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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 15:08

Le Réseau des Initiatives Gabonaises de France a organisé une  journée « Découverte de l’Afrique Centrale à travers les 5 sens » à Bussy St Georges.

Dans ce cadre, s’est déroulée une conférence débat en Mairie, le samedi 25 octobre 2008, sur le thème : Gouvernance locale et développement du territoire, en présence de M. Vincent ESSONO MENGUE, Ministre gabonais des Petites et Moyennes Entreprises, de l'économie sociale et de la lutte contre la pauvreté ; M. Hugues RONDEAU, Maire de Bussy Saint-Georges ; M. Jean-François TRIBILLON, Juriste, ancien professeur des Ecoles Nationales Supérieures d'Architecture ; et d’un modérateur : Nicolas ABENA, journaliste.

Comme à leur accoutumé, des membres de Bussy Gagnant ont bien sûr participé à cet évènement.

 

l Pour comprendre cette venue, il convient de se souvenir que le Gabon est un partenaire traditionnel de la France.

La République gabonaise, ou Gabon, est un pays situé à l'ouest de l'Afrique centrale, sur l'équateur. Voisin du Congo-Brazzaville, de la Guinée équatoriale et du Cameroun. C’est la 2ème plus grande réserve forestière mondiale, où la faune et la flore sont encore bien conservées. Au lendemain de son indépendance, le pays comptait près de 500.000 habitants. Aujourd’hui, sont recensés plus de 1,5 million d'habitants répartis entre 7 grands groupes ethniques, qui ont comme lien la pratique de la langue française.

Ses principales ressources naturelles sont riches et variées : manganèse, pétrole, gaz, bois, uranium… L’exploitation des gisements ferreux de Bélinga, au nord-est de Makokou, est prévue pour courant 2012.

Anciennement impliqué dans le commerce triangulaire, puis colonie française, le Gabon est indépendant depuis 1960. Les relations entre la France et le Gabon perdurent. Le 10 avril 2008, nos deux pays ont signé un accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au co-développement.

 

l Le Gabon est un pays qui oscille entre tradition et modernité.

C’est le premier pays au monde à avoir créé sur Internet son musée virtuel des arts et traditions. Plus de 250 œuvres exceptionnelles sont ainsi accessibles à tous les internautes : sculptures, masques, origines, culte des ancêtres…

Cette République mène une réflexion avancée sur sa politique de décentralisation. Les axes de restructuration de l’Etat gabonais sont nombreux :

- Le renforcement des collectivités locales, la mobilisation des ressources humaines et financières ;
L’amélioration des conditions de vie des citoyens à travers l’accès aux services de base et la satisfaction des besoins fondamentaux ;

Le développement économique durable par l’installation des PME et TPE, source de recettes financières pour les communes ;

- Le développement durable : traitement des déchets, préservation du poumon vert du Gabon, éco-Carbonne pour les communes.

 

l Lors de la conférence, Monsieur Le Ministre Vincent ESSONO MENGUE  a expliqué sa vision de la décentralisation comme facteur du renouveau démocratique et comme une nouvelle voie pour le développement du territoire.

Selon lui, la décentralisation participe de la gouvernance démocratique, priorité au même rang que la lutte contre la pauvreté pour le Gabon, qui a signé la déclaration du Millénaire.

Elle vise à donner aux collectivités locales des moyens et des compétences propres distincts de ceux de l’État, à faire élire leurs autorités par la population et à assurer un meilleur équilibre des pouvoirs sur l’ensemble du territoire. Elle doit aussi favoriser la cohésion territoriale et l’enracinement de la démocratie, tout en tenant compte des particularités départementales avec 40 cultures différentes.

 

La décentralisation a des conséquences importantes sur le comportement des citoyens vis-à-vis des institutions publiques et des partis politiques. Les collectivités locales sont de plus en plus amenées à intensifier la participation des citoyens à la gestion des affaires locales et à instaurer une démocratie de proximité. Quant aux élus locaux, ils sont désormais mis au défi de répondre aux demandes des populations pour l’accès aux services de base (écoles, tissu économique, tri sélectif, la gestion de l’eau, etc.). Donc les moyens financiers doivent être aussi décentralisés pour développer les entreprises locales (essentiellement des PME et TPE), V. Essono Mengue a donné un exemple suivi de mesures politiques locales concrètes : l’importance de favoriser l’implantation de PME et TPE ce qui permet aux villes de construire des écoles moins chères et de pouvoir travailler en local avec des entreprises qui ont régulièrement des marchés publics de la commune.

 

Le Ministre gabonais a également abordé le thème récurrent de l’environnement : comment recycler et traiter les déchets dans les zones urbaines ? Dans les villages, ce problème ne se pose pas car les habitants y recyclent naturellement leurs déchets, pour les utiliser comme compost et combustible. Et quid l’éco-carbonne pour les communes ?

M. Jean-François TRIBILLON a fait remarquer que les pays d’Afrique gèrent mieux leurs communes avec peu de moyens, alors qu’ils font face au doublement de leur population urbaine. La gestion des flux migratoires vers les villes est une question de niveau planétaire, qui nécessite de réinventer une gestion urbaine différente de celle menée jusqu’en 1990.

                                                                                                        

H. Rondeau a, bien entendu, été interrogé par le médiateur et journaliste Nicolas ABENA, sur le thème : Qu’est-ce une bonne gouvernance ?

