Le Réseau
des Initiatives Gabonaises de France a organisé une journée « Découverte de l’Afrique Centrale à travers les 5 sens » à Bussy St Georges.
Dans ce cadre, s’est déroulée une conférence débat en Mairie, le samedi 25 octobre 2008, sur le thème : Gouvernance locale et développement du territoire, en présence de M. Vincent ESSONO MENGUE, Ministre gabonais des Petites et Moyennes Entreprises, de l'économie sociale et de la lutte contre la pauvreté ; M. Hugues RONDEAU, Maire de Bussy Saint-Georges ; M. Jean-François TRIBILLON, Juriste, ancien professeur des Ecoles Nationales Supérieures d'Architecture ; et d’un modérateur : Nicolas ABENA, journaliste.
Comme à leur accoutumé, des membres de Bussy Gagnant ont bien sûr participé à cet évènement.
l Pour comprendre cette venue, il convient de se souvenir que le Gabon est un partenaire traditionnel de la France.
La République
gabonaise, ou Gabon, est un pays situé à l'ouest de l'Afrique centrale, sur l'équateur. Voisin du Congo-Brazzaville, de la Guinée
équatoriale et du Cameroun. C’est la 2ème plus grande réserve forestière mondiale, où la faune et la flore sont encore bien conservées.
Au lendemain de son indépendance, le pays comptait près de 500.000 habitants. Aujourd’hui, sont
recensés plus de 1,5 million d'habitants répartis entre 7 grands groupes ethniques, qui ont comme
lien la pratique de la langue française.
Ses principales ressources naturelles sont riches et variées : manganèse, pétrole, gaz, bois, uranium… L’exploitation des gisements ferreux de Bélinga, au nord-est de Makokou, est prévue pour courant 2012.
Anciennement impliqué dans le commerce triangulaire, puis colonie française, le Gabon est indépendant depuis 1960. Les relations entre la France et le Gabon perdurent. Le 10 avril 2008, nos deux pays ont signé un accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires et au co-développement.
l Le Gabon est un pays qui oscille entre tradition et modernité.
C’est le premier pays au monde à avoir créé sur Internet son musée virtuel des arts et traditions. Plus de 250 œuvres exceptionnelles sont ainsi accessibles à tous les internautes : sculptures, masques, origines, culte des ancêtres…
Cette République mène une réflexion avancée sur sa politique de
décentralisation. Les
axes de restructuration de l’Etat gabonais sont nombreux :
- Le renforcement des collectivités locales, la mobilisation des
ressources humaines et financières ;
- L’amélioration des conditions de vie des
citoyens à travers l’accès aux services de base et la satisfaction des besoins fondamentaux ;
- Le développement économique durable par l’installation des PME et TPE, source de recettes financières pour les communes ;
- Le développement durable : traitement des déchets, préservation du poumon vert du Gabon, éco-Carbonne pour les communes.
l Lors de la conférence, Monsieur Le Ministre Vincent ESSONO MENGUE a expliqué sa vision de la décentralisation comme facteur du renouveau démocratique et comme une nouvelle voie pour le développement du territoire.
Selon lui, la décentralisation participe de la gouvernance démocratique, priorité au même rang que la lutte contre la pauvreté pour le Gabon, qui a signé la déclaration du Millénaire.
Elle vise à donner aux collectivités locales des moyens et des compétences propres distincts de ceux de l’État, à faire élire leurs autorités par la population et à assurer un meilleur équilibre des pouvoirs sur l’ensemble du territoire. Elle doit aussi favoriser la cohésion territoriale et l’enracinement de la démocratie, tout en tenant compte des particularités départementales avec 40 cultures différentes.
La décentralisation a des conséquences importantes sur le comportement des citoyens vis-à-vis des institutions publiques et des partis politiques. Les collectivités locales sont de plus en plus amenées à intensifier la participation des citoyens à la gestion des affaires locales et à instaurer une démocratie de proximité. Quant aux élus locaux, ils sont désormais mis au défi de répondre aux demandes des populations pour l’accès aux services de base (écoles, tissu économique, tri sélectif, la gestion de l’eau, etc.). Donc les moyens financiers doivent être aussi décentralisés pour développer les entreprises locales (essentiellement des PME et TPE), V. Essono Mengue a donné un exemple suivi de mesures politiques locales concrètes : l’importance de favoriser l’implantation de PME et TPE ce qui permet aux villes de construire des écoles moins chères et de pouvoir travailler en local avec des entreprises qui ont régulièrement des marchés publics de la commune.
Le Ministre gabonais a également abordé le thème récurrent de l’environnement : comment
recycler et
traiter les déchets dans les zones urbaines ? Dans les villages, ce problème ne se pose pas car les habitants y recyclent naturellement leurs déchets, pour les utiliser comme compost et
combustible. Et quid l’éco-carbonne pour les communes ?
M. Jean-François TRIBILLON a fait remarquer que les pays d’Afrique gèrent mieux leurs communes avec peu de moyens, alors qu’ils font face au doublement de leur population urbaine. La gestion des flux migratoires vers les villes est une question de niveau planétaire, qui nécessite de réinventer une gestion urbaine différente de celle menée jusqu’en 1990.
H. Rondeau a, bien entendu, été interrogé par le médiateur et journaliste Nicolas ABENA, sur le thème : Qu’est-ce une bonne gouvernance ?
Notre maire a abordé de manière globale et succincte la situation économique actuelle ; le désengagement de l’Etat à l’égard des villes et surtout de la ville nouvelle ; le manque de croissance de la France proche de 1%, qui influencerait fortement l’état de santé des collectivités, et donc rendrait difficile la tâche des élus locaux…
V. Essono Mengue reprit la problématique en évoquant, pour sa part, une situation conjoncturelle, argumentant que l’Asie n’est pas touchée, ou bien pas encore, par la crise économique. Et, selon lui, cette situation offre l’opportunité de trouver là une triangulaire pour dégager des solutions dans tous les domaines.
H. rondeau a dû rapidement nous quitter, avant la fin des débats, pour un autre rendez-vous. Il est à déplorer qu’aucun élu de la majorité n’ait pu remplacer M. le maire en son absence, afin de continuer une discussion fort enrichissante, suivie de questions-réponses avec l’assistance. Nous avons été consternés de l’accueil réservé à la délégation gabonaise. Nous avons pourtant tant à apprendre de l’autre…












La ville de Bussy St Georges, sur l’initiative de Madame Brunel, Députée de la
8e circonscription, a accueilli vendredi soir notre secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, président du groupe UMP au Conseil régional d’Ile de
France.
Son discours a mis en exergue le décalage entre la réalité quotidienne
francilienne (transports collectifs insuffisants ; manque de nouvelles implantations universitaires et carence dans la rénovation des lycées ; une politique de l’emploi dommageable ne
répondant pas aux besoins socio-économiques, pour ne citer que ces thématiques) et les réalisations, parfois excentriques, de la majorité de gauche du Conseil régional (comme le financement du
Musée Allende au Chili …).
J’aime tout particulièrement les 6
suites de Bach enregistrées par Rostropovitch en la basilique Ste Madeleine de Vézelay. Aux dires mêmes de ce prodigieux artiste, ami de Prokofiev et de Soljenitsyne, disparu le 27 avril 2007,
cet enregistrement, en ce lieu, a été le plus important de son existence dans la mesure où la maturité l’a fait progresser dans l’interprétation de l’œuvre. A chaque étape importante de sa vie,
il a réinterprété les 6 suites.
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