Le tremblement de terre a eu lieu il y a une semaine au Japon et les images diffusées, rappelant étrangement la fiction de Roland Emmerich, le Jour d’après, me hantent encore.
Comme vous, j’ai vécu en direct devant mon écran l’arrivée du tsunami et je n’en croyais pas mes yeux : comment une telle chose est-elle possible ? Notre « mère-nature » peut se déchaîner au point de renverser littéralement des villes entières : les voitures, les bateaux, les maisons ont été balayés comme des fétus de paille, en un instant. Des familles entières ont été emportées par des vagues de la taille d’un immeuble de 5 étages arrivant à des centaines de kilomètres/heures !
Autant de milliers d’âmes parties en quelques minutes sans que personne n’y puisse quoi que ce soit… Le désastre humain est marqué par des milliers de familles décimées, des survivants ayant tout perdu. Autres conséquences immédiates : des villes rayées de la carte, une industrie au point mort, une puissance économique fortement ébranlée…
Comme en 2004, nous nous sentons tous asiatiques et c’est la solidarité internationale qui abolit alors nos frontières culturelles et physiques.
Mais le pire n’est peut être pas encore arrivé : un tsunami nucléaire, cette fois, peut embraser un pays déjà traumatisé par cette force apocalyptique. Et toucher également l’ensemble de la planète, comme ce tragique accident de Tchernobyl. Après tant de douleurs, le pays, et la planète, sont confrontés à l’attente de l’inéluctable qui conduirait à la fusion d’un ou plusieurs réacteurs. Si nous avons tous été impuissants face à la violente vague océanique, nos Etats déploient toute leur ingéniosité pour éviter une vague de pollution inédite sur la planète.
Face à ces catastrophes à répétition, je suis ébahi par le stoïcisme de la population japonaise, par le courage de ces « kamikazes modernes », luttant dans la centrale de Fukushima. Comment aurions-nous réagi, nous, Français, face à cela ? Tous les commentateurs ont salué la force de ce peuple, certes préparé aux tremblements de terre, mais pas à celui-là, ce big one, qui a modifié l’axe de rotation de la Terre, et qui laissera de profondes séquelles physiques, économiques et mentales. Cependant, un proverbe ne dit-il pas du Japon « sept fois à terre, huit fois debout » ?
Alors, en ces jours difficiles, je voulais avoir une pensée pour les Japonais, ceux qui sont sur place, mais également pour les Japonais vivant en France et à Bussy, ainsi que pour nos compatriotes français restés au Japon.














Commentaires