Je me suis toujours demandé comment un journaliste procède, quelle méthode il
utilise pour créer un reportage. J’imagine qu’il appréhende son sujet à 360°, en analysant toutes les facettes qu’une telle question peut avoir, afin d’être le plus objectif
possible.
L’émission Capital, diffusée sur M6 le dimanche 1er février m’a laissé quelque peu perplexe. Le sujet basé sur les difficultés de la classe
moyenne est fondamental pour la cohésion de notre société : en effet, selon moi, si la classe moyenne continue à se paupériser, le lien social, le désir d’évoluer, se trouvera tari avec
toutes les conséquences que cela engendrera. En premier lieu le populisme.
L’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat ont été des dossiers traités avec pragmatisme. Celui du logement m’a semblé plus léger. Effectivement, la classe moyenne a de plus en plus de peine à
rester en première couronne, je ne parle même pas de Paris intra muros.
Prendre l’exemple de l’attractivité d’une ville nouvelle comme Bussy était une excellente idée.
Bussy est une ville au sein de laquelle « il fait bon vivre », où certains quartiers offrent des espaces verts entretenus et agréables, où la vie associative est riche de ses membres nombreux et actifs… Où les nouveaux habitants sont accueillis avec faste lors de la cérémonie annuelle des vœux du maire... Où l’offre immobilière est variée, à un prix inférieur de celui de Paris…
Certes, tout ceci est vrai. Mais, il faut l’avouer, très légèrement sorti de son contexte. Monsieur le Maire, juste après la pause publicitaire, annonce en filigrane les sujets un peu plus complexes qui ne font pas de Bussy qu’un eldorado pour les promoteurs immobiliers (sic).
Ceci était le côté pile.
Le côté face. Les journalistes, en seconde partie, ont quelque peu effleuré les autres aspects de
Bussy : le problème des places en crèches que le Maire présente avec la compassion nécessaire et suffisante ; les impôts locaux dont le niveau se justifie par l’investissement fait par la commune … pour créer des
crèches ! Les problèmes de stationnement vers les lieux de vie ; la saturation des infrastructures
de transport (autoroute A4 et RER A)…
Ancien ou nouvel habitant de Bussy, nous nous attendons tous à évaluer notre niveau d’impôts à l’aune des services publics offerts à la population.
Eh bien non, pas un mot.
Pas un mot sur la dette qui va accabler les nouveaux comme les « anciens » Buxangeorgiens. Non plus sur un centre ville ancien qui se dégrade, faute d’entretien ou rénovation malgré les promesses. Ni sur le nouveau quartier du Sycomore qui va accueillir 1/3 de population supplémentaire sans que les interrogations soient levées sur la circulation, les équipements publics (y compris scolaires), les lieux cultuels, culturels et sportifs et leur coût de fonctionnent. Rien, non plus, sur la faiblesse de la politique sociale avec de plus en plus de familles en difficultés, l’isolement de la commune par rapport aux communes environnantes, la perte de l’identité (le seul patrimoine restant a été vendu à un promoteur), ou encore l’absence d’animation en centre ville, etc.
Je n’ai pas l’intention de faire une liste à la Prévert mais je constate que ces sujets, non abordés, seraient susceptibles d’intéresser les personnes qui souhaitent s’installer sur notre Commune.
Ces problèmes ne sont pas forcément inhérents à la ville, mais ils sont en grande partie dus à de graves erreurs de gestion que plusieurs générations de Buxangeorgiens vont devoir assumer. Ce défaut de transparence est également la cause d’un fort turnover des habitants.
Au quotidien, en exerçant son regard critique de citoyen, usager et contribuable, on s’aperçoit que le vernis ne tient qu’en surface…
Nous savons pourtant ô combien notre ville a du potentiel, et que Bussy mérite un traitement à sa juste valeur. Des propositions concrètes et durables pour redresser la situation de la commune existent : nous vous les avons présentées dans notre programme de campagne. Nous continuerons donc à les défendre en jouant notre rôle d’opposition constructive et au service de l'intérêt général, tout au long de ce mandat.












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