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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 18:40

La semaine du 25 mai a bien été chargée pour les élus de Bussy Gagnant. Nous avons assisté à une commission relative à la Délégation de service public des centres de Loisirs et à la présentation du cahier des charges, suite à notre demande ; à une Commission d'appel d'offres (CAO) avant le Conseil municipal ; et à une réunion de la caisse des écoles...

Nous voulons marquer notre présence dans ces commissions afin de faire prévaloir les propositions de notre groupe. Cela a été le cas, notamment en CAO, mais aussi en ce qui concerne le dossier des tarifs de cantines, qui est loin d’être clos. J’aurai l’occasion d’y revenir avec Mme Pisi, dans un prochain billet.

 

En ce qui concerne le Conseil Municipal, quelques points budgétairesrelatifs à la clôture des budgets annexes « activités économiques » et « lotissement Génitoy ». Ces budgets n’ont plus lieu d’être et c’est avec raison qu’ils sont aujourd’hui budgétairement fermés.

Nous avons donc voté pour. L’opposition de gauche a expliqué les raisons de son vote (contre), justifié par leur position sur le budget. Le Maire s’est emporté une nouvelle fois.

 

Un autre sujet plus polémique consiste en la présentation de délibérations sur les remboursements de frais. Je l’avais précisé lors de mon intervention sur le vote du budget, qu’il est des symboles en politique qu’il ne faut pas sous-estimer.

Nous avons voté contre car nous n’avons toujours pas de commission d’évaluation économique sur ces voyages. Le Maire s’est encore une fois engagé à la réunir.

Effectivement :
- 2 tournois de golf : 20 750€ 
- Jumelage Israël : 1990€
- MIPIM (marché international des professionnels de l’immobilier) : 427€ (ce salon permettant de rencontrer les différents opérateurs privés dans le domaine)
- Jumelage Radcliffe on Trent : 216€
- Frais de voyage du Maire en Espagne, à Bormujos : 4110€ 
- Frais de voyage Taïwan : 6955€


Soit en tout 34 448€, dont les 2/3 ne nous paraissent pas justifiés. Rapportée à la totalité du budget de fonctionnement, la somme ne paraît pas élevée, certes. Mais dans un contexte de crise, cela ne nous semble pas anodin : cette somme aurait pu servir à tondre quelques linéaires d’espaces verts non entretenus à ce jour.

 

Le Maire, sur ce dernier sujet, reconnaît cet état de fait et l’explique par un problème de trésorerie, le compte 515 ne semblant pas être alimenté à la hauteur des besoins.

La ligne de trésorerie d’une commune représente une sorte d’autorisation de découvert pour un particulier, sans avoir à recourir inévitablement à l’emprunt. Si cette ligne est vide, alors il y a lieu de s’inquiéter : les dépenses de fonctionnement du quotidien se feront par à-coups, dans l’attente d’un retour à la normale. Le Maire s'est engagé à faire intervenir des prestataires par bons de commande pour l’entretien des espaces verts (ce qui a été en partie réalisé côté Bd Giroust en fin de semaine dernière) 

La Mairie poursuit son action en faveur des élèves de l’auto-école lésés par le départ litigieux de son ancien gestionnaire. Les recours devant les juridictions compétentes en la matière seront pris en charge à hauteur de 80 000€. Le permis est également, pour certains de nos concitoyens, un outil indispensable pour l’emploi.
Je ne suis pas certain qu’il y ait beaucoup à récupérer des condamnations de cet individu : j’ai de fortes craintes quant à la solvabilité du gestionnaire.

La Ville va adhérer à la convention FSL (Fonds de Solidarité Logement) qui permettra d’aider les ménages en difficulté sous forme d’aides financières individuelles pour l’accès ou le maintien dans le logement.
La base de cette convention avec le Département est fixée à 3€ par logement.

Bail pour la location d’une surface de bureaux (K2)
 : ces espaces devaient accueillir, à l’origine, l’agence de développement économique et une école de comptabilité. Finalement, la Commune va y installer certains services municipaux de proximité (services à la population), sans pour autant, ce que l’on peut regretter, que cela devienne une mairie annexe. Les services de la mairie actuelle vont pouvoir bénéficier d’espaces supplémentaires et l’opposition, de locaux, comme la loi le prévoit.
Une pépinière d’entreprises est également prévue en centre ville au 3 bis Grand Place.

