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Développement durable


Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 17:55

DD Fotolia 22697847 XSCe schéma peut paraître complexe en première approche mais il symbolise bien la démarche de développement durable que les collectivités territoriales doivent, se doivent, d’enclencher.

Bussy a mis en place une démarche d’Agenda 21, ce qui est bien sûr sur le principe une bonne chose, encore faut-il avoir une réelle volonté politique pour aboutir.

Avant d’évoquer ma vision du DD (développement durable), je vous propose de passer en revue quelques thèmes qui posent aujourd’hui un certain nombre de problèmes.

Quel constat rapide peut-on faire aujourd’hui à Bussy sur différents points qui touchent à notre vie quotidienne et ayant une consistance de DD ? Quels sont les points positifs et négatifs ?

flechep.gifles espaces verts, nombreux dans la commune, sont mal entretenus : les tontes semblent aléatoires ; la propreté est minimale ; les bandes herbeuses, en linéaire, sont coûteuses en entretien. Mais, les espaces verts participent d’une identité de la ville qui mérite une attention plus soutenue, plus stratégique.

Sur un sujet proche, que penser quand la majorité n’est pas capable de trouver un terrain pour y installer des jardins familiaux, si attendus par de nombreux Buxangeorgiens, qui contribuent à un véritable équilibre de vie urbaine ?

flechep.gifLes voiries et les trottoirs : ils sont dans un état souvent lamentable. Par exemple, dans le centre ville où les dalles sont déchaussées, entraînant des risques d’accidents avérés, les détritus s’accumulent et sont ramassés au coup par coup. Cependant, une vraie politique d’aménagement de ces voiries doit revoir les matériaux utilisés, la façon de construire, pour viser le long terme. Une politique qui pourrait aussi embellir ce centre (ou ces centres) trop minéral et pas assez végétal (avec des plantes et des arbres nécessitant peu d’entretien, peu d’arrosage, résistant à l’hiver et aux périodes sèches).

flechep.gifDes espaces de jeux pour enfant : trop peu nombreux, excentrés, ils ne jouent pas assez leurs rôles de lien social. Il faut des lieux fédérateurs qui permettent aux Buxangeorgiens, en toute sécurité, de se rencontrer.

flechep.gifLa circulation en ville, les stationnements et les déplacements : voici un défi majeur pour notre collectivité qui pour, le moment, ne semble pas pris dans sa globalité. Comment développer les transports en commun, à quel coût, sous quelle forme, avec quels partenaires ? Définir la place  de la voiture dans la ville, l’accès aux services publics, aux commerces de proximité, aux habitations ? Rappelons que certaines lignes de bus ne fonctionnent pas le week-end (or, nous ne sommes pas tous en repos le samedi et dimanche), rappelons que les quartiers les plus excentrés n’ont aucun commerce de proximité (oubliez votre baguette : si vous n’avez pas de vélo ou si vous avez vos enfants, vous êtes obligés de prendre la voiture !).

flechep.gifL’emploi à Bussy : de nombreuses entreprises se sont installées au cours des dernières années. Quelle typologie d’entreprises pour demain, quelles compétitivités de territoire, quel marketing territorial ? Comment rapprocher le domicile du lieu de travail ? Quel rôle donner à la fibre optique en matière de création d’emploi et d’attractivité de notre commune ?

flechep.gifLe logement et les logements. Il n’est pas tout de faire du quantitatif pour répondre aux objectifs de l’État sur l’OIN. Notre commune est déjà saturée à près de 25.000 habitants à ce jour. Comment répondre aux besoins de logement de la population ? Quid des jeunes, des couples, des séniors ? Comment « faire » la ville en prenant en compte très en amont tous les éléments de l’équation : densité, service, besoins, commerces, école, transport, équipement, etc. ? Et, encore une fois, construire de façon durable, avec les bons matériaux, les bonnes méthodes d’isolation et d’économie d’énergie, des bâtiments aux façades ne se dégradant pas au bout de trois ans…

Je pourrais développer les thèmes à l’infini, en démontrant qu’ils sont fondamentaux dans la réflexion économique et sociale de notre développement. Dans la réussite de notre développement.

