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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 19:49

J’ai appris, lors de mes lectures régulières du journal Le Monde, le décès de Monsieur Jean-Eudes Roullier, âgé de 78 ans, inspecteur des finances, qui a été une cheville ouvrière de la construction des villes nouvelles.J.E. Roullier
Cet épisode m’a incité à faire ce billet, car vous allez voir que rien n’arrive par hasard dans les villes nouvelles et, que ce que nous vivons aujourd’hui est la résultante d’une politique « délibérée » de la part de l’Etat. Il n’y a pas de critique dans mes mots mais, simplement, un constat issu de l’histoire.

Dans les années 60, Monsieur ROULLIER est choisi pour assister Paul DELOUVRIER, chargé par le Général de GAULLE de mettre de l'ordre dans l'explosion urbaine de la Région Parisienne.
La politique des villes nouvelles, créées pour organiser une croissance économique et démographique  polycentrique, va être la mission de sa vie. Il deviendra président du Groupe central des villes nouvelles en 1993.

Ce Groupe avait pour vocation d’acheter des milliers d'hectares, de positionner les lignes de transports et grands équipements, de négocier avec les élus locaux les problématiques d’aménagement, de définir les mécanismes financiers et institutionnels qui vont donner corps à ces collectivités nouvelles.
"Les Villes Nouvelles inventent une architecture politique et financière qui préfigure les futures intercommunalités. Elles sont un formidable théâtre d'expérimentation urbaine, architecturale, technique et sociale", selon Vincent Fouchier, son ancien collaborateur.
Expérimentations pas toujours heureuses mais "le travail sur l'articulation entre urbanisme et lignes de transports et sur la limitation de l'étalement urbain anticipait les préoccupations actuelles du grand Paris".

Expérimentation, mécanisme financier, préfiguration des intercommunalités... 
Cela ne vous rappelle rien?

J'ai le désagréable sentiment que notre destin, tracé, se déroule sans nous, citoyens et élus du peuple. Pour preuve, les autorités de tutelle et la Chambre régionale des comptes ne prennent pas en considération notre situation de Ville Nouvelle et se contentent de constater des difficultés budgétaires, qui existent par ailleurs. Remarquez également : la municipalité, la même depuis 10 ans, s'est gentiment contentée de dénoncer les carences de l'Etat. Point. Elle a réagi sans vraiment agir.
C'est la raison pour laquelle il ne faut pas sortir, dans l'immédiat, de notre statut de Ville Nouvelle. Comme dans une location, il faut faire un état des lieux. Or, on nous demande de payer des dégâts que nous n'avons pas commis. Dans ses conditions, nous devons demander des comptes au propriétaire avant de recevoir les clefs.
Les élus de la majorité et leur soutien national sont totalement dépassés par les événements et leur manque d'action sonne comme une acceptation de fait.
Cela n'est pas acceptable, car les Buxangeorgiens paient cette situation et, comme l’a dit le ministre de l’intérieur, qui était Nicolas SARKOZY en 2006, il y a risque d'évasion du potentiel fiscal. Donc, de richesse fiscale... 

Par Yann Dubosc - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 19:58

J’ai été extrêmement peiné par l’annonce de la mort de Philippe SEGUIN. Ph. Séguin

Lorsque j’ai commencé en politique, en 1993, en participant à la campagne des législatives pour un député des Yvelines, le RPR était à son apogée.

Cette campagne avait engendré un véritable raz de marée de la droite : à l’époque, il y avait une dynamique politique, un chef, une idéologie, un esprit de groupe.

Les patrons du RPR avaient été invités à Sartrouville, ce qui m’avait donné l’occasion de rencontrer, pour la première fois, P. SEGUIN, A. JUPPE, C. PASQUA et Jacques CHIRAC.

Lors d’une réunion, j’ai eu la chance de pouvoir discuter quelques instants avec P. SEGUIN, moi jeune gaulliste militant, qui faisait le baptême du feu politique.

Cet homme m’a tout d’abord frappé par son discours : franc, honnête, direct, puissant. Ce sont des qualificatifs qui le définissaient parfaitement. Par la suite, son parcours a démontré que la liberté intellectuelle n’est pas un vain mot. Il a choisi sa voie et sa voix, comme un humaniste éclairé qu’il fut. Epicurien de la vie, il prenait un réel plaisir dans ses prises de paroles, il exprimait une vraie gourmandise des mots. Ce trait était parfaitement souligné dans l’émission rediffusée ces derniers jours et réalisée par son ami Serge MOATTI. Regardez son visage qui s’éclaire lorsqu’il sourit, entre deux colères, et vous trouverez l’homme.

