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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 17:58

Fotolia 18350013 XSIl n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Voilà ce qui peut résumer la situation actuelle à Bussy-Saint-Georges. En quelques jours, la commission des finances de la Commune, ainsi que le Conseil municipal, se sont réunis pour évoquer l’avenir budgétaire de notre ville (voir le Débat d'Orientation budgétaire en lien). Et je crois que nous repartons encore sur de mauvaises bases !

 

Le Maire a maintenu ce qu’il avait annoncé en réunion publique, à savoir la recherche d’un emprunt de 8 millions d’euros pour financer des investissements, dont j’ai hâte de connaître la liste, sûrement lors du vote du budget…

La majorité fixe son emprunt avant de définir les recettes : en effet, nos 50% d’impôts supplémentaires ont rapporté près de 5,8 millions d’euros, selon le Maire. Or, je constate, dans les tous premiers chiffres donnés lors de la commission, une hausse des « charges à caractère général » de près de 4 millions. C’est-à-dire ce que l’on peut qualifier de « train de vie de la commune ». Je ne jette (pas encore) la pierre, dans la mesure où l’on nous a soumis un document « martyr » qui peut évoluer fortement, mais mon petit doigt me dit que non !

 

J’ai alerté de notre situation le Président de la République, dont j’ai reçu une réponse, puis un courrier du Ministère de l’Intérieur. Je vais prochainement remettre la pétition signée par plus de 1200 Buxangeorgiens au représentant de l’Etat. Je demanderai à ce que des mesures fermes soient prises, si la majorité ne change pas de comportement vis-à-vis de ces dépenses. La progression des dépenses, que j’évoquais plus haut, serait justifiée par des mesures de « rattrapages », me dit-on. Et bien, je demande à ce que la mairie fasse autant d’effort que celui fait par les contribuables buxangeorgiens : soit 5,8 millions d’euros d’économies internes. S’il faut toucher aux services, il faut entamer cette réflexion sans tabou, car ce n’est pas moins que l’avenir de notre commune qui est en jeu.  La prise de conscience est globale, sauf par les principaux concernés.

 

Je résume le constat des dernières réunions (je vous épargne le couplet, « ce n’est pas moi, mais l’État ») : plus d’emprunt (au moins 8 millions), une augmentation des impôts (à l’instant T, +15%), une augmentation des dépenses (+4 millions) et aucune stratégie réelle.

 

La crise qui touche Bussy et les Buxangeorgiens n’est pas de la téléréalité, ni une partie de poker ! Il faut réagir maintenant, avec des mesures concrètes simples et de bon sens. Alors, il faut que chacun prenne ses responsabilités : nous décompterons les votes lors de la séance du Conseil municipal consacré au budget.

 

« Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise », Jean Monnet.

Alors, il est temps de changer !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Démocratie locale
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 12:20

Carte-electorale-Fotolia_2771622_XS.jpgEn tant que citoyen, dont les ancêtres se sont battus pour acquérir par la force le droit de vote, je suis encore une fois très surpris, pour ne pas dire plus, de la très faible participation à ce premier tour des Cantonales.

Record battu : 28,06% de participation sur plus de 12.000 inscrits ! Comment donner une vraie légitimité aux élus avec si peu de représentativité ? Est-ce vraiment un problème de légitimité qui se pose dans cette abstention ? Je ne le crois pas.

Cela me rappelle les élections Municipales de 2008, pour lesquelles un électeur sur deux ne s’était pas présenté aux urnes, beaucoup se disant que les « jeux étaient déjà faits »… Nous avons vu ce que cela avait engendré comme conséquences ! Comment mener une action pertinente contre un Maire et son équipe qui nous ont menés à la catastrophe, lorsque si peu de concitoyens manifestent leur intérêt pour la « chose publique » ?

 

Pour en revenir aux Cantonales, l’abstention fait le lit des extrêmes et des populismes qui foisonnent en période de crise.

En tant que membre de l’UMP, et je le revendique, le problème est moins le score du Front national que le manque de lisibilité des partis républicains sur les questions qui intéressent les Français. Finalement, ce n’est pas un débat sur l’Islam en France qui est urgent mais des réponses concrètes sur l’emploi (première préoccupation des Français), sur l’avenir des jeunes, sur le traitement des séniors (emploi, logement, santé), sur la sécurité (dans les villes et les campagnes, dans les transports, dans les écoles et les lieux publics), sur la fiscalité (des classes moyennes, notamment), sur le pouvoir d’achat (l’augmentation des denrées de première nécessité, celle de l’énergie), sur la protection des valeurs patrimoniales (immobilières, notamment), sur l’accès au logement, sur le rôle de la France dans la diplomatie internationale, etc., etc.

