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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 14:10

Afghanistan-Fotolia_16791756_XS.jpg« Le tombeau des héros est le cœur des vivants »,  disait André Malraux. Je crois que la France devrait méditer cette citation et s’en imprégner profondément.

 

En ce jour de défilé du 14 juillet, fête des armées dans laquelle la République rend hommage à ses soldats, où les pays africains sont mis à l’honneur, il est des situations qui ne peuvent être oubliées. Chaque drapeau a ses héros, chaque époque pleure ses morts et voici le XXIème siècle qui salue ces hommes qui tombent chaque jour, loin de la terre de France, pour protéger des valeurs de paix universelle. J’aurais aimé que ce défilé leur soit dédié, à ces héros anonymes tombés pour la France en Afghanistan, même si un hommage leur a été fait, par le défilé des soldats de retour de la brigade La Fayette (à l’exemple du 3e régiment d'infanterie de marine de Vannes et du 6e régiment du génie d'Angers).

 

Il est des nouvelles dont on se passerait bien et qui endeuillent cette entrée dans la période estivale. La presse, laconique, la télévision, en fin de JT, annoncent cette nouvelle comme un anniversaire macabre.

Les Etats-Unis en Irak, la coalition en Afghanistan ne peuvent que déplorer les morts militaires et civils pour une action de paix censée apporter la stabilité dans une région agitée de soubresauts depuis des dizaines d’années. L’ingérence politique, le devoir d’intervention contre l’obscurantisme, sont des conditions nécessaires à la présence de soldats étrangers sur un territoire. Les guerres d’Irak et d’Afghanistan sont totalement différentes sur ce fragile motif justifiant l’intervention. La France s’est d’ailleurs distinguée du reste du monde lors du discours historique et courageux de Dominique de VILLEPIN au siège de l’ONU, expliquant la position de la France sur sa non-intervention en Irak.

La lutte contre les talibans justifie la présence française à elle seule. Notre pays n’est plus une puissance coloniale, elle est une force militaire pour le maintien de la paix. Cela fait une grande différence : on ne parle plus de guerre mais de mission de maintien de la paix. Cela est tout à fait paradoxal et doit rendre, en termes de communication, l’honneur aux soldats morts pour une juste cause.

Plusieurs questions se posent : quel rôle peut continuer à jouer la France sur l’échiquier planétaire ? Celui-ci est-il affaibli par le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN ? La voix de la France est-elle encore entendue dans le concert des Nations ? Quelle image avons-nous dans les pays dans lesquels nous intervenons au titre du maintien de la Paix ?

Les réponses, à mon sens, sont à la fois politiques et philosophiques, deux items qui fonctionnent souvent bien mal ensemble. En matière de géopolitique, la présence de la France sur le terrain d’opérations internationales marque le fait qu’elle reste une puissance politique forte, capable de mobiliser des hommes et de l’argent. Cela permet de rester également une puissance dans le domaine de la diplomatie, une sorte d’intermédiaire recherché pour éviter les conflits armés. Sur le plan philosophique, et cela n’engage que moi, qui suis très attaché aux valeurs gaullistes en la matière, la présence de la France à l’étranger, et notamment en Afghanistan, est la preuve que la défense des droits de l’Homme, que la défense des plus faibles face aux exactions, que la défense des droits de la femme, sont des valeurs humanistes qui perdurent et perdureront. Bien évidemment, nous ne pouvons imposer ces principes par la force. Par contre, celle-ci se justifie lorsque les droits fondamentaux de l’être humain sont bafoués par des religieux extrémistes qui ne propagent que la haine.

La France, en ce sens, a encore un rôle important à jouer.

 

Sur le plan humain, la mort d’un soldat est toujours une tragédie qu’aucun mot ne pourrait justifier. Mais peut-il y avoir une guerre, une intervention militaire sans décès ? Cela est impossible. La Nation doit être solidaire envers ces héros qui tombent aux champs d’honneur, qui sacrifient leur existence au nom des valeurs universelles qui font la France.

 

Je crois que ces hommes et leurs familles méritent mieux que ces quelques lignes ou images dans des médias friands de rumeurs, de calomnies et de scandales. Que peuvent bien penser ces soldats français qui partent en opérations de l’image que les élites donnent de leur pays ? Là aussi, ils méritent beaucoup, beaucoup mieux !

 

Un héros, c'est celui qui fait ce qu'il peut. Les autres ne le font pas. Romain Rolland

Par Yann Dubosc - Publié dans : Histoire
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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 00:00

Republique-francaise-Fotolia_7698772_XS.jpgAu mois de mai dernier, Le nouvel Economiste élevait la propension au dénigrement des Français au niveau de « sport national ». Je trouvais ce titre un peu injuste envers nous, dans la mesure où, malgré la crise, malgré l’humiliation de la France par son équipe de football nationale, le cœur français continuait à battre.