La réalisation du complexe sportif
va passer sous la forme d’un contrat de partenariat public privé (PPP). Le montage juridico-financier ne pose pas de difficultés. Par contre, les élus de Bussy Gagnant ont exprimé leur « frustration » dans
la mesure où aucun élément de détail n’a été donné sur le projet.J’avais vu une esquisse du bâtiment, lors d’une CAO mais rien depuis. Le Maire s’est engagé à l’inscrire lors d’une prochaine réunion d’une Commission extramunicipale.
Pour ces raisons, nous nous sommes abstenus.
Toujours dans le domaine sportif, une délibération relative à la création de tennis couverts contigus au gymnase JAZY a fait l’objet de débat. Il s’agit d’un dossier relativement ancien qui revient aujourd’hui en raison de demandes croissantes. Nous n’avons que très peu de renseignements sur ce dossier puisqu’aucune commission ne l’a présenté. Il faut également rappeler que ce dossier est lié à celui du PLU qui devait permettre l’agrandissement du cimetière, du côté des terrains de tennis, avec 30 places supplémentaires. Monsieur MSILI a confirmé au cours du Conseil municipal que ce projet serait revu dans sa globalité du fait de son insuffisance au regard de la progression de la population de Bussy.
Nous attendons des éléments concrets.

Pour les usagers des bâtiments municipaux, le marché de nettoyage a enfin été passé en CAO après maintes péripéties. Il faut maintenant que celui-ci soit notifié et que le prestataire se mette en ordre de marche. Quelques semaines de patience, encore !
La CAO, auquel je participais, a retiré un dossier faute d’information complémentaire sur le changement de grammage du journal municipal, entraînant un surcoût pour le budget de la Ville. Je salue la « responsabilisation » des élus de la CAO : car en période de crise, il y a d’autres urgences que celle qui consiste à renforcer la qualité du papier du Journal de Bussy... Elle l’est suffisamment.

Le Maire a décidé, finalement, d’entrer au conseil d’administration de l’agence de développement économique. Je m’étais déjà exprimé à l’époque de la mise en place de cette structure sur le fait que j’eus préféré une structure internalisée. Deux membres de l’opposition vont siéger au sein de ce conseil d’administration.
Nous nous sommes abstenus sur cette délibération. Le Maire, suite à notre interrogation devant cette volonté impromptue de participation, a répondu qu’il souhaitait finalement faire partie de ce CA dans la mesure où les problématiques économiques devenaient préoccupantes sur Bussy.
J’ai aussi posé la question de savoir quand le CA doit se réunir, car le contexte économique du territoire est effectivement tendu : les projets riches en taxe professionnelle (TP) ont du mal à voir le jour, comme par exemple l’Atrium. De plus, suite à mon intervention, le Maire a estimé que le pôle restauration (au niveau du Mc DO) était lui aussi suspendu. Il en est de même sur la commercialisation des bureaux nouvellement construits sur la Ville.
A cela j’ajoute que la réforme de la Taxe Professionnelle (TP) va également créer des risques nouveaux pour la santé financière de la Commune.
Ces incertitudes endémiques ne devraient pas favoriser le retour de la confiance des organismes bancaires.

Enfin, toujours sur le sujet de la TP, il semblerait que la Commune obtienne gain de cause sur le contentieux qui l’oppose aux services fiscaux quant à la définition des valeurs locatives foncières d’une quarantaine de locaux commerciaux. Les enjeux sont importants puisqu’il s’agit de pas moins de 10 millions d’€ de recettes complémentaires qui devraient venir abonder le budget de la Ville.
Le tribunal administratif et la cour d’appel ayant rejeté la demande, le Conseil d’État devrait prochainement statuer et suivre les conclusions du Commissaire du Gouvernement, favorable aux conclusions de Bussy.
Un deuxième enjeu sur cette question : il serait nécessaire que ces 10 millions viennent à être versés en 2009, dans la mesure où cette année devrait servir de référence de calcul, suite à la disparition annoncée de la TP.

Tels ont été les éléments des débats de ce Conseil, au cours duquel les élus de Bussy Gagnant ont été actifs dans la défense de vos intérêts.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Démocratie locale
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 20:05

A partir de demain, 375 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire leurs 736 députés européens.

