Mercredi 20 avril 2011
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L’actualité est souvent très forte en émotion dans notre secteur. Samedi, une famille est décimée
(Alexandra, 28 ans, Chaïna, 2 ans et leur oncle Gérard) à Chelles par un chauffard ivre, récidiviste et sans permis de surcroît. Et dimanche, une autre famille (une femme de 59 ans et deux
fillettes de 2 mois et 6 ans) est détruite par un autre chauffard, à Ozoir, le conducteur en fuite, s’étant enfin rendu mardi.
En tant que parent, je me sens particulièrement concerné par
ces drames abominables, car cela peut arriver malheureusement à chacun d’entre nous.
Puis, en tant que citoyen, je suis révolté qu’une personne
ayant des problèmes d’alcool reconnus, qui s’est fait plusieurs fois arrêter en état d’ébriété, puisse continuer à conduire. Son permis lui a été enlevé mais, pas son véhicule. Je lisais hier une proposition d’un parlementaire, qui consiste à
la confiscation du véhicule de toute personne n’ayant plus son permis pour ces raisons.
Je ne sais pas si cela aurait pu empêcher cet acte, cependant, je crois qu’il faut faire quelque chose. La
route est devenue, particulièrement en ville, un lieu de défouloir, dans certaines conditions une zone de « non droit » où l’on se sent maître de la route. Le nombre d’accidents
quotidiens sur les autoroutes qui nous entourent à Bussy montre bien que la vigilance des conducteurs s’est dégradée, que les risques pris sont souvent incompréhensibles. Être tué au volant est ce qu’il y a de plus injuste. Mourir par le fait d’un chauffard l’est encore plus.
Avant que l’émotion ne génère une nouvelle loi, je pense que l’arsenal répressif existant doit s’appliquer
avec la plus grande sévérité. Le droit est institué pour protéger le citoyen contre les voyous de toute sorte et la délinquance routière est bien reconnue comme telle. La récidive en la matière
doit être punie avec exemplarité, surtout lorsque l’on sait que des millions de conducteurs roulent aujourd’hui sans permis ni assurance. Et que l’on ne vienne pas me dire qu’il s’agit d’un
problème social d’accès au permis, trop cher, ou d’accès aux assurances, hors de prix. Lorsque j’ai commencé dans la vie professionnelle, j’ai attendu de bien gagner ma vie pour acheter une
voiture et pouvoir l’entretenir.
Dans le drame de Chelles, le cumul des fautes est phénoménal (alcool, absence de permis, récidive) et il
doit marquer les esprits pour que cela ne se reproduise plus. Un certain nombre de substances sont interdites au volant, tout contrevenant doit être sévèrement puni, car une voiture peut alors se
transformer en arme. La loi est la loi et nous avons le droit à la sécurité de nos familles. Ce sujet sera sans doute l’un des axes marquants des prochaines échéances électorales.
« Il
faut
savoir ce que l'on
veut. Quand on le
sait, il
faut
avoir le
courage de le
dire ; quand on le
dit, il
faut
avoir le
courage de le
faire »,
Georges Clémenceau.
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