’aspect moral, une véritable question structurelle se pose pour l’ensemble du système économique mondial.
Selon le maire, 100 000 euros n’est qu’une « économie de
façade », une dépense marginale, négligeable, bref une paille. Il y a quelque chose de vicié dans ce type de raisonnement relativiste qui conduit à toutes les dérives. Nous savons tous ce
que signifie le chiffre de 100 000 euros en absolu, rapporté à nos revenus, au prix de notre logement, au montant des emprunts que nous contractons … Avant d’engager une telle dépense, un
gouvernant avisé devrait se poser les questions suivantes : un citoyen de la commune est-il prêt à échanger une part de ses impôts contre quelques coupes de boisson, quelques canapés
… ? Cette dépense lui apporte-t-elle un delta significatif de bien être ? Les réponses de ceux que j’ai croisés sont manifestement non et, ils ont raison. N’y a-t-il pas d’autres
besoins plus urgents et plus utiles à satisfaire dans la commune ? N’y a-t-il pas des travaux dans les écoles en souffrance depuis des mois, dont certains sont essentiels, puisque relatifs à
la sécurité de nos enfants ?

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