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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 15:05

Le Conseil Municipal des Jeunes 

 

Avant la réunion du Conseil Municipal, s’est déroulé le Conseil Municipal des Jeunes :

24 conseillers du Conseil des Jeunes ont rappelé avec beaucoup de maturité et de sérieux qu’ils seront les citoyens de demain et qu’ils souhaitent apporter un point de vue différent sur la gestion communale.

 

Ils ont ensuite proposé 3 projets :

- Un espace canin pour permettre aux chiens de s’ébattre en toute liberté avec canisette intégrée au paysage urbain.

-      
L’acheminement par la marine nationale des ordinateurs collectés auprès de la Commune pour le projet humanitaire d’équipement d’une école de la ville de N’Génienne au Sénégal.

-      
La ville de Bussy est candidate à la « ville amie des enfants », un projet lancé par l’UNICEF qui tente :

     1. de promouvoir l’éducation, la culture, les loisirs, le civisme
     2. de favoriser la participation des enfants à la vie de la cité
     3. de faire mieux connaître la situation des enfants dans le monde
     4. de développer un esprit de solidarité internationale.

Ces 4 objectifs conditionnent la labellisation de la ville « Ville amie des enfants ».

Puis, après cette sympathique entrée en matière, le Conseil a débuté.

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Le premier point concerne les délégations données au Maire par le Conseil en matière de « droit de réponse » pour tous les supports médiatiques.
Nous avons expliqué notre vote contre par le fait que nous tenons à la liberté d’expression et de la presse. De plus,  nous avons  mieux à faire avec nos ressources financières alors que le déficit est abyssal. Dans notre situation, les recours juridiques sans fin n’ont pas de sens.
Enfin, l’expression d’une délégation suppose la confiance, or nous ne faisons pas confiance au maire.

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Les élus étaient ensuite appelés à octroyer au Maire une protection fonctionnelle dans le cadre d’une affaire portée devant la justice. En effet, le maire a reçu une citation directe pour se présenter au TGI de Meaux le 18 novembre, pour avoir utilisé un véhicule de la mairie, lors d’un séjour en Espagne, courant août 2006 et 2007. 
Nous avons voté contre cette délibération même si le maire a le droit de se défendre dans l’exercice de sa mission. Mais, une fois de plus, nous déplorons que cette affaire pèse de nouveau sur l’image de la ville et celle du magistrat qui la représente.
Il est anormal dans notre situation financière que 2 avocats (Maître Viala à Paris et Maitre Berkovich à Caen) soient sollicités pour défendre une situation caractérisée de « banale » selon le maire. A la question posée sur la raison de la saisine d’un 2ème avocat, la réponse du Maire consiste à dire « qu’il semblerait que cette affaire en cache une autre et que celle-ci soit plus complexe ». 
Juste pour rappel, le coût horaire de l’avocat est d’environ 300 euros / heure. Et que des appels sont toujours possibles !

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Le point suivant appelait une décision budgétaire modificative.

Globalement, le maire a respecté les recommandations du préfet sauf pour l’investissement. Après les grandes lignes budgétaires fixées par le Préfet, il est nécessaire de prévoir des virements de lignes de crédits concernant notamment les dépenses obligatoires telles que les salaires, les subventions… Il fallait abonder le budget de + 303 874 €. Par contre, le Préfet avait été clair en matière d’investissement et d’emprunt (aucun des deux ne doit être introduit sans autorisation): or, le maintien de 10 000 000 € d’emprunt paraît démesuré sachant qu’il ne reste que 2 mois d’exercice.

Nous avons proposé que l’emprunt soit fixé à la hauteur des 4.7 millions d’€ nécessaires pour équilibrer le budget et qu’il faille aussi solliciter les 10 millions d’€ de recettes qui dorment auprès de l’Etat suite à la revalorisation des bases fiscales sur Bussy.
Ceci permettrait d’éviter une partie de la dette et son corollaire, une levée des impôts, qui sanctionnera encore les habitants et les entreprises. M. Le maire a répondu qu’il avait une réunion la semaine prochaine avec les services concernés afin de débloquer la situation. Car, en effet, c’est aussi un levier important pour la ville.

Nous nous sommes abstenus car les choix budgétaire arrêtés par le maire et les services de l’Etat (préfet, CRC) ne sont pas satisfaisants au regard de notre situation. En effet, nous estimons que la responsabilité est partagée entre le Maire, sa majorité et l’Etat : il n’y a pas d’évolution dans la situation des Buxangeorgiens qui doivent payer seuls l’addition. Nous restons  également dans la même logique que nos votes précédents sur le budget.

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En ce qui concerne les séjours extrascolaires, vous trouverez ici en lien le tableau des décisions.

l Un point spécifique sera fait dans un autre billet sur le développement économique, gérée par l’Agence de Développement Economique (ADE).

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Enfin, le Conseil s’est prononcé sur la mise en place de la patinoire, square Vitlina du samedi 12 décembre 2009 au dimanche 3 janvier 2010 inclus, pour un montant de 47 629,50 € HT.