 

Or, depuis quelques semaines, les scandales, les révélations, les rumeurs et aujourd’hui les démissions ont fini de détruire ce qui restait encore d’intangible en France, à savoir les valeurs de la République. Où sont passées ces valeurs inscrites sur le fronton de nos écoles et de nos mairies, où sont passées les valeurs d’intérêt général, où sont passées les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité ?

J’ai la douleur de vous annoncer qu’elles ont succombé aux voyages, aux cigares, aux logements de fonctions, aux rumeurs de conflit d’intérêt, au bling-bling dans lesquels on a enfermé la vie politique...

C’est finalement peu de choses, une République : c’était un rêve de grands hommes révélés par la Révolution française, c’était l’esprit de sacrifice de nos arrières-grands parents fauchés au champ d’honneur en 1914, c’était la grandeur de la lutte contre le nazisme et des sacrifices de milliers de Français, c’était l’appel de la liberté de 1940, c’était la vision de l’universalisme des droits de l’Homme et du Citoyen, c’était…

Puis la République a été réduite à une succession de scandales relatés puis amplifiés dans la presse, des scandales continus et réguliers qui ont sapé la base même de notre vision de la civilisation. Aujourd’hui, les grands hommes sont au Panthéon ou à Colombey.

Une petite phrase du début de l’article du nouvel Economiste résume tout : « la France ne s’aime pas ». Elle est un peu laconique mais elle prend tout son sens : la France ne croit plus et n’aime plus ses élites politiques en qui elle a confié son destin et qui ne cessent de la violer. Le pacte de confiance est mort : la presse évoque, non sans malaise, un sondage récent qui précise que 64% des Français pensent que les hommes politiques sont corrompus !

 

Nous ne pouvons revenir à notre passé, tout auréolé de fantasme historique et romantique. La France peine à s’incarner dans un homme providentiel qui sauverait le peu qui reste. Nous sommes en mal d’un de Gaulle, d’un Georges Clémenceau, d’un Joffre, d’un Mendès-France et la liste n’est, bien sûr, pas exhaustive. 

Je crois que le salut vient du politique, car tout est « politique ». La moindre atteinte à ce qui fait l’essence de la politique va affaiblir les piliers de notre fonctionnement. Or, force est de constater que nationalement ou localement, le comportement de nos élus prête à caution : la politique est quelque chose de sérieux qui nécessite des compétences, de l’investissement personnel, de la passion, de l’intelligence, du respect et de l’humilité. Le peuple, souvent oublié de la rationalité politique est le seul comptable des actions : il peut remettre en cause par le vote, il peut sanctionner et il peut porter aux nues.

 

Je ne sais pas ce que va entraîner cet autodénigrement, ce ras-le-bol des Français : par contre, je suis intimement persuadé que si les choses ne changent pas, la réaction risque d’être violente, et pas que dans les urnes. Attention, les soubresauts historiques de la France ont déjà  modifié le visage de l’Europe !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 17:54

2010-29-juin-Le-Parisien-EPA.JPGPour ne pas évoquer le fond du dossier, EPAMARNE joue la carte de la « concertation ».

 

Dans ce nouvel article du Parisien, je constate une nouvelle fois, que nous avons eu raison d’agir. Le Maire ne cesse de crier sur tous les toits qu’il est impossible d’aller plus loin contre EPAMARNE, que le droit s’arrête là où …il le dit. Un peu court tout de même !

L’établissement public d’aménagement reconnaît des « faiblesses », pour l’instant, en jouant la carte du manque de concertation : c’est un début mais le véritable fond du problème ne réside pas là. Pour Bussy, il s’agit de remettre à plat l’ensemble des financements de l’urbanisation de la commune, avant de passer au Sycomore.

Le Maire fait la même chose que l’EPA, va dans une stratégie identique pour enfumer les contribuables : leur réaction est remplie de bonnes intentions - à partir de 2011, c’est promis, nous ferons des efforts !

Il n’est pas question pour les élus de Bussy Gagnant de laisser le dossier en l’état : il faut que l’on nous réponde sur un certain nombre de points très précis que nous allons soumettre au Préfet dans un premier temps.

Nous avons l’intime conviction, qu’EPAMARNE a agi dans son propre intérêt dans l’urbanisation de Bussy, encouragé par l’absence de réaction de la Commune et de son Maire. Nous allons démontrer que cela a conduit à une dette qui n’est pas celle de la ville mais bien celle de l’EPA. Et cela ne peut se résoudre par des cris, des menaces voire des insultes, comme il est fait depuis une décennie, mais bien par l’action auprès des instances de l’Etat et des juridictions administratives.

 

Ma volonté et celle du groupe Bussy Gagnant n’ont pas d’autre but que de défendre les intérêts des Buxangeorgiens. Crier au loup, s’agiter violemment, insulter ceux qui agissent pour défendre nos intérêts, ne fait que renforcer notre conviction au service de la vérité.

 

Les mots de vérité manquent souvent d’élégance ; les paroles élégantes sont rarement vérités.

Lao-Tseu

Par Yann Dubosc - Publié dans : Urbanisme
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