La question n’est pas exclusivement buxangeorgienne, mais elle
résonne ici d’une manière tout à fait spécifique.
Je voudrais faire un parallèle audacieux, dans le cadre d’un article de La Tribune de début avril (cliquez ici pour suivre le lien vers l'article), entre Bussy et la ville britannique de Manchester. Un Buxangeorgien, que j’ai eu le plaisir de rencontrer et avec qui j’ai longuement discuté, m’a remis cet article en me disant qu’il avait trouvé quelques syllogismes avec notre commune.
Contrairement à nous, Français, les Britanniques n’hésitent pas à parler d’austérité. Face à une crise sans précédent, et afin d’éviter la faillite de la ville, Manchester s’est vue contrainte de « voter une baisse de 25% de son budget en deux ans, de supprimer 17% de ses emplois et de fermer de nombreux services publics ». Une catastrophe budgétaire, dans une commune déjà éreintée par des crises successives et qui a dû se résoudre à trouver ailleurs des ressources pour son fonctionnement.
Mais les Anglais voient toujours le bon côté dans le mauvais. De cette situation inextricable, les gestionnaires ont fait preuve d’intelligence afin d’optimiser les recettes et les dépenses. Ils ont pu déterminer où se trouvaient les gains de productivité et arbitrer, durement, les coupes budgétaires.
Cet effort, socialement difficile, les citoyens anglais ne bénéficiant pas de couvertures comme les nôtres, a finalement engendré des vertus, en attirant de nouveau les investisseurs privés, notamment avec des projets immobiliers colossaux.
L’intelligence en moins, de nombreux points de comparaison avec Bussy peuvent se faire : augmentation des dépenses, baisse des recettes, absence de stratégie d’investissement, recours systématique à l’emprunt, donc à l’impôt… Oui, mais après ? Rien ! Et c’est là que s’arrête la comparaison que je fais... Car, autant les élus de Manchester ont pris les mesures nécessaires pour sauver leur ville de la faillite, autant le Maire de Bussy s’apprête à présenter un budget avec les mêmes déficits structurants : plus de dépenses, moins de recettes : ajustement par l’impôt.
Je proposerai donc à notre Maire d’aller à Manchester, lui qui aime tant les voyages et qui fait le tour des places financières pour trouver un emprunt à sa mesure (5 millions, ou 10 millions, ou même 20 millions…), pour prendre une leçon de real economy (traduction française : « Il propose d'apporter une réponse macroéconomique contracyclique à la crise sous la forme d'un ensemble ambitieux d'actions destinées à soutenir l'économie réelle », pour faire un peu dans la légèreté !).
"Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir", Gaston Bachelard.











Derniers Commentaires