Chers internautes,

A partir de ce mois-ci, vous trouverez une nouvelle rubrique sur le blog, reprenant notre colonne politique publiée dans le Journal de Bussy.
Nous nous sommes en effet aperçus que certains Buxangeorgiens ne reçoivent pas le magazine municipal.
Enfin, mettre en ligne nos articles nous permettra de recueillir directement vos impressions, ce blog étant avant tout un lieu d'échange.

Bonne lecture.

L’avenir du centre ville

 

Marché Plus vient de fermer ses portes.

La nouvelle n’étonne hélas personne. Depuis plusieurs mois, on assistait à son agonie: les rayons devenaient de plus en plus clairsemés, il y avait de moins en moins de personnel aux caisses… Et tout cela était éminemment prévisible.

D’aucuns diront que cela fait partie de la vie de la cité : des commerces ferment, d’autres ouvrent. Mais on aura aussi remarqué que l’établissement n’a pas trouvé de repreneur et que le local est actuellement vacant.

Les anciens Buxangeorgiens se souviennent probablement des premières boutiques qui essayèrent de s’installer dans ce centre ville : un tapissier, un immense centre de parapharmacie, une boutique de luxueux articles de décoration, une modiste… Mais tous ont échoué et ont laissé place à des agences  immobilières et bancaires (nous n’avons bien entendu rien contre ces établissements, mais avouez que l’offre commerciale manque terriblement de diversité, et ne répond pas aux besoins des habitants).

Si l’ancien centre ville est mal conçu (ruelles étroites, manque de places de parking – grignotées de surcroît ces dernières années par la police municipale), de lourdes menaces pèsent sur le quartier. En effet, la place des foires est âprement convoitée par les promoteurs: il faut dire qu’elle est bien située, seulement à quelques encablures de la station de RER. Depuis plusieurs années, chaque fois que les projets immobiliers se sont faits plus précis, nous avons alerté les riverains et les commerçants pour faire reculer la municipalité. Le quartier manque cruellement de parking et la suppression de cette place serait une grave erreur du point de vue économique. Et, plus  prosaïquement, les riverains ont bien droit à leur petit coin de ciel bleu, et les enfants à leur aire de jeux.

Avec la fermeture de Marché Plus, on ne peut s’empêcher de s’interroger : et si c’était le début de la fin ?

Par Yann Dubosc, Nabia Pisi, Son Kou - Publié dans : Vie des quartiers - Voir les 19 commentaires - Ecrire un commentaire

Suite au Conseil Municipal du 13 octobre, voici mes premières réactions face au spectacle de showman du Maire. Celui-ci était tellement détaché de la gravité de la situation qu’il a commencé son discours par des plaisanteries décalées (en référence à des personnages de Disney), s’en prenant à certains membres de l’opposition d’une manière méprisante.

Pourtant, croyez moi, il n’y a pas matière à rire.

Le Conseil s’est réuni pour prendre acte du 2ème avis accablant de la CRC concernant la situation économique et budgétaire de notre ville
(avis du 18 septembre 2009 de la CRC).

Il faut que vous sachiez que la municipalité va perdre l’initiative budgétaire dans son ensemble au profit de Monsieur le Préfet.

 

Comment en est-on arrivé là ?

Le Maire, au cours de ses deux mandats, n’a eu de cesse de dénoncer un désengagement de l’Etat qui avait à l’égard des villes nouvelles en particulier un comportement paradoxal : exigeant la production de logements d’un côté mais ne donnant pas les moyens financiers pour gérer les besoins en équipement des populations accueillies de l’autre. Sur ce point, l’histoire lui donne raison mais dans une certaine limite. Je pense que le rythme de logements construits sur Bussy ne correspondait pas à la demande formelle de l’Etat. D’ailleurs, la logique est claire : si nous avions moins produit, le Préfet aurait eu la possibilité de se substituer au Maire pour signer les permis de construire. Ce qui n’a jamais été le cas.

