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Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 10:37

La Tribune ManchesterLa question n’est pas exclusivement buxangeorgienne, mais elle résonne ici d’une manière tout à fait spécifique.

Je voudrais faire un parallèle audacieux, dans le cadre d’un article de La Tribune de début avril (cliquez ici pour suivre le lien vers l'article), entre Bussy et la ville britannique de Manchester. Un Buxangeorgien, que j’ai eu le plaisir de rencontrer et avec qui j’ai longuement discuté, m’a remis cet article en me disant qu’il avait trouvé quelques syllogismes avec notre commune.

 

Contrairement à nous, Français, les Britanniques n’hésitent pas à parler d’austérité. Face à une crise sans précédent, et afin d’éviter la faillite de la ville, Manchester s’est vue contrainte de « voter une baisse de 25% de son budget en deux ans, de supprimer 17% de ses emplois et de fermer de nombreux services publics ». Une catastrophe budgétaire, dans une commune déjà éreintée par des crises successives et qui a dû se résoudre à trouver ailleurs des ressources pour son fonctionnement.

 

Mais les Anglais voient toujours le bon côté dans le mauvais. De cette situation inextricable, les gestionnaires ont fait preuve d’intelligence afin d’optimiser les recettes et les dépenses. Ils ont pu déterminer où se trouvaient les gains de productivité et arbitrer, durement, les coupes budgétaires.

 

Cet effort, socialement difficile, les citoyens anglais ne bénéficiant pas de couvertures comme les nôtres, a finalement engendré des vertus, en attirant de nouveau les investisseurs privés, notamment avec des projets immobiliers colossaux.

 

L’intelligence en moins, de nombreux points de comparaison avec Bussy peuvent se faire : augmentation des dépenses, baisse des recettes, absence de stratégie d’investissement, recours systématique à l’emprunt, donc à l’impôt… Oui, mais après ? Rien ! Et c’est là que s’arrête la comparaison que je fais... Car, autant les élus de Manchester ont pris les mesures nécessaires pour sauver leur ville de la faillite, autant le Maire de Bussy s’apprête à présenter un budget avec les mêmes déficits structurants : plus de dépenses, moins de recettes : ajustement par l’impôt.

 

Je proposerai donc à notre Maire d’aller à Manchester, lui qui aime tant les voyages et qui fait le tour des places financières pour trouver un emprunt à sa mesure (5 millions,  ou 10 millions, ou même 20 millions…), pour prendre une leçon de real economy (traduction française : « Il propose d'apporter une réponse macroéconomique contracyclique à la crise sous la forme d'un ensemble ambitieux d'actions destinées à soutenir l'économie réelle », pour faire un peu dans la légèreté !).

 

"Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir", Gaston Bachelard. 

Par Yann Dubosc - Publié dans : Finances
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 00:00

L’exemple de l’extraction du gaz de schiste

 

Comme vous tous, je viens de découvrir que le bassin parisien était une réserve inédite en énergies fossiles, juste sous nos pieds !

En déplacement en Seine et Marne, j’avais déjà pu voir des derricks en pleine Brie et cela m’a toujours laissé perplexe. Gaz Fotolia 30795567 XS

 

Puis, subitement, la polémique sur les gaz de schiste, et les méthodes pour l’extraire, est venue au devant de la scène médiatique. En tant que citoyen, je me suis intéressé à ce sujet et je me rends compte que deux domaines vont s’affronter : l’un tenant à l’écologie (les risques pesant sur l’environnement du fait de la pollution issue des méthodes d’extraction), et l’autre à l’industrie (qui ne peut ignorer économiquement une telle production en région parisienne).

 

Car, ce problème existe aussi aux Etats-Unis. Une enquête du New York Times vient de mettre à jour les dangers liés à l’extraction de ce gaz (cliquer ici pour le lien sur le N.Y. Times).

Tout le monde s’agite dans tous les sens, mais quelle est la nature de cette extraction ? Le rapport du New York Times révèle plusieurs points :

-          le processus utilisé aux Etats-Unis est celui de la « fracturation hydraulique » qui consiste à creuser à plusieurs milliers de mètres pour aller chercher le gaz. Ce puits va être consolidé par du ciment et des produits chimiques sont utilisés pour faire exploser la roche. Bien entendu, toutes ces composantes vont toucher des nappes phréatiques rencontrées lors des forages.

-          Ainsi, l’explosion de la roche est due à la projection sous haute pression de grandes quantités d’eau, reproduisant un véritable « mini-tremblement de terre ». Une partie de l’eau remonte et l’autre reste sous la terre avec une teneur en produits chimiques (de 500 à 2000 produits cancérigènes relevés, dont du benzène), susceptible d’entraîner une contamination des nappes.

-          Une partie de l’eau contient également des substances radioactives très supérieures aux seuils autorisés.

 

Au-delà des aspects techniques, un vrai problème de santé publique peut naître.

La France a inscrit en la matière, dans sa Constitution, un « principe de précaution » qui devrait sûrement jouer à plein. Car les conséquences sur la santé, étudiées aux Etats-Unis, sont considérables : de l’eau potable impropre à la consommation, des nappes polluées et des traces de radioactivités dans les bassins de rétention, un risque de contamination des rivières et des fleuves selon l’agence de protection de l’environnement américaine.

 

La décision du Premier Ministre, François FILLON, de stopper les autorisations d’exploration est sage au regard des dangers évoqués ci-dessus.

Dans le même temps, l’est-elle au regard du développement industriel de la France ?

