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Vie quotidienne


Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 09:58

De nombreux Buxangeorgiens se sont rendus à la médiathèque pour assister au vernissage de l'exposition des comités de jumelage de notre ville, le 5 février. Des membres de Bussy Gagnant ont assisté avec plaisir à cette fête de l'amitié et de la générosité. Mariette Baby profite de l’occasion pour nous rappeler ce qu’est le jumelage, ses objectifs et sa réalité dans notre ville de Bussy.

 

l Historique :

 

Les Associations ou Jumelages de villes étrangères ont été créés à la fin de la guerre pour rapprocher les populations en vue de la reconstruction de l’Europe.

En favorisant les échanges, en participant à des événements communs, en créant des liens d'amitié durable, qui se perpétuent à travers plusieurs générations, l'Europe devint une réalité à visage humain.

Puis, au fil du temps, les jumelages ont évolué vers des pays situés hors de la zone Europe.

 

l Poursuivant son évolution, notre ville  a mis en place plusieurs jumelages :

 

è La charte de l'amitié entre Bussy Saint Georges et les villes anglaises de Radcliffe on Trent et Home a été signée en 1999. En 2001, l'association A.R.H a été créée pour animer ce jumelage. Depuis cette date les 3 villes ont effectué de nombreux échanges d'ordre culturel, social, touristique, sportif... . Des cours d'anglais existent à Bussy.

 

è Le jumelage entre Bussy Saint Georges et San Giulano – Milano existe depuis 2002.

En 2007, une association a  vu le jour pour lui donner une nouvelle impulsion. Depuis, des conférences, des visites  sont organisées entre les deux villes afin de donner un sens concret à ce jumelage. Des cours d'italien existent également dans notre commune.

Le comité de jumelage souhaite accueillir cette année un groupe de danseurs de San Giuliano ; un échange entre lycéens est en train de se concrétiser.

 

è Le jumelage Bussy Saint Georges / Kyriat Ekron  (Israël) existe depuis huit ans. En 2008, le comité de jumelage devient officiel.

Le temps fort de ce jumelage fut la visite d'une délégation de Kyriat Ekron à l'occasion du 60ème anniversaire de l'état d'Israël. Musiciens, danseurs israéliens et druzes ont montré leur talent à l'intérieur du Gymnase Michel Jazy devant une foule de Buxangeorgiens enthousiastes. Des rencontres ont eu lieu au cours des années passées, la musique a toujours été mise à l'honneur.

 

è Le jumelage franco-allemand a été créé en 2004, suivi de la 1ère visite de la délégation allemande en 2005.

La charte a officiellement été signée en 2006 entre le Maire de Bussy de Saint Georges et celui de la ville allemande Meiningen. Ce jumelage, très actif, propose des cours d'allemand.

 

l Pour revenir à cette exposition, la majorité y a rappelé que si la municipalité est en quelque sorte le chef d'orchestre, la musique doit être jouée par les comités de jumelage et les habitants. La thématique principale de cette manifestation est l’urbanisme au travers du théâtre.

Chaque président de comité de jumelage a pris la parole pour expliquer ce qu’il a souhaité mettre en avant :

¦  Le plus grand dramaturge anglais, Shakespeare, au travers de sa ville natale Stratford upon Avon et des œuvres qui datent du 16ème siècle. 

¦  La ville de Tel Aviv qui fête cette année le centenaire de son existence. De nombreuses photos de très belle qualité montrent la ville, son architecture, ses principaux bâtiments. Une photo très remarquée montre les  fondateurs en 1909 devant les dunes de sable qui deviendront 100 années plus tard une ville moderne, bordant un littéral très animé.

¦  La Venise du VIIIe siècle par le biais de Carlo Goldoni, le fameux auteur de théâtre italien et créateur de la comédie italienne moderne. A cette époque la commedia dell'arte est à son apogée. Carlo Goldoni abandonne son métier d'avocat pour se consacrer au théâtre. Petit à petit, les comédiens abandonnent masques et artifices  pour montrer des caractères, des personnages réels.

¦  Le théâtre de Meiningen qui fut construit par le Suc de Saxe-Meiningen et inauguré en 1831. C'est en 1908, après un incendie, que le théâtre a été reconstruit dans un style néo-classique. De nos jours, le théâtre de Meiningen est toujours aussi renommé et sa réputation va bien au delà des frontières de l'Allemagne. Il est l'écrin de merveilleux décors.