Certes, l’Europe nous semble un concept éloigné de notre quotidien. Et pourtant, elle est bien présente dans notre vie : liste noire des compagnies aériennes, réduction des coûts des appels téléphoniques à l’étranger, réglementation sur les fourrures animales,  «traçabilité totale » sur tous les produits alimentaires, standardisation de qualité et d’efficacité pour les médicaments, standard minima pour la qualité de l’eau potable et traitement des eaux usées, études européennes pour les Jeunes (ERASMUS), interdiction de produits toxiques ou phytosanitaires…
De même, la législation européenne impacte directement sur nos propres lois : l’Assemblée nationale et le Sénat doivent ainsi transcrire dans notre droit national toutes les directives prises au niveau européen.

Dans ces conditions, envoyer siéger à Strasbourg 72 députés choisis, c’est donc anticiper des répercussions politiques et socio-économiques des mesures européennes dans l’Hexagone et pouvoir agir en amont.

De plus, le Parlement européen est la seule institution européenne purement démocratique avec des membres élus au suffrage universel depuis 20 ans. Ce n’est plus une chambre d’enregistrement. Son pouvoir ne cesse de croître : la procédure de codécision avec le Conseil de l’Union (des ministres) oblige les deux instances à se mettre d’accord sur le contenu des textes législatifs,
concernant la circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux au sein de l’UE ou encore la protection de l’environnement (à l’exemple du "paquet Energie-Climat") et des consommateurs.

Nos parlementaires européens peuvent aussi bloquer le budget communautaire et doivent donner leur avis sur toute nouvelle adhésion. Enfin, le Parlement européen peut être à l’origine du processus législatif en demandant à la Commission l’élaboration de certains textes qu’il juge indispensables.

Enfin, l’aspect démocratique de l’institution est renforcé par la possibilité offerte aux citoyens européens de lui adresser des pétitions, ainsi que par son pouvoir de destitution de la Commission européenne.

Au  niveau communal, l’Europe, c’est plus de facilités dans les échanges culturels grâce aux jumelages, c’est la possibilité d’obtenir des subventions exceptionnelles pour mener à bien de grands projets par le biais du Fonds social européen ou encore du Fonds européen de développement régional. Concrètement, ce sont 14 milliards d'euros réservés à la France jusqu’en 2013 et pouvant financer des actions d’insertion par l’activité économique, de lutte pour l’égalité des chances, la réhabilitation d’une zone industrielle, la création d’une pépinière d’entreprise, le développement des énergies renouvelables…

L’Union européenne a trop échappé à ses ressortissants dans le passé. Reprenons maintenant son avenir en main !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 15:56

Des recettes fiscales en hausses (taxe professionnelle + 30%)… pour en faire quoi ?

Lors du vote du budget en mars dernier, nous avions noté que le dynamisme fiscal en matière de TP de Bussy était important. Ce qui est un signe que notre ville attire encore malgré la situation financière et budgétaire dégradée : la municipalité a montré qu’elle avait du mal à maîtriser les dépenses de fonctionnement alors qu’il y a un ralentissement d’arrivée de nouveaux habitants, que les projets d’investissement n’ont pas été tous réalisés et que l’augmentation des impôts (+5,5 %) démontre que
les efforts ne sont pas partagés.

Les entreprises qui s’installent sur notre commune sont également des contributeurs importants. Les bases fiscales, en progression constante, auxquelles il est appliqué un taux élevé, produisent une manne financière en progression de 32 % par rapport aux prévisions budgétaires. Notre tissu économique est dynamique, mais encore fragile pour accompagner le  développement de la commune. Avec cette progression des recettes, il est envisageable, tel que
nous l’avions précisé dans nos précédentes interventions, de revoir les priorités en matière de dépenses, comme par exemples les tarifs des cantines scolaires et des centres de loisirs (+15%), la limitation des frais de déplacements, le remboursement de la dette, la relance de l’investissement, etc.

 

Les possibilités ne manquent pas et nous avons des propositions à faire en la matière lors des  prochaines réunions de la commission des finances et de l’agence de développement économique.


Nous souhaitons que ces recettes supplémentaires profitent aux Buxangeorgiens sans qu’il y ait
recours à de nouvelles augmentations des impôts.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Finances
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