Or, force est de constater que cette réflexion se fait sans aucune stratégie par le maire actuel. Il suffit de voir les projets défiler : ne serait-ce que les projets d’urbanisation de la rocade de la Croix Saint Georges et du Sycomore. Deux exemples symptomatiques de l’absence de stratégie, l’un émanant de la commune seule et l’autre du couple ville/EPAMARNE. J’ai assisté à plusieurs réunions sur ces sujets et je dois dire que j’ai été stupéfait de constater que la mairie se pose plus de questions qu’elle n’y répond. Pourquoi ? Mais tout simplement parce qu’elle ne sait pas.  Le Développement Durable revient à repenser la politique, en mettant l’Homme au centre de toute décision : économique, sociale, sociétale, etc. Faire de la politique, c’est être capable de traiter du problème de la déjection canine sur le trottoir aux problématiques urbaines les plus complexes. Et croyez-moi, nous en sommes aux antipodes.

Et pourtant, nous devons relever les immenses défis auxquels est confrontée notre Commune, en intégrant les solutions émises par le DD. Les détracteurs diront que cela est du vent, que le DD est souvent un alibi des politiques pour habiller une politique, d’urbanisation, par exemple trop hâtive. Bussy en est l’exemple type. Que l’on met du DD partout parce que cela fait bien, que c’est la mode…

Mais comment définir une ville durable, garante de l’équilibre, de l’harmonie de son développement ?

Pour ce faire, je reprendrai la définition qu’en donne Cyria Emelianoff, dans sa thèse, qui qualifie la ville durable comme « … une ville capable de se maintenir dans le temps, de garder une identité, un sens collectif, un dynamisme à long terme. Pour se projeter dans l’avenir, la ville a besoin de tout son passé, d’une distance critique par rapport au présent, de sa mémoire, de son patrimoine, de sa diversité culturelle intrinsèque et de projets multidimensionnels. »

Elle poursuit sa démonstration avec des termes qui me touchent, car ils représentent ma vision de développement pour Bussy : « La ville durable doit pouvoir offrir une qualité de vie en tous lieux et des différentiels moins forts entre les cadres de vie,(…) des stratégies pour favoriser l’expression de nouvelles proximités : commerces et services de proximité, nature et loisirs de proximité, démocratie de proximité, proximités aussi entre les différentes cultures de la ville, entre les groupes sociaux, entre les générations. Cela oblige à penser différemment des catégories longtemps étanches, des couples apparemment irréconciliables, pour ouvrir la voie par exemple aux parcs naturels urbains, à la ruralité en ville, aux schémas piétonniers d’agglomération, à l’économie solidaire et aux finances éthiques, ou plus simplement à la démocratie locale et globale à la fois».

Vous constatez que tous les éléments évoqués ci-dessus (logements, déplacements, espaces verts, etc.) sont intégrés exhaustivement dans les décisions que les politiques, que les élus locaux doivent prendre au quotidien. Il est nécessaire de penser la ville autrement, il revient à la responsabilité des élus de se saisir des expériences (réussies) des communes qui, en France et dans le monde, ont réalisé leurs projets de ville.

Ces éléments font notre vie quotidienne de citoyen de Bussy, et nous avons le droit à leur respect.

Devenons réellement la Ville des Parcs et Jardins !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Développement durable - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 00:00

L’exemple de l’extraction du gaz de schiste

 

Comme vous tous, je viens de découvrir que le bassin parisien était une réserve inédite en énergies fossiles, juste sous nos pieds !

En déplacement en Seine et Marne, j’avais déjà pu voir des derricks en pleine Brie et cela m’a toujours laissé perplexe. Gaz Fotolia 30795567 XS

 

Puis, subitement, la polémique sur les gaz de schiste, et les méthodes pour l’extraire, est venue au devant de la scène médiatique. En tant que citoyen, je me suis intéressé à ce sujet et je me rends compte que deux domaines vont s’affronter : l’un tenant à l’écologie (les risques pesant sur l’environnement du fait de la pollution issue des méthodes d’extraction), et l’autre à l’industrie (qui ne peut ignorer économiquement une telle production en région parisienne).

 

Car, ce problème existe aussi aux Etats-Unis. Une enquête du New York Times vient de mettre à jour les dangers liés à l’extraction de ce gaz (cliquer ici pour le lien sur le N.Y. Times).

Tout le monde s’agite dans tous les sens, mais quelle est la nature de cette extraction ? Le rapport du New York Times révèle plusieurs points :

-          le processus utilisé aux Etats-Unis est celui de la « fracturation hydraulique » qui consiste à creuser à plusieurs milliers de mètres pour aller chercher le gaz. Ce puits va être consolidé par du ciment et des produits chimiques sont utilisés pour faire exploser la roche. Bien entendu, toutes ces composantes vont toucher des nappes phréatiques rencontrées lors des forages.