Les tarifs adoptés sont les suivants :

-       Adultes : 4 euros
-       Un pass de 10 entrées « adultes » (la 11ème gratuite) : 35 euros
-       Enfants de moins de 13 ans (obligatoirement accompagnés d’un adulte) : 2 euros
-       Un pass de 10 entrées « enfants » (la 11ème gratuite) : 15 euros

 

èNous vous donnons rendez-vous le jeudi 10 décembre à 20h30 pour un nouveau Conseil Municipal, dont un des principaux points sera le Débat d’Orientation budgétaire pour 2010.

 

Par Nabia Pisi, Son Kou - Publié dans : Démocratie locale
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 17:55

Je me suis toujours passionné pour les études liées à la sociologie des populations. Elles sont une source inépuisable de renseignements pour les décideurs et, plus particulièrement, les politiques.

J’avais déjà, sur mes précédents billets, traité de l’impact de la crise mondiale sur la société française, ayant pour conséquence, entre autres, la « paupérisation » de la classe moyenne.

Souvenez-vous : la campagne présidentielle avait été axée sur cette thématique et le candidat, Nicolas Sarkozy, s’était proclamé Président du pouvoir d’achat. Cependant, la crise est passée par là entre temps et, à mi-mandat, une étude de la Commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social a été rendue publique en septembre et une autre de l’INSEE vient d’être produite le 17 novembre.

 

Globalement, le pari politique du Président de la République est gagné, mais les situations individuelles des Français restent très contrastées.

En effet, les inégalités sociales sur le prisme du niveau de vie baissent, en moyenne. Il a été constaté que les écarts entre 10% des Français les plus riches et 10% des plus pauvres ne cessent de diminuer ces dernières années, grâce à une augmentation constante du niveau de vie.

Cependant, seulement 36% des français estiment avoir un niveau de vie relativement stable. A contrario, 1 français sur 3 a vu sa situation subir des variations d’au moins 30%, à la hausse comme à la baisse, selon le Monde. Ce point est considérable : des situations de chômage, de divorce, de retraite, etc. peuvent expliquer ces écarts importants.

D’autres chiffres intéressants de cette étude : 20% des ménages aisés disposent de 40% du revenu disponible, les 20% des plus modestes s’en partagent 8%.

 

Enfin, la classe moyenne a vu sa part de niveau de vie baisser de manière très sensible. Cela s’exprime par « un rattrapage par le bas et une distanciation par le haut ». Il s’agit bien, dans cette réaction, de l’expression d’un profond malaise, lié à une certaine forme de dissolution des repères. Il avait été dit que « l’ascenseur social» ne fonctionnait plus, aujourd’hui sa mécanique est grippée.  

 

Qu’en est-il à Bussy ? Comme dans toute ville de France et de Navarre, la crise est passée à Bussy en faisant les dégâts que nous connaissons. Contrairement à ce que certains voudraient bien nous faire croire, il n’y a pas que de « riches » habitants buxangeorgiens. Il y a également des difficultés sociales qui restent encore, pour moi, complexes à envisager car nous n’avons pas de données transmises, notamment via l’analyse obligatoire du CCAS. Dans les rencontres que j’ai, à titre personnel ou via les remontées que l’on me fait par mon équipe, je constate que la situation évoquée par l’étude de l’Insee est reportable : les proportions peuvent varier entre les « plus riches et les plus pauvres », mais la classe moyenne souffre à plusieurs niveaux.

 Tout d’abord, elle s’est beaucoup endettée pour s’éloigner de la première couronne, devenue inabordable, et trouver une relative qualité de vie. Cependant, elle souffre d’une raréfaction des services ainsi que d’une saturation des transports pour se rendre à Paris.

Elle est également touchée de plein fouet par une augmentation constante des impôts qui la pousse à revoir ses équilibres budgétaires (et pour certains à revenir en petite couronne).

Un accident de la vie et c’est la catastrophe : une femme divorcée avec enfant peut rester difficilement sur la ville, sauf de pouvoir intégrer un logement social, dont la pénurie est aujourd’hui criante.  Un salarié qui se retrouve au chômage ne pourra pas trouver facilement un emploi dans l’Est parisien, l’essentiel des pôles économiques majeurs de tertiaire étant à l’ouest. Et le coût des transports n’est pas négligeable dans l’économie familiale…

 

Les entreprises ont également enduré cette crise : des enseignes ont fermé, d’autres sont en souffrance et je pense que la création de l’Agence de Développement Economique de Bussy, dans laquelle l’opposition est présente et très active, pourra faire des bilans importants.

 

Pour conclure, Bussy va sortir fragilisée de la crise dans un contexte budgétaire extrêmement préoccupant. Les Buxangeorgiens vont devoir participer financièrement, encore et encore, par leurs impôts, afin de maintenir un minimum de services de proximité. Demain, la perte du revenu de la taxe professionnelle, les nouvelles contraintes liées à la réforme territoriale, les impacts budgétaires qui vont en découler, me font craindre des « dommages collatéraux » sur ces populations déjà fragilisées, qui ne pourront subir une seconde vague d’une crise, interne, cette fois-ci.

 

J’invite la majorité à bien peser les décisions politiques qui vont se prendre dans les semaines qui viennent, comme par exemple le lancement de la ZAC du Sycomore, ou bien la régularisation de nos relations avec les partenaires, notamment avec l’EPAMARNE. Il y a bien des choses à revoir…

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie économique et sociale
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