 

On peut aussi y découvrir une superbe collection réunie par le club des collectionneurs de timbres, s'inspirant des thèmes évoqués dans l'exposition.

 

En dehors de ces nourritures intellectuelles, les visiteurs ont eu le plaisir de goûter à des spécialités culinaires, telles que pizza, muffins, cookies,  gâteaux au chocolat... préparés par les adhérents des comités de jumelage.

 

Le partage, la générosité, le plaisir de se rencontrer furent au rendez vous au cours de cette soirée, placée sous le signe de l'amitié entre les peuples. Nous avons juste  regretté l'absence de notre maire. Peu de « nouveaux habitants » étaient présents. Cela pourrait laisser penser, qu'il n'est pas si facile pour notre ville, de réussir à ce que chaque habitant se sente appartenir à une même communauté.

 

Bussy ressort pourtant grandie d'une telle cérémonie : le jumelage n'est ainsi pas simplement ces noms affichés sur une plaque en entrée et sortie de ville.

Lors de la campagne des municipales, Bussy Gagnant a donné sa propre définition et vision de ce que doit être le jumelage pour notre ville, qui doit  être en mesure de proposer à tous ses habitants la même envie de partage.

 

Vous pouvez visiter cette exposition à la Médiathèque de l’Europe jusqu’au 28 mars.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne - Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires

Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 22:07

J’adore lorsque le Maire parle de moi sur son blog. Surtout en ces termes sur son dernier billet intitulé « Dubosc contre le bon sens ».

 

Les tarifs de cantines n’ont pas fini de faire couler de l’encre. En effet, la municipalité, à plusieurs reprises, a voulu se rattraper en arguant une erreur de calcul ou autres excuses insensées. L’histoire se répète étrangement, puisque les mêmes événements à la virgule près, avaient déjà été servis en 2003…

 

Le Maire nous explique que, sur ce dossier, il devrait y avoir une union sacrée, tout le Conseil devrait être solidaire pour une augmentation de 15% des tarifs de cantines,  centres de loisirs et de l’étude. Eh bien non, chacun assume ses responsabilités. Le Maire de proposer et de reculer, l’opposition de remettre en cause les mesures injustes.

 

On en viendrait presque à croire que je suis responsable de ce cafouillage municipal ! Et de cette vague d’augmentations inconsidérées !

 

Puis, subrepticement, le Maire reprend les arguments d’un autre blog de l’opposition qui déclarait que s’étant abstenu, les autres groupes d’opposition, en votant contre, validaient de ce fait une augmentation encore plus forte !  Le Maire invoque sa première délibération qu’il semble lui-même condamner… Or, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, comme le dit le Code civil.

 

Oui, Bussy Gagnant a demandé au Préfet d’annuler la délibération de janvier.

Nous avons donc logiquement voté contre, deux fois, en décembre puis en janvier.

Etant directeur général d’une collectivité, je me permettrais de rappeler à notre édile qu’il n’avait qu’à annuler la première délibération pour passer la seconde : cela se pratique pour éviter un empilement illisible des décisions !

Je lui demande donc de refaire ses calculs, y compris une véritable étude d’impact sur les familles ; de prendre en considération l’avis des parents et de l’opposition ; de préparer un nouveau conseil dans les prochains jours en nous adressant, bien sûr, toutes les pièces attenantes (y compris le rapport d’Avenance – légalement, le maire doit contrôler sa délégation de service public). Tout cela en vue d’annuler ces délibérations (il n’a pas besoin d’attendre l’avis du Préfet pour le faire) et de nous en proposer une nouvelle, plus raisonnable et réaliste !

Tout est ici de son unique ressort et de sa seule responsabilité.

 

Il ne s’agit pas de politiser un débat sur une polémique que nous n’avons pas créée, surtout sur un sujet aussi sensible et s’attaquant aux fondements de la vie sociale,  mais de démontrer qu’une réelle opposition peut faire avancer les débats, dans le sens de l’intérêt des Buxangeorgiens.

 

Je remercie donc Monsieur le Maire de m’attaquer ainsi, car outre le fait que cela légitime mon action, et renforce de facto mes convictions, le niveau de connexion de mon blog, relatant l’ensemble des faits, explose.