Bussy a continué à grandir à un rythme sans équivalent avec ses recettes.
Cela, l’Etat pouvait le comprendre et mettre fin à ses incohérences, comme de faire supporter à la Commune seule certains équipements ne relevant pas de sa compétence. Mais là non plus, ce n’a pas été le cas.
Une pause aurait été nécessaire, comme il est fait aujourd’hui avec le Sycomore, afin de mettre tous les paramètres sur la table. Or, il s’est produit exactement le processus inverse : un rythme soutenu de constructions, un besoin en équipement accru (en matière scolaire, périscolaire, petite enfance, social, etc.). Il était bien évident que la Commune ne pouvait assumer ces dépenses, sans se mettre gravement en danger.

 

A plusieurs reprises, il a été proposé un plan de redressement de la part de la CRC : à chaque fois le Maire et son équipe s’en sont exonérés sur le motif de la poursuite d’une certaine vision politique et urbanistique. Cela prêterait à sourire si ce n’était pas aussi grave, notamment en raison du paiement de la facture par les Buxangeorgiens.

Ce refus obstiné est marqué par le fait qu’aujourd’hui, un tiers, l’Etat, va reprendre la main sur les finances de la Commune et il va appliquer une méthode toute mathématique pour régler notre problème. Il y a de multiples exemples de collectivités touchées par cela et ayant subi de fortes augmentations des impôts. La CRC ne dit pas autre chose dans son dernier considérant, je cite « que les taux adoptés par le Conseil municipal dans le budget rectifié peuvent être retenus dans le cadre d’un plan pluriannuel de résorption du déficit qui suppose la poursuite des économies et le maintien de la pression fiscale en 2010 et 2011 ».

Donc, d’un côté, une augmentation des impôts sur au moins trois ans, à hauteur de +10% par an au minimum et de l’autre une recherche d’économies supplémentaires dans la gestion de la Commune. Ceci non plus n’est pas une découverte. Le fonctionnement de la ville a été dénoncé par la CRC sans que cela soit suivi d’effets. Je n’aurai pas la cruauté de revenir sur les chiffres, je crois qu’il s’agit d’une décision politique sur laquelle nous ne pouvons être d’accord mais qui l’engage en tant que Maire, ainsi que la majorité qui vote le budget. En conséquence, il est logique qu’aucun organisme bancaire ne soit enclin à prêter quoi que ce soit à une ville en faillite qui n’offre plus de garantie de remboursement.

Je vois l’avenir ainsi : le Préfet va prendre froidement toutes les mesures nécessaires au redressement de la Commune et les Buxangeorgiens, eux, n’auront pas voix au chapitre.

 

Je pense qu’il faudrait réunir en urgence la Commission des Finances afin de débattre de la situation. Nous sommes tous conscients du caractère extrêmement grave de la décision de la CRC et de ses conséquences. Je la crois sage. Cependant, je suis moins persuadé que  toutes les conséquences soient tirées. Il faudra des efforts de pédagogies inouïes pour convaincre les Buxangeorgiens que le Maire n’a pas sa part de responsabilité dans la situation dans laquelle nous nous trouvons.
Le Maire et la majorité, devrais-je dire, doivent en tirer les conséquences, n’en déplaise à ceux qui la quittent une fois les 2 derniers budgets votés à l’unanimité de ses 26 membres. Ce qui est quand même très surprenant !

 

Il ne faut pas non plus omettre les facteurs exogènes de notre situation : la crise a eu un effet démultiplicateur sur notre commune, ne serait-ce que sur l’accès au crédit. Demain, la réforme de la Taxe Professionnelle va entraîner une baisse des recettes qui à terme ne sera pas intégralement compensée, sauf surprise de dernière minute lors des débats législatifs. Le dynamisme des bases fiscales, en tout état de cause, ne fait pas partie des mécanismes de compensation. Le foncier reste une donnée importante mais ne pèsera jamais autant que la TP. Bref, dans ce système, les ménages porteront inévitablement le poids fiscal de ce delta manquant. Comment sera-t-il possible de solliciter encore plus les Buxangeorgiens dans ces conditions ?