-          Ainsi, l’explosion de la roche est due à la projection sous haute pression de grandes quantités d’eau, reproduisant un véritable « mini-tremblement de terre ». Une partie de l’eau remonte et l’autre reste sous la terre avec une teneur en produits chimiques (de 500 à 2000 produits cancérigènes relevés, dont du benzène), susceptible d’entraîner une contamination des nappes.

-          Une partie de l’eau contient également des substances radioactives très supérieures aux seuils autorisés.

 

Au-delà des aspects techniques, un vrai problème de santé publique peut naître.

La France a inscrit en la matière, dans sa Constitution, un « principe de précaution » qui devrait sûrement jouer à plein. Car les conséquences sur la santé, étudiées aux Etats-Unis, sont considérables : de l’eau potable impropre à la consommation, des nappes polluées et des traces de radioactivités dans les bassins de rétention, un risque de contamination des rivières et des fleuves selon l’agence de protection de l’environnement américaine.

 

La décision du Premier Ministre, François FILLON, de stopper les autorisations d’exploration est sage au regard des dangers évoqués ci-dessus.

Dans le même temps, l’est-elle au regard du développement industriel de la France ?

Je pose simplement la question, car je suis d’accord avec la décision prise. Cependant, les méthodes d’extraction américaines sont-elles les seules existantes ? Nous savons tous le peu de cas fait par les Etats nord américains de ce qui relève de la protection de l’environnement. N’existe-t-il pas d’autres méthodes, avec d’autres technologies ?

Les opportunités économiques ne sont pas légion dans notre pays et je pense qu’il faut réagir à froid dans ce dossier : quelle est la part de l’écologie et de l’industrie dans de telles décisions ? Sont-elles compatibles, à l’heure où nous sommes tributaires d’énergies fossiles importées de plus en plus chères?

Cette question se pose également dans un autre domaine sur le nucléaire. Il n’est pas possible d’agir dans l’émotion et de considérer que l’actualité, même dramatique, gère le calendrier politique. Le gouvernement doit être en mesure, et c’est ce que je lui demande en tant que citoyen, de prendre la meilleure décision en ayant pesé l’ensemble des paramètres et non à l’aune de cris de ceux qui, dans un sens comme dans l’autre, n’agissent que dans des intérêts partisans.

Dans ce débat, d’autres questions se posent à des échelles différentes. Christine ARANDA, sensible aux questions de santé publique, me faisait justement remarquer que l'extraction du gaz est peut-être à risque, mais nous ne nous posons pas la question quand il s'agit d'extraire le pétrole ailleurs, qui est tout autant source de pollution. Nous ne nous posons pas la question de la manne économique qui profite aux dirigeants de ces pays, mais ne profite pas à la population exploitée. Nous ne cherchons pas à savoir où sont envoyés les déchets de nos centrales.

 

Imaginons que le sous-sol de Bussy recèle de ce pétrole tant convoité : quel que soit le mode d’extraction, accepterions-nous, Buxangeorgiens, que des derricks soient installés sur notre commune, quand bien même cela serait assorti d’une promesse de l’État, par exemple, d’effacer notre dette, ou même confortés par un engagement étatique de nous dédommager en accédant gratuitement à cette énergie… mais néanmoins en considérant que nos biens peuvent pâtir de cette installation sur notre commune ?

Telles sont les limites entre deux réalités, écologique et économique.

 

J’aimerais, dans les débats qui s’annoncent en 2012, avoir une réponse à ces questions plutôt que de découvrir des éléments simplement dans la presse.

 

« Dans un environnement qui change, il n'y a pas de plus grand risque que de rester immobile », Jacques CHIRAC dans Une Nouvelle France.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Développement durable - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 20:43

DD-Fotolia_22697847_XS.jpgComme nombre d’entre vous, j’ai été intéressé par l’idée de mettre en place à Bussy un Agenda 21. Celui-ci, innovant, devait permettre des actions dans tous les domaines de la vie communale et marquer, de ce fait, une véritable impulsion politique, relayée par les citoyens.
Voilà ce que l’on attend des élus : des idées et leurs concrétisations.

 

Seulement, à Bussy, l’idée a une fâcheuse tendance à disparaître dans des méandres que je n’essayerai même pas de comprendre.