 

Toutes ces questions ne sont la propriété de personne, et surtout pas de ceux qui veulent les confisquer à leur profit. Les votes des électeurs ne sont pas non plus la propriété de qui que ce soit et je me méfie toujours de ceux qui donnent des consignes de votes : le citoyen est un être intelligent et non un enfant qu’il faut éduquer contre lui-même. De toute manière, il est seul dans l’isoloir.

Donc, les grands partis politiques si souvent injustement décriés aujourd’hui doivent revenir sur la scène des préoccupations des Français. L’UMP a aussi toute sa part dans ce débat, elle doit être à la pointe du débat sociétal puisque parti majoritaire.

 

Je suis intimement convaincu que l’intérêt des Français pour la vie politique, au-delà des caricatures et autres polémiques populistes, passe par le respect des citoyens : cela se traduit par le respect des promesses, le respect des valeurs, le respect des femmes et des hommes, le respect du travail, le respect de la famille, le respect des droits, le respect des obligations de la vie en société. Car nous aspirons tous à vivre tranquillement et en paix dans nos communes.

 

J’espère que ce record ne marquera pas l’histoire de notre ville et que les citoyens de Bussy sauront prendre leur destin en main.

Je crois en l’action politique, je crois aux valeurs du gaullisme depuis des années et cela sera toujours les raisons de mon implication au sein de ma famille politique.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Démocratie locale
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 19:22

Japon Fotolia 23396482 XSLe tremblement de terre a eu lieu il y a une semaine au Japon et les images diffusées, rappelant étrangement la fiction de Roland Emmerich, le Jour d’après, me hantent encore.

Comme vous, j’ai vécu en direct devant mon écran l’arrivée du tsunami et je n’en croyais pas mes yeux : comment une telle chose est-elle possible ? Notre « mère-nature » peut se déchaîner au point de renverser littéralement des villes entières : les voitures, les bateaux, les maisons ont été balayés comme des fétus de paille, en un instant. Des familles entières ont été emportées par des vagues de la taille d’un immeuble de 5 étages arrivant à des centaines de kilomètres/heures !

Autant de milliers d’âmes parties en quelques minutes sans que personne n’y puisse quoi que ce soit… Le désastre humain est marqué par des milliers de familles décimées, des survivants ayant tout perdu. Autres conséquences immédiates : des villes rayées de la carte, une industrie au point mort, une puissance économique fortement ébranlée…

 

Comme en 2004, nous nous sentons tous asiatiques et c’est la solidarité internationale qui abolit alors nos frontières culturelles et physiques.

Mais le pire n’est peut être pas encore arrivé : un tsunami nucléaire, cette fois, peut embraser un pays déjà traumatisé par cette force apocalyptique. Et toucher également l’ensemble de la planète, comme ce tragique accident de Tchernobyl. Après tant de douleurs, le pays, et la planète, sont confrontés à l’attente de l’inéluctable qui conduirait à la fusion d’un ou plusieurs réacteurs. Si nous avons tous été impuissants face à la violente vague océanique, nos Etats déploient toute leur ingéniosité pour éviter une vague de pollution inédite sur la planète.

 

Face à ces catastrophes à répétition, je suis ébahi par le stoïcisme de la population japonaise, par le courage de ces « kamikazes modernes », luttant dans la centrale de Fukushima. Comment aurions-nous réagi, nous, Français, face à cela ? Tous les commentateurs ont salué la force de ce peuple, certes préparé aux tremblements de terre, mais pas à celui-là, ce big one, qui a modifié l’axe de rotation de la Terre, et qui laissera de profondes séquelles physiques, économiques et mentales. Cependant, un proverbe ne dit-il pas du Japon « sept fois à terre, huit fois debout » ?

 

Alors, en ces jours difficiles, je voulais avoir une pensée pour les Japonais, ceux qui sont sur place, mais également pour les Japonais vivant en France et à Bussy, ainsi que pour nos compatriotes français restés au Japon.

Par Yann Dubosc
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