Je tenais à pousser ce « coup de gueule » par voie de blog afin de réagir au
spectacle politique auquel nous assistons depuis quelques mois.
Je voudrais dire, en tant que simple citoyen, à ceux qui nous gouvernent : « un peu de pudeur, de grâce ! ».
La politique est quelque chose de sérieux, surtout en ces périodes difficiles où nombre de nos
concitoyens souffrent dans leur vie quotidienne. La politique, selon moi, c’est être attentif aux autres, c’est de faire des choix rationnels qui profitent au plus grand nombre, c’est de prendre
des mesures comprises et justes.
Or que voit-on ? Des femmes et des hommes
qui se déchirent sur l’autel de l’ambition alors que la rue gronde. Dominique de Villepin s’inquiétait récemment du climat de révolution qui souffle dans la société française et dans d’autre pays
du monde. Et il a raison.
Une autre façon de faire de la politique est en train de naître et elle est
effrayante : elle se nomme le populisme. Baignant dans la vie politique depuis de nombreuses années, j’ai le sentiment d’assister à une certaine forme de « berlusconisation » de la
vie politique française. Tout devient possible : les attaques personnelles, les gratifications des amis, la mauvaise foi, etc.
Certains me rétorqueront que je suis un grand naïf, que ce type de comportement a toujours existé. Je
suis d’accord avec cela. A une exception près : les hommes d’Etat avaient à l’époque un minimum de pudeur.
Cette dérive, qui touche toutes les sociétés occidentales, nous ramène à des ingrédients que nous avons déjà connus dans notre Histoire : perte de crédibilité des politiques, paupérisation
de la classe moyenne, violence de la jeunesse sans espoir, abandon des personnes âgées (rappelons-le, cet hiver rigoureux a provoqué 6000 décès supplémentaires chez les personnes de plus de 85
ans, sans que cela n’émeuve qui que ce soit), radicalisation des mouvements sociaux (la négociation passe maintenant par la séquestration des chefs d’entreprises)...
Or, nous savons tous dans quelle impasse sociale cela va nous mener. Il ne faut pas sous-estimer la
peur de l’avenir exprimée par de nombreuses personnes. Car alors la violence n’est pas loin.
"Rien ne presse un Etat que l'innovation :
le changement donne seul forme à l'injustice et à la tyrannie".
Essais, III-9, Michel Eyquem de Montaigne












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