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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 00:00

muguetFotolia 22185120 XSLe premier jour de mai est un symbole de solidarité et de combat social à l’échelle de la planète. Dans un monde qui évolue à tout instant, n’oublions pas les valeurs fondatrices qui sont les nôtres.

Bussy est une ville qui se situe dans ce monde complexe, où elle a toute sa place et un rôle à jouer.

Ce brin de muguet, en ce début de printemps, évoque pour moi ce que le passé nous a transmis et ce que l’avenir nous propose.

 

Bien à vous.

Par Yann Dubosc - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 17:04

St Julian's bayAvec mon épouse et ma fille, je suis allé passer un week-end prolongé sur l’île de Malte. C’est la deuxième fois que nous nous rendons en pays maltais, dans le port de Saint Julian’s. Outre la beauté stupéfiante de ce pays, à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident, la profonde sympathie que j’éprouve envers ses habitants, c’est surtout l’histoire qui m’attire. Frédérique, mon épouse, docteur en histoire, m’aide vraiment sur la compréhension de quelques points qui m’échappent.

Malte respire l’Histoire : il n’est pas une rue, pas un bâtiment, pas une place qui ne retracent des événements forts. La capitale, La Valette, est un modèle de conception militaro-religieuse avec l’influence des chevaliers hospitaliers, devenus les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, puis les héritiers des templiers après la dissolution de ces derniers par Philippe le Bel et le pape Clément V.

Cocathédrale St JeanA la veille de la visite de Benoît XVI dans l’île, je suis allé visiter la co-cathédrale Saint Jean, qui abrite notamment de nombreux tableaux du Caravage.  A l’intérieur, la cathédrale recèle de trésors de symbolisme religieux et guerrier : les tombes des moines-chevaliers regorgent de beauté et en même temps de violence. La mort est omniprésente, naturellement intégrée dans la conception philosophique de ces hommes de Dieu. Le culte de Saint Jean (soleil), de la vierge (lune) me remplit de respect.

En déambulant dans les rues de La Valette, je constate différentes influences : française, arabe, italienne et anglaise. Chaque nation a laissé des traces indélébiles, dans la langue, la culture et… la cuisine (pour le meilleur comme pour le pire !).

 

Malte-avril-2010--272-.JPGLes Français sont très appréciés par les Maltais. Mais je constate également une sorte de déclin du prestige de la France et cela dans les nombreux pays dans les lesquels je me suis rendu. L’image reste forte, mais a tendance à se déprécier rapidement. Nous avons trop eu l’habitude de croire que la France était une sorte de centre du monde, que l’esprit des Droits de l’Homme soufflait encore sur la planète, que les Lumières éclairaient encore les peuples. Il s’avère que cela est vrai, mais le monde s’est approprié ces valeurs qui aujourd’hui, lorsqu’elles existent, existent sans nous !

 

St Julian's bay 2Je remarque, pour le clin d’œil, que Malte est très en avance en matière de développement durable et de place du citoyen dans la ville. Des petits squares sont installés dans des espaces verts aménagés dans une densification urbaine à la méditerranéenne ; les trottoirs sont accessibles ; la signalétique est performante ; l’eau est gérée dans un souci d’optimisation. Bref, le citoyen maltais se sent responsable de la gestion de sa ville. Cerise sur le gâteau, notre chauffeur nous disait, un brin railleur que « son pays n’avait pas de problèmes politiques ». Cela m’a laissé légèrement songeur !

Par Yann Dubosc - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 19:49

J’ai appris, lors de mes lectures régulières du journal Le Monde, le décès de Monsieur Jean-Eudes Roullier, âgé de 78 ans, inspecteur des finances, qui a été une cheville ouvrière de la construction des villes nouvelles.J.E. Roullier
Cet épisode m’a incité à faire ce billet, car vous allez voir que rien n’arrive par hasard dans les villes nouvelles et, que ce que nous vivons aujourd’hui est la résultante d’une politique « délibérée » de la part de l’Etat. Il n’y a pas de critique dans mes mots mais, simplement, un constat issu de l’histoire.

Dans les années 60, Monsieur ROULLIER est choisi pour assister Paul DELOUVRIER, chargé par le Général de GAULLE de mettre de l'ordre dans l'explosion urbaine de la Région Parisienne.
La politique des villes nouvelles, créées pour organiser une croissance économique et démographique  polycentrique, va être la mission de sa vie. Il deviendra président du Groupe central des villes nouvelles en 1993.

Ce Groupe avait pour vocation d’acheter des milliers d'hectares, de positionner les lignes de transports et grands équipements, de négocier avec les élus locaux les problématiques d’aménagement, de définir les mécanismes financiers et institutionnels qui vont donner corps à ces collectivités nouvelles.
"Les Villes Nouvelles inventent une architecture politique et financière qui préfigure les futures intercommunalités. Elles sont un formidable théâtre d'expérimentation urbaine, architecturale, technique et sociale", selon Vincent Fouchier, son ancien collaborateur.
Expérimentations pas toujours heureuses mais "le travail sur l'articulation entre urbanisme et lignes de transports et sur la limitation de l'étalement urbain anticipait les préoccupations actuelles du grand Paris".

Expérimentation, mécanisme financier, préfiguration des intercommunalités... 
Cela ne vous rappelle rien?

J'ai le désagréable sentiment que notre destin, tracé, se déroule sans nous, citoyens et élus du peuple. Pour preuve, les autorités de tutelle et la Chambre régionale des comptes ne prennent pas en considération notre situation de Ville Nouvelle et se contentent de constater des difficultés budgétaires, qui existent par ailleurs. Remarquez également : la municipalité, la même depuis 10 ans, s'est gentiment contentée de dénoncer les carences de l'Etat. Point. Elle a réagi sans vraiment agir.
C'est la raison pour laquelle il ne faut pas sortir, dans l'immédiat, de notre statut de Ville Nouvelle. Comme dans une location, il faut faire un état des lieux. Or, on nous demande de payer des dégâts que nous n'avons pas commis. Dans ses conditions, nous devons demander des comptes au propriétaire avant de recevoir les clefs.
Les élus de la majorité et leur soutien national sont totalement dépassés par les événements et leur manque d'action sonne comme une acceptation de fait.
Cela n'est pas acceptable, car les Buxangeorgiens paient cette situation et, comme l’a dit le ministre de l’intérieur, qui était Nicolas SARKOZY en 2006, il y a risque d'évasion du potentiel fiscal. Donc, de richesse fiscale... 

Par Yann Dubosc - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

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