Lundi 22 août 2011
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Le sommet franco-allemand du 16 août, en pleine crise financière mondiale, a abouti à une proposition forte qui consiste à imposer le vote en équilibre des
budgets des États Européens.
Ceci devrait contribuer à rassurer les marchés, ainsi que les agences de notations qui ont tendance à s’affoler d’un éternuement !
Le couple composé du Président Sarkozy et de la Chancelière Merkel relance la machine européenne qui se trouvait affaiblie par la crise grecque, suivie de celle de l’Italie, etc.
La règle d’or consiste à obliger les États, dont la France, à voter leurs budgets avec le maximum de sincérité, à savoir que les
dépenses correspondent aux recettes. Les États ne peuvent plus financer leurs obligations par la dette, cela n’a plus de sens et contribue à la fragilité économique. Ils sont actuellement jugés
sur leur capacité à rembourser leur dette. A l’instar des Etats-Unis, la France a déjà un endettement de 1600 milliards d’euros, soit près de 80% de son PIB (la richesse produite). Il est
nécessaire de faire des économies sur l’ensemble des budgets y compris celui de la Sécurité Sociale.
Comment ne pas faire de parallèle avec la situation de notre (chère) Commune ? En effet, que dire, lorsqu’à plusieurs reprises la
CRC déclare que « le budget de la commune n’a pas été adopté en équilibre réel, les dépenses et les recettes n’ayant pas été évaluées de manière
sincère… » ou qu’elle « invite la Commune a poursuivre la mise en œuvre de mesures de redressement, notamment par la maîtrise rigoureuse de
ses charges de fonctionnement… afin de conforter et pérenniser le retour à une situation budgétaire équilibrée… ».
Au fil des ans, j’ai l’impression de lire un article de La Tribune sur la Grèce ou tout
autre pays européen touché par la crise. A cette exception près que, par défaut, les États concernés se plient aux exigences préconisées. Ce que ne fait pas Bussy, qui continue à augmenter de
plus de 20 % ses dépenses de fonctionnement, dépenses basées sur l’impôt payé par les Buxangeorgiens.
Les collectivités territoriales ont l’obligation de voter leur budget en équilibre, contrairement à l’État français. Une aberration qui
devrait être donc corrigée prochainement par l’inscription de la règle d’or dans la Constitution. La même « rigueur » devrait être imposée à Bussy par l’État, au lieu de compenser
systématiquement les déficits de gestion du Maire par l’impôt.
Exigeons le respect de la règle d’or au Maire de Bussy et exigeons un retour à l’équilibre (un réel retour à l’équilibre) non pas par
des recettes nouvelles (emprunt et impôt) mais par de (réelles) économies budgétaires. Le conseiller économique du Maire devrait le savoir plus que
tout autre : lorsque le maire cherche un emprunt exotique de 22 millions d’euros en Corée du Sud, sans succès pour le moment, cela concerne immédiatement le portefeuille des
Buxangeorgiens ; lorsque le budget n’est pas présenté avec sincérité par la majorité, l’équilibre se fait par le portefeuille des Buxangeorgiens.
A titre personnel, comme citoyen, propriétaire à Bussy, je ne peux accepter une nouvelle augmentation en plus des 50% de 2010, de 10 %
en 2011.
Cela frôle l’indécence, voire la provocation, comme par exemple, les derniers marchés publics publiés par la mairie sur le site de la
ville :
« Le présent marché porte sur la location en longue durée de véhicules neufs destinés à
être mis à la disposition des services de la ville de Bussy Saint-Georges. Ces véhicules seront loués sur une base de 36 mois pour 90 000 km. Options : entre 90 000 et 150 000 km 1 à 4 Véhicules
minimums type berlines 5 portes, toutes équipées GPS vitre électrique peinture métal. Moteur 2l et 2.5l diesel, kit main libre, roue de secours … ou bien l’organisation d’une conférence de presse pour parler des sites cultuels et
culturels…
ou bien celui-ci : « la commune a décidé de : • Procéder à la notation définitive et publique ; (étape 1) • Au cas ou la notation de Standard and Poor’s (S&P’s) le permettrait,
étudier et définir les caractéristiques d’une émission obligataire ; (étape 2) • Procéder à une levée de fonds sur le marché pour un volume compris entre 10 et 25 M€ dans des conditions à
préciser (durée de l’emprunt, date de l’émission, type de placement, etc. (étape 3) ;
ou enfin ce dernier marché : Consultation d’organismes financiers pour une opération de refinancement d’un lot de volume en pied d’immeuble, occupé par des services communaux, par le biais
d’une cession de l’usufruit dudit lot pendant une durée de 30 ans pour l’offre de base, de 34 ans pour l’option n°1 et de 37 ans pour l’option n°2. Cette cession sera accompagnée de la conclusion
d’un contrat de bail d’une durée identique entre l’organisme financier et la Commune… !!! (merci à un blogueur fidèle pour ces liens).
Je laisse cela à votre
sagacité, chers blogueurs. Voilà où passent les économies exigées par la CRC. La rentrée va être très … intense !
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