Chers amis blogueurs, je vous invite à faire un petit jeu avec moi qui consiste à
révéler les contradictions d’un interlocuteur qui pratique le discours injurieux d’une personne au bord de la crise de nerfs. Voulez-vous jouer avec moi ?
C’est parti. Voici le contexte.
Tout d’abord, vous prenez un joueur, en l’occurrence le Maire de Bussy, celui qui se persuade qu’il est un bon gestionnaire. Il le croit dur comme fer. Il doit être le dernier, avec La Marne, à croire à
« une embellie de la situation de Bussy ». La preuve en est que cette embellie va nous coûter, à nous Buxangeorgiens, 12% d’augmentation d’impôts en 2010, contre 15% l’année passée. Vous avez compris « embellie » ?
Le Maire voit les choses en grand. Il veut une ville de plus de 30.000 habitants, richement dotée en services publics compétents, leader francilienne du photovoltaïque, championne de France et de
Navarre du contrôle de la CRC et fondée sur une dette dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle avoisine les 100 millions d’euros (75 millions selon les dires du Maire auxquels s’ajoutent les
22 millions d’emprunts qu’il veut absolument et résolument faire passer, soit, 97 millions. Mais ne pinaillons pas !).
Notre édile ne supporte pas la
contradiction ni l’opposition. Il rêve d’un pays merveilleux, qu’il visite assez régulièrement, dans lequel l’opposition n’existerait pas, où les
banques seraient ravies d’être de vrais partenaires et où l’Etat serait… lui ! Malheureusement, il existe une opposition intelligente, soucieuse de la défense des intérêts des Buxangeorgiens
et refusant d’accepter le complexe mitterrandien de son Maire.
Alors, ce dernier perd son calme maniant l’insulte et la colère. Jouons donc à lui
renvoyer ses arguments et à mettre en exergue ses contradictions multiples. Vous pouvez appliquer la méthode de l’effet miroir dans votre vie professionnelle, elle se révèle très efficace pour
appréhender la personnalité de votre interlocuteur. Je vais m’adresser directement au Maire, l’espace de ce petit jeu, en reprenant les éléments pathétiques de son
blog :
1.
Le fait que nous ayons contacté directement la banque étrangère susceptible d’accorder le prêt
serait une « méthode de voyous ».
Il faudrait savoir, Monsieur le Maire : une fois, vous nous dites que le contrat
est signé, puisque vous l’avez inscrit dans le compte administratif ; une autre fois, vous nous accusez de vouloir détruire une négociation en cours. Alors, il est signé ou pas ce contrat, depuis la fin 2009 ?
Vos élucubrations frôlent la
diffamation, thème que vous connaissez bien, pour l’avoir utilisé sur tout ce qui bouge avec vos nombreux et coûteux avocats. Je ne laisserai personne, surtout pas vous, remettre en cause ma probité ou celles de mes collègues sans conséquences.
De plus, ne faites pas l’étonné, nous vous
avions prévenus lors de la commission des finances et des précédents Conseils municipaux que nous ne pouvions accepter ce prêt.
2.
Le fait que, si le prêt n’était pas accordé, cela provoquerait des problèmes pour le
paiement des salaires des agents de la commune, ainsi que des soucis de trésorerie.
Je crois qu’il est nécessaire de vous
offrir une petite formation budgétaire. Il est strictement interdit de financer des dépenses de fonctionnement par l’emprunt. Mes
agents de catégorie C savent cela. Alors, n’agitez pas des peurs légitimes liées à votre incompétence, comme celles de décembre dernier où des agents de Bussy sont venus nous voir en raison des
rumeurs (décalage de versement des salaires) qui circulaient au plus haut niveau de la Mairie.
Vous dites que des subventions seraient perdues, notamment celles du Contrat de
Plan ? Autant il est interdit de s’accorder des subventions d’équilibre comme vous l’avez fait dans le budget 2010, autant les
subventions acquises le restent. Ensuite, il faut que la Mairie soit en capacité de monter les dossiers, ceci est une autre affaire.
