Au lendemain de la crise financière mondiale, les Etats, réunis en
Suisse, ont tenté d’en tirer les premières conséquences. Est-ce la fin du capitalisme ? Est-ce la venue d’un nouveau capitalisme mondial ? Ces questions restent
posées.
Le Président Barak Obama a apporté la
première pierre à l’édifice en voulant réformer et réguler le fonctionnement des banques qui, une fois la crise passée, se précipitent dans la spéculation en ayant simplement utilisé les fonds
publics. Au-delà de l’aspect moral, une véritable question structurelle se pose pour l’ensemble du système économique mondial.
Le Président Nicolas Sarkozy l’a bien dit dans son discours introductif : il faut replacer l’homme au sein
de l'économie et de la finance, moraliser le fonctionnement d’un système qui cherche à se reconstruire. Il est donc nécessaire de changer les règles du
jeu.
Cependant, il y a un mot qui fait peur aux décideurs économiques que sont les chefs
d’entreprises et les banques : la régulation. Mettre des règles dans le libre jeu du marché, cette main invisible qui agit de manière autonome, risque, selon eux, de
troubler les stratégies économiques qui sont les leurs. Or, la crise nous a appris une chose : ce système tourne en vase clos, s’auto-reproduit et ne génère de profits que pour ceux qui sont
dans la boucle infernale de la spéculation boursière.
Je ne sais pas ce qui va sortir de ce énième forum de Davos mais je ne suis pas naïf pour autant. Les Etats ne sont pas entièrement libres d’agir dans ce domaine ; on le voit bien dans les
réactions de l’économie américaine à l’annonce de son Président. On le perçoit aussi en France, même si notre pays a plus l’habitude de la régulation, de l’intervention de l’Etat. Mais la
France appartient, qu’on le veuille ou non, à un système mondialisé. Elle ne décide pas seule. Notre poids économique n’est pas suffisant pour imposer.
Que peut la politique dans ce contexte ? Voilà une autre question importante : l’initiative vient des
politiques mais quid de la conclusion ? Le capitalisme est ainsi fait qu’il transcende les pouvoirs.
Ce forum aura des incidences sur la France et sur notre territoire de Bussy. Les exigences financières imposées par les banques, la nécessité absolue de retrouver une crédibilité auprès des
organismes bancaires, qui sont pas des philanthropes, l’impératif de trouver des économies internes seront les grands défis des budgets à venir. Les réformes importantes liées à la fiscalité
et à la gestion de nos territoires vont encore impacter fortement notre devenir. Dans ce contexte difficile, il reste encore un levier local : la responsabilité politique.
Il en faudra pour affronter le BP 2010 ainsi que les suivants. Aujourd’hui, il faut agir dans tous les domaines, dans toutes les directions et avec tous les moyens dont nous
disposons. C’est dans ce sens que Bussy Gagnant agira durant cette année, ô combien capitale.
Mes amis, Nabia PISI et Son KOU, et moi-même, avons été élus pour agir dans l’intérêt des Buxangeorgiens. Vous pouvez
compter sur nous !









Selon le maire, 100 000 euros n’est qu’une « économie de
façade », une dépense marginale, négligeable, bref une paille. Il y a quelque chose de vicié dans ce type de raisonnement relativiste qui conduit à toutes les dérives. Nous savons tous ce
que signifie le chiffre de 100 000 euros en absolu, rapporté à nos revenus, au prix de notre logement, au montant des emprunts que nous contractons … Avant d’engager une telle dépense, un
gouvernant avisé devrait se poser les questions suivantes : un citoyen de la commune est-il prêt à échanger une part de ses impôts contre quelques coupes de boisson, quelques canapés
… ? Cette dépense lui apporte-t-elle un delta significatif de bien être ? Les réponses de ceux que j’ai croisés sont manifestement non et, ils ont raison. N’y a-t-il pas d’autres
besoins plus urgents et plus utiles à satisfaire dans la commune ? N’y a-t-il pas des travaux dans les écoles en souffrance depuis des mois, dont certains sont essentiels, puisque relatifs à
la sécurité de nos enfants ?
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