Mes propos sont très pessimistes à la sortie de ce Conseil et je suis inquiet sur l’évolution de ce dossier. Les élus de la majorité considèrent cela comme un épiphénomène, tout juste bon à faire quelques phrases, quelques quolibets, dont on me dit qu’ils sont ressortis depuis dix ans dans ce genre de situation. Les explications données sont pleines de contradictions que j’ai relevées au cours de la soirée.
Y a-t-il un pilote dans le monde merveilleux de la municipalité ?
Je pose d’autant plus cette question que l’actualité nous rejoint : toute proportion gardée, sans équivalent dans la comparaison, j’entends déjà les réactions de certains bloggeurs… Quelques minutes avant le Conseil, un reportage de TF1 évoquait le cas de la ville de Grigny, dont le Préfet vient de prendre le « contrôle » budgétaire en augmentant les impôts de 50%. Le principe est le même, le représentant de l’Etat constatant le manque de rigueur budgétaire des élus de la Ville. La sanction est prise et les citoyens doivent en assumer le coût.
Au-delà des responsabilités des uns et des autres, je souhaite que nous puissions travailler pour trouver des solutions concrètes acceptables pour nos concitoyens.

Je reviendrai sur les autres éléments du Conseil dans les jours qui viennent mais je pense que ce sujet se suffisait à lui-même.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Finances - Voir les 21 commentaires - Ecrire un commentaire

Il est comme cela des Conseils, dont l’ordre du jour est motivé par des obligations liées aux marchés publics.

 

Il en est ainsi de l’attribution du marché de nettoyage des groupes scolaires, des avenants à la délégation de service public de la restauration scolaire et celle relative à la gestion des centres de loisirs par la Ligue de l’Enseignement, etc.

 

l Une bonne nouvelle a été apportée quant au financement de la salle de spectacle : celle-ci, comme équipement structurant, va bénéficier de subventions croisées de la part du département, de l’Epamarne, de la commune, et, surtout, de la Région au titre du GP3. Je vous avais déjà parlé de ce sujet : je dois également évoquer le rôle joué par le Président CHARTIER de la Communauté de Marne et Gondoire, qui dirige l’instance en charge de la présentation des dossiers (l’Entente) ainsi que de votre serviteur en charge des aspects administratifs, dans l’attribution des 7 millions d’euros pour la salle de spectacle et le dojo. Le travail en synergie des communes et des regroupements de communes (les intercommunalités) peut aussi peser dans les rapports de force. Ceci en aparté, bien sûr !

 

l Des baux ont été modifiés afin de permettre une sous-location à des associations, comme celle présidée par Brigitte ABERGEL, dont le dévouement envers les enfants souffrant d’autisme est récompensé avec l’attribution d’un local. La vie politique locale est quelquefois ponctuée d’actes individuels qui mettent en exergue l’intérêt général. Je me permets de saluer cette initiative.

D’autres locaux bénéficient également aux associations. Il en est de même pour l’Agence de Développement économique (ADE) qui a été créée lors d’un Conseil municipal d’avril. Le Maire nous a affirmé que le Conseil d’Administration se réunira dans quelques semaines : il sera alors fait un point sur la situation économique assez dégradée de la Ville. L’actualité ayant rejoint l’analyse politique, il sera alors intéressant d’avoir des éléments sur la fermeture de Marché Plus, sur le Pôle de restauration à côté de MacDo, sur l’Atrium, sur le commerce de proximité du centre ville actuel et celui prévu dans la ZAC du Sycomore et enfin, sur le bilan maintes fois promis de l’impact sur la commune des innombrables voyages du Maire à l’étranger.

Pour rappel, nous sommes deux membres de l’opposition à faire partie de ce Conseil d’administration.