L’Agenda 21 est tombé dans les oubliettes de la mairie, comme, hélas, beaucoup d’autres sujets.

 

Notre commune bénéficie d’atouts assez fantastiques que personne, dans la majorité ne semble voir. Une cécité galopante a atteint la majorité… Aussi foudroyante que le virus déficitaire. Le seul axe qui est proposé en matière de développement durable est la SEM Solaire, objet budgétaire non identifié (OBNI). Cette société consiste à placer sur tous les toits des écoles et autres bâtiments publics des panneaux solaires et de proposer une ingénierie à tous les habitants qui souhaitent en placer sur leurs maisons. Pourquoi pas ? Mais le montage juridico-financier me fait craindre le pire, dans une période budgétaire déjà catastrophique.

Une conséquence malheureuse de la création de cette société tombe immédiatement comme un dommage collatéral : je viens de lire le compte-rendu du conseil de classe de l’école dans laquelle se trouve ma fille. Les travaux dans celle-ci sont retardés au motif de l’attente de la pose de panneaux solaires !

 

Cela m’agace de me retrouver dans une ville qui ne tient aucune de ses promesses, qui lance des dossiers importants et fédérateurs qui ne sont jamais suivis, malgré la bonne volonté de certains élus. A chaque fois, on me rétorque que les problèmes budgétaires empêchent la réalisation de tel ou tel dossier. Il suffit de réduire les dépenses que nous dénonçons depuis des mois pour trouver des crédits sur des dossiers nécessaires et utiles.

 

Le développement économique est une autre caricature : la majorité n’a aucune stratégie en la matière et se contente de miser sur « les relations » du Maire. D’ailleurs, c’est ainsi qu’il justifie ses voyages à l’international. Il va chercher des investisseurs…qui n’investissent pas !

Une Agence de Développement Économique a été créée, sous forme associative sponsorisée par nos impôts. Une riche idée encore. Une sorte de think tank à la Rondeau, censée imaginer la stratégie économique de notre territoire. Résultat : 3 ou 4 réunions, un directeur qui est parti après quelques mois. Les réunions ont d’ailleurs été assez riches en discussions : très conviviales, sympathiques…mais totalement inutiles.

 

J’ai indiqué les opportunités de la ville : l’hôpital de Jossigny qui pouvait générer de l’activité tertiaire en sous-traitance (Montévrain l’a fait) ; optimiser la présence du Haut Débit à Bussy pour irriguer la ville et permettre la création de nouvelles entreprises ; créer un centre de télétravail permettant à de nombreux Buxangeorgiens de ne pas migrer tous les jours vers Paris ou l’ouest parisien (le Val Maubuée va le faire), preuve que l’on peut allier Développement Durable et Développement Économique ; chercher un label Ville Numérique qui pourrait intéresser et séduire les investisseurs ; créer des maisons de la culture axées sur l’Asie et l’Inde, pour attirer les investissements étrangers ; etc.

Je ne livre pas tous mes objectifs en la matière car j’en connais dans la majorité et l’opposition qui vont encore piller ces idées... Une équipe travaille sur ces sujets, sous ma direction, en France et à l’étranger, et nous ferons des propositions concrètes en la matière le moment venu.

Tous ces dossiers ne coûteront pas aux contribuables, car ils sont subventionables. Au contraire, même, ils apporteront aux Buxangeorgiens de la richesse fiscale et des emplois dont nous avons besoin. Le secteur économique est le seul à pouvoir porter une commune, un territoire vers un cercle vertueux en matière budgétaire.

 

Affichons nos ambitions de développement, créons des partenariats économiques et financiers, allons chercher les entreprises et les investisseurs ! Je veux faire de Bussy le fer de lance de l’innovation grâce aux nouvelles technologies. Il est urgent de vraiment réagir et d’inventer un marketing territorial digne de ce nom.

Stoppons ensemble le grand n’importe quoi voulu par le Maire car, lorsque nous nous réveillerons, nous aurons vu passer le train et les territoires autour de nous auront capté l’essentiel !

 

En attendant, nous sommes contraints d’envisager le scénario qui consiste à n’avoir ni développement durable, ni développement économique, mais beaucoup d’impôts. Je pense que le Maire et son Grand argentier ont fait leur cette phrase d’Alphonse ALLAIS : « il faut demander moins à l’impôt et plus au contribuable ». A méditer, n’est-ce pas ?

Par Yann Dubosc - Publié dans : Développement durable - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

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