Notre maire a abordé de manière globale et succincte la situation économique actuelle ; le désengagement de l’Etat à l’égard des villes et surtout de la ville nouvelle ; le manque de croissance de la France proche de 1%, qui influencerait fortement l’état de santé des collectivités, et donc rendrait difficile la tâche des élus locaux…

V. Essono Mengue reprit la problématique en évoquant, pour sa part, une situation conjoncturelle, argumentant que l’Asie n’est pas touchée, ou bien pas encore, par la crise économique. Et, selon lui, cette situation offre l’opportunité de trouver là une triangulaire pour dégager des solutions dans tous les domaines.

 

H. rondeau a dû rapidement nous quitter, avant la fin des débats, pour un autre rendez-vous. Il est à déplorer qu’aucun élu de la majorité n’ait pu remplacer M. le maire en son absence, afin de continuer une discussion fort enrichissante, suivie de questions-réponses avec l’assistance. Nous avons été consternés de l’accueil réservé à la délégation gabonaise. Nous avons pourtant tant à apprendre de l’autre…

Par Nabia Pisi - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 20:32

La ville de Bussy St Georges, sur l’initiative de Madame Brunel, Députée de la 8e circonscription, a accueilli vendredi soir notre secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, président du groupe UMP au Conseil régional d’Ile de France.

Une quinzaine de membres de Bussy Gagnant étaient présents au gymnase Jazy. Nous avons pu noter l’aisance oratoire et l’humour déployés par notre Ministre face aux trois cents personnes de notre circonscription présentes vendredi soir.

Roger Karoutchi, ancien député européen et conseiller régional depuis 1992, briguera la présidence de l’Ile de France lors d’une primaire à l’UMP face à Valérie Pécresse. 

Son discours a mis en exergue le décalage entre la réalité quotidienne francilienne (transports collectifs insuffisants ; manque de nouvelles implantations universitaires et carence dans la rénovation des lycées ; une politique de l’emploi dommageable ne répondant pas aux besoins socio-économiques, pour ne citer que ces thématiques) et les réalisations, parfois excentriques, de la majorité de gauche du Conseil régional (comme le financement du Musée Allende au Chili …).

Quelques chiffres viennent conforter la situation délicate de l’Ile de France :

-          Augmentations depuis 2004 :

o   des impôts régionaux de plus de 60 %

o   de la dette de 25 %

-          Accroissement en 10 ans :

o   des dépenses de fonctionnement de 220 %

o   des frais de réception : 160 %

-         Et des baisses…

o   moins 4 % de crédits sur la construction des lycées en 2008

o   moins 7 % sur l’aide aux personnes âgées

o   moins 10 % sur les crédits en faveur de l’environnement.

N’oublions pas l’importance de la Région dans ses compétences de prospective et de développement territorial pour la ville de Bussy, notamment par le biais de ses subventions.

Par Yann Dubosc - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 17:18

L’été est souvent propice au repos et au ressourcement. Pour ma part, ces deux principes riment avec musique et lecture.

En tant que musicien moi-même, violoncelliste, j’aime redécouvrir des œuvres qui mettent en valeur cet instrument magnifique.
J’ai débuté l’apprentissage du violoncelle à 5 ans grâce à l’une de mes cousines, virtuose : lorsqu’elle m’a placé son violoncelle entre les mains, lorsque les premières notes sont sorties, j’ai immédiatement été imprégné par sa magie grave et mélodieuse.

J’aime tout particulièrement les 6 suites de Bach enregistrées par Rostropovitch en la basilique Ste Madeleine de Vézelay. Aux dires mêmes de ce prodigieux artiste, ami de Prokofiev et de Soljenitsyne, disparu le 27 avril 2007, cet enregistrement, en ce lieu, a été le plus important de son existence dans la mesure où la maturité l’a fait progresser dans l’interprétation de l’œuvre. A chaque étape importante de sa vie, il a réinterprété les 6 suites.
L’un des instruments utilisés par le Maître, un Stradivarius, est passé entre les mains de l’empereur Napoléon 1er qui, ne sachant comment le porter avec les jambes, y a planté ses éperons dans la base. Les traces y étaient encore visibles !

A titre anecdotique, le maître de mon professeur de violoncelle a été l’un des élèves de Rostropovitch.


Sur un autre répertoire, toujours lié au violoncelle, j’aime énormément le registre du violoncelliste Yo-Yo Ma. Celui-ci a fait le pari (réussi) d’interpréter la musique d’Ennio Morricone en 2004. Ce disque nous fait voyager dans l’univers des films de Sergio Leone avec Il était une fois en Amérique, de Robert Bolt dans The Mission, en passant par Cinéma Paradisio de Giuseppe Tornatore.


L’été, j’aime également mêler la musique à la lecture, en redécouvrant les grands classiques.

La violence de Shakespeare dans le Roi Lear et Jules César, la beauté de la rigueur de Montesquieu dans l’Esprit des Lois et les Lettres Persanes, la douce musique philosophique et humaniste de Voltaire dans Le Siècle de Louis XIV ou dans le Traité sur la Tolérance.

Voilà donc un été de ressourcement comme j’aime à les vivre, entre les terres du sud de la France et la campagne de Picardie.

Par Yann Dubosc - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

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