Cependant, le Maire nous a assez habitués aux commissions qui ne se réunissent plus après leur création, en sera-t-il de même pour l’ADE : sera-t-elle encore une belle arlésienne buxangeorgienne ?

 

l L’un et l’autre étant liés, il serait intéressant également que la Commission des Finances se réunisse, suite au(x) rapport(s) de la Chambre Régionale des Comptes afin de débattre sur la situation budgétaire de la Commune. La CdF devait se réunir de manière trimestrielle. Un nouveau Conseil municipal se réunira le 13 octobre, avec la lecture du deuxième avis de la Chambre régionale des Comptes sur la situation de Bussy. J’interviendrai de nouveau en Conseil sur ce sujet et je publierai rapidement un billet.

L’avenir de notre commune est comme cet incroyable été Indien que nous vivons en cet instant : orageux !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Démocratie locale - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire

Le monde entier a suivi les dernières élections américaines avec une passion jamais atteinte. Pour la première fois de son histoire, la démocratie américaine a choisi de remettre son destin entre les mains d’un Président issu de la communauté noire. Quelle avancée depuis le discours de Martin Luther King, quelle rupture avec une société qui pratiquait encore jusqu’à peu la ségrégation comme système social !

Le France a suivi avec effervescence cette élection : elle aurait voté à 80% pour Obama, tant les deux mandats de Bush ont été catastrophiques. Un Président avec une sensibilité sociale, avec un programme de santé révolutionnaire pour les Etats-Unis, souhaitant mettre un terme aux conflits dans lesquels des GI meurent tous les jours, voulant mettre le programme nucléaire militaire sous contrôle, etc. Je ne suis pourtant pas certain que dans notre pays, en ce jour, les électeurs aient élu un candidat issu de la diversité comme Président de la République.

La période de sanctification est passée et les relents racistes sont de retour dans les médias américains. Le Président Obama n’est pourtant pas un surhomme et il faut du temps pour changer en profondeur une société.

Puis, le prix Nobel de la Paix a été délivré ce jour avec pour attributaire… Monsieur Barack Obama. Rien n’a filtré des délibérations. Lorsqu’un homme se bat pour de justes causes, il participe de la construction de la société humaine. Pour moi, qui suis un humaniste, un formidable message est donné au monde : je crois que ce prix Nobel est de nouveau un immense espoir lancé sur la planète.

Cela me rassure, la politique a encore vraiment un sens et l’Amérique est encore capable de le produire.

Félicitations, Mister President !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Histoire - Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire

Il ne vous a pas échappé que le Président de la République et le Gouvernement ont dévoilé les modalités de mise en place d’une « taxe carbone ».


Il est vrai que nous arrivons dans un cycle où l’humanité va connaître la fin de ce qui a fait le développement de notre civilisation : celle de l’énergie fossile. L’invention des machines à vapeur, puis la découverte du gaz et du pétrole et enfin l’arrivée de l’énergie nucléaire ont bouleversé notre vie quotidienne. Notamment, dans un premier temps, celle des sociétés occidentales.

Le revers de ce progrès immense de la civilisation fut la pollution de la planète : en un siècle et demi, l’homme a influencé l’équilibre écologique de façon irrémédiable et dramatique.

Ce ne sont pas les différentes conférences internationales qui ont changé quoi que ce soit. Le traité de Kyoto n’avait pas été reconnu par les USA, premier pollueur mondial. A quoi servent des mesures nationales, certes citoyennes, à l’échelle du problème de la planète ?

La notion de pollueur/payeur a commencé à émerger sur d’autres fronts de la pollution, lors des épisodes dramatiques de marées noires, par exemple. Puis auprès des entreprises, qui ont vu des normes extrêmement contraignantes se mettre en place. Ce qui est une bonne chose. Puis, le citoyen a commencé à être instruit au comportement écologique avec le tri des déchets, les économies énergétiques sur l’habitat, les gestes du quotidien, etc. Les médias se sont rapidement emparés de ces thématiques.

Cela a permis de sensibiliser les jeunes générations à des comportements naturels et réfléchis.