 

Suite au prochain épisode. Peut être ce vendredi...

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne - Ecrire un commentaire - Voir les 30 commentaires

Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 16:29

Je me suis toujours demandé comment un journaliste procède, quelle méthode il utilise pour créer un reportage. J’imagine qu’il appréhende son sujet à 360°, en analysant toutes les facettes qu’une telle question peut avoir, afin d’être le plus objectif possible.
L’émission Capital, diffusée sur M6 le dimanche 1er février m’a laissé quelque peu perplexe. Le sujet basé sur les difficultés de la classe moyenne est fondamental pour la cohésion de notre société : en effet, selon moi, si la classe moyenne continue à se paupériser, le lien social, le désir d’évoluer, se trouvera tari avec toutes les conséquences que cela engendrera. En premier lieu le populisme.

 


L’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat ont été des dossiers traités avec pragmatisme. Celui du logement m’a semblé plus léger. Effectivement, la classe moyenne a de plus en plus de peine à rester en première couronne, je ne parle même pas de Paris intra muros.

Prendre l’exemple de l’attractivité d’une ville nouvelle comme Bussy était une excellente idée.

Bussy est une ville au sein de laquelle « il fait bon vivre », où certains quartiers offrent des espaces verts entretenus et agréables, où la vie associative est riche de ses membres nombreux et actifs… Où les nouveaux habitants sont accueillis avec faste lors de la cérémonie annuelle des vœux du maire... Où l’offre immobilière est variée, à un prix inférieur de celui de Paris…

 

Certes, tout ceci est vrai. Mais, il faut l’avouer, très légèrement sorti de son contexte. Monsieur le Maire, juste après la pause publicitaire, annonce en filigrane les sujets un peu plus complexes qui ne font pas de Bussy qu’un eldorado pour les promoteurs immobiliers (sic).

 

Ceci était le côté pile.

 

Le côté face. Les journalistes, en seconde partie, ont quelque peu effleuré les autres aspects de Bussy : le problème des places en crèches que le Maire présente avec la compassion nécessaire et suffisante ; les impôts locaux dont  le niveau se justifie par l’investissement fait par la commune … pour créer des crèches ! Les problèmes de stationnement vers les lieux de vie ; la saturation des infrastructures de transport (autoroute A4 et RER A)…

 

Ancien ou nouvel habitant de Bussy, nous nous attendons tous à évaluer notre niveau d’impôts à l’aune des services publics offerts à la population.

Eh bien non, pas un mot.

Pas un mot sur la dette qui va accabler les nouveaux comme les « anciens » Buxangeorgiens. Non plus sur un centre ville ancien qui se dégrade, faute d’entretien ou rénovation malgré les promesses. Ni sur le nouveau quartier du Sycomore qui va accueillir 1/3 de population supplémentaire sans que les interrogations soient levées sur la circulation, les équipements publics (y compris scolaires), les lieux cultuels, culturels et sportifs et leur coût de fonctionnent. Rien, non plus, sur la faiblesse de la politique sociale avec de plus en plus de familles en difficultés, l’isolement de la commune par rapport aux communes environnantes, la perte de l’identité (le seul patrimoine restant a été vendu à un promoteur), ou encore l’absence d’animation en centre ville, etc.

Je n’ai pas l’intention de faire une liste à la Prévert mais je constate que ces sujets, non abordés, seraient susceptibles d’intéresser les personnes qui souhaitent s’installer sur notre Commune.

 

Ces problèmes ne sont pas forcément inhérents à la ville, mais ils sont en grande partie dus à de graves erreurs de gestion que plusieurs générations de Buxangeorgiens vont devoir assumer. Ce défaut de transparence est également la cause d’un fort turnover des habitants.

Au quotidien, en exerçant son regard critique de citoyen, usager et contribuable, on s’aperçoit que le vernis ne tient qu’en surface…

Nous savons pourtant ô combien notre ville a du  potentiel, et que Bussy mérite un traitement à sa juste valeur. Des propositions concrètes et durables pour redresser la situation de la commune existent : nous vous les avons présentées dans notre programme de campagne. Nous continuerons donc à les défendre en jouant notre rôle d’opposition constructive et au service de l'intérêt général, tout au long de ce mandat.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

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