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Finances


Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 10:27

Fotolia_1395289_XS.jpgEh oui, je pèse mes mots !... La commission des finances du 3 mai peut se conclure par cette expression. Le Maire nous a dit que les programmes immobiliers étaient vendus facilement et que, contrairement à ce que je pouvais dire, personne ne quitte Bussy à cause des impôts.

 

La suite de mes propos va se faire au conditionnel, car honnêteté intellectuelle oblige, les chiffres peuvent encore être modifiés jusqu’au 11 mai, date du vote du budget. Je ne voudrais pas ajouter aux frais d’avocats !

 

Ainsi donc, selon la municipalité, il fait bon payer des impôts dans notre commune car le niveau des services en retour, ainsi que le nombre de ces services, justifient pleinement une nouvelle augmentation. Celle-ci serait, en 2011, de 9,5%, ceci sans compter les frais de gestion qui la porterait ainsi à 10%.

Dans le même temps, les charges à caractère général progresseraient de 3,2 millions d’euros. Pour moi, ce sont des charges nouvelles qui ne correspondent pas à un afflux de population équivalent sur un an. Les études, les frais d’avocats et de contentieux seront ventilés d’une autre manière, etc.

 

Le Budget 2011 ne verrait pas d’emprunts nouveaux inscrits…tant que les notifications ne sont pas effectives ! La Mairie vient de découvrir les vertus de la sincérité budgétaire : on inscrit que ce qui est sûr et certain et non des possibilités.

Cela évitera l’épisode de 2009/2010 avec l’inscription d’un simple contrat de courtage comme un emprunt de 22 millions d’euros...

Cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’emprunt avant le 31 décembre 2011 : l’adjoint aux finances réfléchit à « d’autres montages financiers »... En tout cas, nous serons extrêmement vigilants et nous n’hésiterons pas à interroger les services de l’État sur ces nouveaux montages.

 

La mairie estime être au taquet de toutes les économies possibles et avoir des fondamentaux de gestion excellents (sous-entendus pour ré-accéder aux crédits) : mais ces derniers sont essentiellement dus à un glissement des investissements, alimentant ainsi, par l’effet des réserves, le budget suivant. Et ainsi de suite.

 

Pour conclure cette commission sur une note d’humour, j’ai relevé que le Journal de Bussy, magazine municipal, a produit un article sur les dépenses de fonctionnement 2010 totalement faux : le train de vie de la Mairie y est fixé à 14 millions d’euros, alors que le budget 2010 inscrit 21 millions ; les charges de personnel sont fixées à 10 millions, toujours selon le même article, alors que le budget inscrit 13 millions, etc.

Cela fait beaucoup de chiffres, j’en conviens, on me l’a aussi reproché, mais je veux informer les Buxangeorgiens sur la réelle situation des comptes de la commune.

 

J’aimerais que le Maire reprenne son vélo, arpente les rues, interroge les banques assurant les prêts des particuliers, et constate le nombre de Buxangeorgiens qui doivent quitter la ville.

 

De l’autre, j’aimerais aussi évoquer les potentiels de Bussy, la volonté d’investisseurs privés qui souhaitent s’installer si les choses changent un tant soit peu, la chance pour le Sycomore de devenir une vitrine en matière de logements (concertés) et de développement économique (tertiaires, sources de ressources fiscales nouvelles et d’emplois), la jeunesse comme vecteur de richesse  de la commune, le potentiel fiscal des habitants de Bussy comme la garantie d’un développement maîtrisé, la conservation de notre identité de territoire, la fédération de la population autour d’un projet nouveau et ambitieux, etc.

J’ai fait un rêve…celui de ce Bussy que je viens d’évoquer et que nous pourrions construire ensemble. Il est temps que la ville que nous aimons passe dans une nouvelle ère (et quitte la quatrième dimension budgétaire !).

Par Yann Dubosc - Publié dans : Finances - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 10:37

La Tribune ManchesterLa question n’est pas exclusivement buxangeorgienne, mais elle résonne ici d’une manière tout à fait spécifique.

Je voudrais faire un parallèle audacieux, dans le cadre d’un article de La Tribune de début avril (cliquez ici pour suivre le lien vers l'article), entre Bussy et la ville britannique de Manchester. Un Buxangeorgien, que j’ai eu le plaisir de rencontrer et avec qui j’ai longuement discuté, m’a remis cet article en me disant qu’il avait trouvé quelques syllogismes avec notre commune.

 

Contrairement à nous, Français, les Britanniques n’hésitent pas à parler d’austérité. Face à une crise sans précédent, et afin d’éviter la faillite de la ville, Manchester s’est vue contrainte de « voter une baisse de 25% de son budget en deux ans, de supprimer 17% de ses emplois et de fermer de nombreux services publics ». Une catastrophe budgétaire, dans une commune déjà éreintée par des crises successives et qui a dû se résoudre à trouver ailleurs des ressources pour son fonctionnement.

 

Mais les Anglais voient toujours le bon côté dans le mauvais. De cette situation inextricable, les gestionnaires ont fait preuve d’intelligence afin d’optimiser les recettes et les dépenses. Ils ont pu déterminer où se trouvaient les gains de productivité et arbitrer, durement, les coupes budgétaires.

 

Cet effort, socialement difficile, les citoyens anglais ne bénéficiant pas de couvertures comme les nôtres, a finalement engendré des vertus, en attirant de nouveau les investisseurs privés, notamment avec des projets immobiliers colossaux.

 

L’intelligence en moins, de nombreux points de comparaison avec Bussy peuvent se faire : augmentation des dépenses, baisse des recettes, absence de stratégie d’investissement, recours systématique à l’emprunt, donc à l’impôt… Oui, mais après ? Rien ! Et c’est là que s’arrête la comparaison que je fais... Car, autant les élus de Manchester ont pris les mesures nécessaires pour sauver leur ville de la faillite, autant le Maire de Bussy s’apprête à présenter un budget avec les mêmes déficits structurants : plus de dépenses, moins de recettes : ajustement par l’impôt.

 

Je proposerai donc à notre Maire d’aller à Manchester, lui qui aime tant les voyages et qui fait le tour des places financières pour trouver un emprunt à sa mesure (5 millions,  ou 10 millions, ou même 20 millions…), pour prendre une leçon de real economy (traduction française : « Il propose d'apporter une réponse macroéconomique contracyclique à la crise sous la forme d'un ensemble ambitieux d'actions destinées à soutenir l'économie réelle », pour faire un peu dans la légèreté !).

 

"Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir", Gaston Bachelard. 

Par Yann Dubosc - Publié dans : Finances - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

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