 

Tout cela va dans le bon sens et la prise de conscience devient globale, à l’échelle de la planète.

Cependant, ces efforts ne sont pas gratuits : pour les Etats, les entreprises et les citoyens. Chacun va devoir mettre la main à la poche pour garantir une certaine forme de sauvegarde de l’humanité.

 

La fiscalité écologique est un moyen incitatif puissant à faire évoluer les comportements. La taxe carbone entre dans ce contexte, avec un soupçon de politique de la part du Gouvernement, à un moment où les Verts entrent dans le débat politique, largement plus crédibles depuis les élections européennes.

La réaction des français, fortement défavorables à l’annonce de cette taxe, est symptomatique d’un cruel manque de pédagogie de la part de l’Etat et d’une réelle erreur de communication de nos politiques. Tout le monde est d’accord sur le diagnostic mais les moyens d’actions sont loin d’être plébiscités.

Surtout lorsque l’on nous dit qu’une taxe supplémentaire n’est pas censée augmenter la pression fiscale. Les entreprises ne bénéficieront pas de remboursement, du fait de la baisse de la taxe professionnelle. Les particuliers auront un remboursement forfaitaire de cette taxe sur les impôts sur le revenu ou sous forme de chèque lorsqu’ils ne sont pas redevables. Le circuit est compliqué.

Ainsi, le carburant et le fioul domestique vont progresser forfaitairement de 4 centimes, cela à la veille de l’hiver. Les autres taxes attachées à ces produits ne diminueront pas pour autant. Il s’agit d’un bon moyen pour éviter d’utiliser un véhicule ou pour modifier la manière de chauffer son domicile.

 

Mais qui peut se passer d’utiliser son véhicule, dans les agglomérations comme dans les zones rurales ?

Les transports en commun sont quasi inexistants dans les campagnes et pas assez nombreux dans les villes. La sursaturation de ces moyens de transport affaiblit cette mesure : les particuliers continueront par défaut à utiliser leur véhicule, quel qu’en soit le coût. Je ne parle même pas de l’évidence pour les professions libérales, les aides à domicile, les routiers, etc.

 

Pour ne prendre que le cas de Bussy : comment éviter de prendre son véhicule pour aller faire ses courses, acheter son pain ou prendre le RER ? Comment éviter de prendre son véhicule le week-end lorsqu’une ligne de bus sur trois est ouverte ? Les banlieues vertes ne le sont que par la qualité de leur environnement, éloigné de l’agglomération parisienne, et non par la « mort des voitures ». J’attends le résultat du bilan carbone lancé sur Marne la Vallée.

 

Bref, le citoyen lambda, comme celui de Bussy, va être le pourvoyeur essentiel d’une fiscalité qui risque de le pénaliser, quoiqu’on en dise, dans sa vie quotidienne. Les industriels vont automatiquement et mécaniquement répercuter cette hausse sur le prix de leurs produits. Le citoyen de la classe moyenne se paupérise : il s’est endetté pour son habitat, il travaille loin de son domicile, possède au moins deux véhicules, subit une augmentation forte des impôts locaux, et se retrouve montré du doigt comme le pollueur éhonté du XXIème siècle qui doit donc payer seul des décennies d’inaction politique.

 

Il arrivera un jour où ce citoyen de la classe moyenne, pressuré par la droite et méprisé par la gauche n’aura plus (oserais-je cette métaphore ?) une goutte dans le moteur social. Il s’agit d’une responsabilité collective planétaire. Une question naïve : puisqu’il est précisé que le risque sur le climat est mortel pour l’ensemble de l’humanité, pourquoi ne pas sortir également du chapeau des Etats les mille milliards qui ont été attribués aux banques pour sauver l’économie ? Le banquier est aussi un homme… comme les autres !

 

Mais ceci est une toute autre histoire.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Développement durable - Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire

Il est des instants dans la vie quotidienne empreints d’une certaine morosité, tout de même teintée d'optimisme.