Je pose simplement la question, car je suis d’accord avec la décision prise. Cependant, les méthodes d’extraction américaines sont-elles les seules existantes ? Nous savons tous le peu de cas fait par les Etats nord américains de ce qui relève de la protection de l’environnement. N’existe-t-il pas d’autres méthodes, avec d’autres technologies ?

Les opportunités économiques ne sont pas légion dans notre pays et je pense qu’il faut réagir à froid dans ce dossier : quelle est la part de l’écologie et de l’industrie dans de telles décisions ? Sont-elles compatibles, à l’heure où nous sommes tributaires d’énergies fossiles importées de plus en plus chères?

Cette question se pose également dans un autre domaine sur le nucléaire. Il n’est pas possible d’agir dans l’émotion et de considérer que l’actualité, même dramatique, gère le calendrier politique. Le gouvernement doit être en mesure, et c’est ce que je lui demande en tant que citoyen, de prendre la meilleure décision en ayant pesé l’ensemble des paramètres et non à l’aune de cris de ceux qui, dans un sens comme dans l’autre, n’agissent que dans des intérêts partisans.

Dans ce débat, d’autres questions se posent à des échelles différentes. Christine ARANDA, sensible aux questions de santé publique, me faisait justement remarquer que l'extraction du gaz est peut-être à risque, mais nous ne nous posons pas la question quand il s'agit d'extraire le pétrole ailleurs, qui est tout autant source de pollution. Nous ne nous posons pas la question de la manne économique qui profite aux dirigeants de ces pays, mais ne profite pas à la population exploitée. Nous ne cherchons pas à savoir où sont envoyés les déchets de nos centrales.

 

Imaginons que le sous-sol de Bussy recèle de ce pétrole tant convoité : quel que soit le mode d’extraction, accepterions-nous, Buxangeorgiens, que des derricks soient installés sur notre commune, quand bien même cela serait assorti d’une promesse de l’État, par exemple, d’effacer notre dette, ou même confortés par un engagement étatique de nous dédommager en accédant gratuitement à cette énergie… mais néanmoins en considérant que nos biens peuvent pâtir de cette installation sur notre commune ?

Telles sont les limites entre deux réalités, écologique et économique.

 

J’aimerais, dans les débats qui s’annoncent en 2012, avoir une réponse à ces questions plutôt que de découvrir des éléments simplement dans la presse.

 

« Dans un environnement qui change, il n'y a pas de plus grand risque que de rester immobile », Jacques CHIRAC dans Une Nouvelle France.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Développement durable
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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 09:33

L’actualité est souvent très forte en émotion dans notre secteur. Samedi, une famille est décimée (Alexandra, 28 ans, Chaïna, 2 ans et leur oncle Gérard) à Chelles par un chauffard ivre, récidiviste et sans permis de surcroît. Et dimanche, une autre famille (une femme de 59 ans et deux fillettes de 2 mois et 6 ans) est détruite par un autre chauffard, à Ozoir, le conducteur en fuite, s’étant enfin rendu mardi.

 

En tant que parent, je me sens particulièrement concerné par ces drames abominables, car cela peut arriver malheureusement à chacun d’entre nous.

Puis, en tant que citoyen, je suis révolté qu’une personne ayant des problèmes d’alcool reconnus, qui s’est fait plusieurs fois arrêter en état d’ébriété, puisse continuer à conduire. Son permis lui a été enlevé mais, pas son véhicule. Je lisais hier une proposition d’un parlementaire, qui consiste à la confiscation du véhicule de toute personne n’ayant plus son permis pour ces raisons.

 

Je ne sais pas si cela aurait pu empêcher cet acte, cependant, je crois qu’il faut faire quelque chose. La route est devenue, particulièrement en ville, un lieu de défouloir, dans certaines conditions une zone de « non droit » où l’on se sent maître de la route. Le nombre d’accidents quotidiens sur les autoroutes qui nous entourent à Bussy montre bien que la vigilance des conducteurs s’est dégradée, que les risques pris sont souvent incompréhensibles. Être tué au volant est ce qu’il y a de plus injuste. Mourir par le fait d’un chauffard l’est encore plus.

 

Avant que l’émotion ne génère une nouvelle loi, je pense que l’arsenal répressif existant doit s’appliquer avec la plus grande sévérité. Le droit est institué pour protéger le citoyen contre les voyous de toute sorte et la délinquance routière est bien reconnue comme telle. La récidive en la matière doit être punie avec exemplarité, surtout lorsque l’on sait que des millions de conducteurs roulent aujourd’hui sans permis ni assurance. Et que l’on ne vienne pas me dire qu’il s’agit d’un problème social d’accès au permis, trop cher, ou d’accès aux assurances, hors de prix. Lorsque j’ai commencé dans la vie professionnelle, j’ai attendu de bien gagner ma vie pour acheter une voiture et pouvoir l’entretenir.

 

Dans le drame de Chelles, le cumul des fautes est phénoménal (alcool, absence de permis, récidive) et il doit marquer les esprits pour que cela ne se reproduise plus. Un certain nombre de substances sont interdites au volant, tout contrevenant doit être sévèrement puni, car une voiture peut alors se transformer en arme. La loi est la loi et nous avons le droit à la sécurité de nos familles. Ce sujet sera sans doute l’un des axes marquants des prochaines échéances électorales.

 

« Il faut savoir ce que l'on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire », Georges Clémenceau.

 

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne
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Du 21 au 27 mai : Festival Printemps de Paroles, Parc culturel de Rentilly 

 

26 mai 2012 : Les Foulées de Bussy

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