Vous dites que la Commune aurait des problèmes de trésorerie sans ce prêt. Mais,
n’avez-vous pas crié la bonne santé de notre commune dans la presse avec cet excédent de 3 millions d’euros ? Cependant, vous n’avez
pas dit que cet excédent était immédiatement « dévoré » par l’absence de rattachement des dépenses (ce qui ressemble à s’y méprendre à de la cavalerie budgétaire) et par les engagements
non soldés de l’exercice précédent. Cet aparté concerne les spécialistes, je voulais simplement passer le message. Effectivement, vous avez un problème de trésorerie mais qui, pour le coup, n’a
rien à voir avec l’emprunt, mais à votre conception pour le moins hétérodoxe des finances publiques.
3.
Le fait d’attaquer les délibérations litigieuses du Conseil municipal relèverait
d’un « vice intellectuel ».
Vous oubliez simplement que c’est le Préfet, à notre demande qui a déféré la
délibération inscrivant les 22 millions et que c’est le juge administratif qui l’a annulé. Alors, si l’application de la loi est un vice intellectuel à vos yeux, je le revendique et l’assume avec
fierté. Le véritable vice ne consiste-t-il pas plutôt, comme vous le faites, à ne rien communiquer aux élus, à vous lancer dans des montages financiers dangereux sans en référer aux
représentants des Buxangeorgiens (de la majorité comme de l’opposition)?
4.
Le fait de remettre en cause l’opportunité de ce prêt nuirait à la
Commune.
Et pour appuyer cette affirmation, vous nous menacez par un « avertissement solennel ». J’en tremble par avance, car vous allez nous menacer de quoi ? La véritable nuisance ne consisterait-elle pas, au
contraire, à refuser d’entendre l’évidente vérité ? Ce prêt nuit gravement à la santé de notre Commune.
5.
Le fait que Bussy ne serait pas Rondeau.
Je ne sais pas ce que cela vient faire là-dedans, mais je me sens soulagé par cette
affirmation, car j’ai longtemps éprouvé un doute. La personne de Rondeau ne m’importe pas, je ne la reconnais pas politiquement parlant, ce n’est pas mon problème. Celui dont j’engage la responsabilité est le Maire. Point.
Vous nous dites que nous vous détesterions. J’ai eu beaucoup de peine en lisant cela.
Quand cesserez-vous cette stratégie puérile de victimisation qui contredit ce que vous dites sur la différenciation des deux personnes ? C’est la raison pour laquelle, contrairement à vous,
je ne pratique ni l’insulte, ni la diffamation. Nos actions n’ont de sens que dans la défense des intérêts de nos
concitoyens.
Quant au mépris que vous éprouvez envers les élus de l’opposition, il est pathologique
puisqu’il s’applique universellement. Je m’en félicite, venant de vous. Je déplore simplement que ce manque de respect soit dommageable pour la démocratie locale et témoigne finalement que notre
action joue bien son rôle de contre-proposition par rapport à vos choix politiques. Nous sommes dans l’action. Vous restez dans la
communication.
Voyez comme ce petit jeu du miroir, chers blogueurs, est pertinent pour analyser les
rapports humains : le Maire, acculé dans ses retranchements, car il sait qu’il a tort sur le fond et sur la forme, est obligé de jouer l’outrance pour être pleinement dans son rôle.
Insultes, menaces, mépris sont les seules armes qui lui restent.
Nous, élus de Bussy Gagnant, nous
préférons le droit, l’intelligence, l’esprit de proposition, l’ambition pour notre ville, le respect des institutions de la République et de ses élus (même pour vous, Monsieur le Maire), la
justice pour faire valoir le droit des Buxangeorgiens, droit qui ne peut plus se résumer à payer plus d’impôts. Cela, mes collègues et moi ne
pouvons l’accepter.
« L’ignorance n’a pas de pudeur, elle a l’habitude très fréquente
de suppléer par
la violence ce qui lui manque naturellement »,
Nicéphore
Grégoras.
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