Il semblerait que des signes de reprises soient perçus par les acteurs économiques eux-mêmes. Sans tomber dans un autre extrême que celui de la peur générée par certains hommes politiques et médias, la courbe est en train de s’inverser. Cependant, la croissance reste à un niveau bas mais sans se dégrader.

 

Dans le titre de ce billet, je parle de prix à payer. Les Buxangeorgiens le savent bien, cette crise va se payer dans tous les secteurs de notre vie. A commencer par les impôts locaux : il n’y aura pas que la part « communale » de nos impôts qui va augmenter. Celles de la Région et du Département vont suivre la même inflexion, mais pour des motifs différents. L’Etat, également, dont le déficit record de 2009 va avoir pour conséquence une taxation tous azimuts afin d’apporter un peu d’oxygène aux dépenses publiques.

 

Attentif, depuis que je suis immergé dans la chose publique, je regarde l’évolution du tissu économique de notre département ainsi que celui de notre bassin de vie à Bussy. Les entreprises sont confrontées à une crise sans précédent, touchant essentiellement leur trésorerie et leur stock, ayant un impact direct sur les fournisseurs. De ce fait, les effectifs sont à la baisse avec une conséquence immédiate et sûrement durable : la disparition totale, dans certaines activités, du travail intérimaire. L’un de mes amis travaillant dans cette branche, chez l’un des leaders mondiaux de l’intérim, me disait qu’ils se diversifiaient dans des "produits ressources humaines" afin de survivre sur le marché. De ce fait, les jeunes et les seniors sont les plus touchés : la diminution de l’apprentissage de 40% obère gravement l’avenir de centaines de milliers de jeunes sur le marché du travail. Les seniors font l’objet d’un plan spécifique imposant aux entreprises de présenter un bilan des actions en faveur de ces femmes et hommes avant la fin de l’année (sous peine de verser une pénalité correspondant à 1% de la masse salariale).

 

Je ne sais pas comment cela se perçoit au niveau du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Bussy, alors même qu’une analyse annuelle des besoins sociaux est obligatoire. Il n’en est pas moins vrai que l’aide alimentaire a augmenté de 28% au niveau national et que 19 % des nouvelles demandes émanent de personnes jusque là inconnues des CCAS.

J’ai évoqué dans de précédents billets les risques de paupérisation de la population : qu’en est-il pour notre ville ? Quel est le bilan social avant l’arrivée d’une population ciblée par le logement social ? Comment la Ville répondra aux demandes sociales fortes ?

 

L’amorce de reprise économique n’est pas suffisante pour compenser une facture sociale explosive. Alors, les mesures visant à réduire le remboursement des médicaments, à instaurer la taxe carbone,  à augmenter les impôts locaux, à ne pas juguler l’inflation, à ne pas lutter contre l’augmentation des prix des produits de première nécessité ne vont qu’accentuer le vide social dans lequel nous nous glissons.

 

La France est un pays de solidarité que le monde entier envie. Je souhaite que nos politiques tirent les leçons de cette première grande crise mondiale du XXIème siècle, qui ne sera probablement pas la dernière. Il ne faut pas  s’arrêter au traitement des bonus des traders, même si cela est nécessaire. Ce n’est pas suffisant. Le sommet du G20 et la conférence de Pittsburgh doivent agir pour une réglementation de l’économie : les avantages accordés aux uns (prêt d’argent public aux banques, baisse de la TVA dans certains secteurs, etc.) n’ont engendré aucun avantage pour les autres. Les plus nombreux. Les oubliés de la crise.

 

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie économique et sociale - Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

A retenir

20 mars :
Journée mondiale du Conte
Journée internationale de la francophonie

21 mars :
2e tour des élections régionales
Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
Journée mondiale de la Poésie

22-26 mars :
Semaine européenne de l'énergie durable


26 mars :
Concert exceptionnel, "Carmina Burana", 120 choristes - 80 musiciens
Notre Dame du Val, 20h30

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