Homme de combat comme, par exemple, dans la défense du « non » au traité de Maastricht, dans son face-à-face avec le Président MITTERRAND ; dans la campagne échouée à la Mairie de Paris ; dans son refus d’être ministre dans le gouvernement actuel, etc.

Quel homme politique refuserait aujourd’hui ce type de responsabilité pour rester dans ses convictions et être en harmonie avec sa conscience ? Il n’y en a presque plus.

En tant que Président de la Cour des Comptes, nous perdons un acteur fort du contrôle des dépenses publiques. Il connaissait bien, à ce titre, notre Commune pour avoir régulièrement émis des avis sur la façon dont le Maire et sa majorité mènent les affaires locales. Que va-t-il se passer, y aura-t-il un relâchement de cette saine pression qui pesait sur cette majorité ? La CRC sera-t-elle encore un partenaire attentif à la veille du vote du budget 2010, qui s’annonce calamiteux ? Voilà des interrogations qui naissent avec la disparition d’un homme intègre, d’un homme libre.

Par Yann Dubosc - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 10:39

En ces périodes politiques un peu troubles, dans lesquelles les frontières idéologiques bougent, les alliances et les désalliances se font et se défont au gré des envies de pouvoir, les sujets (certains d’entre eux) deviennent politiquement incorrects, je tenais à écrire ce que j’appelle un contre-billet, à savoir, dresser une liste non exhaustive des sujets que je ne traiterai donc pas sur ce blog.

 

Ainsi, je ne parlerai pas :

 

De la filiation en politique.

Du fait du prince comme mode de gestion.

De l’avènement de la VIème République.

De la publication des mémoires des anciens Présidents et des nombreux livres des Ministres en exercice.

Des petits mots sympathiques entre les femmes du Gouvernement.

Du procès Clearstream et du choc des titans sur fonds de règlements de comptes, le tout financé par nos impôts.

D’une possible promotion du Procureur de la République traitant de la même affaire.

De la soumission des médias et des rebelles du journalisme.

De la berlusconisation de la politique en France.

Des tribulations pathétiques d’un représentant de la Nation qui, voulant exclure un militant « gênant » au niveau local, envoie ses joyeux pieds nickelés vers le responsable de la rue de la Boétie.

Du coût de la présidence française de l’Union Européenne (171 millions d’euros… mais moins cher que prévu, soit 180 millions, nous dit-on).

Du déficit de l’Etat et des milliards d’euros qui sont miraculeusement trouvés pour alimenter les politiques publiques.

Du retour de la bulle spéculative et de l’absence de mesures coercitives pour éviter un nouveau krach financier.

Du déficit de la Sécurité Sociale, qui avoisine les 23 milliards en 2009 (30 milliards en 2010) et des déremboursements de médicaments qui rapportent 125 millions d’euros.

Du montant du grand emprunt.

Du bouclier et des niches fiscales, notamment pour les sportifs.

De la réforme des collectivités et de la suppression de la taxe professionnelle avec, en fond de théâtre, le ressenti des parlementaires dont 85 % sont des maires.

Du rôle de l’Etat dans la situation budgétaire de Bussy et de l’édito du site de la Mairie de Bussy, préférant l’emprunt à l’impôt (sauf que… l’emprunt d’aujourd’hui est l’impôt de demain !).

Du rapport de la Cour des Comptes sur la gestion par l’Etat de la décentralisation, et l’on peut se poser la question en filigrane de celle des OIN (Opération d’intérêt National) comme Bussy : entre rêve et réalité ?

Etc.

 

En effet, je ne parlerai pas de ces sujets, car ceux-ci marquent l’actualité immédiate, au niveau national et local. Bussy ne fait pas exception à ces thèmes récurrents ou tabous qui alimentent les lignes des blogs et autres moyens de communication.

L’ère dans laquelle nous entrons est celle d’une liberté d’expression paradoxale tant son contrôle se renforce d’année en année. C’est l’étrangeté de notre société et des mutations qui la traversent.

 

Je voulais faire ces quelques lignes avec humour et provocation. Il faut que vous le preniez simplement comme tel, même si quelques messages subliminaux se sont glissés ici ou là. Celles et ceux concernés se reconnaîtront sans mal. Pour les autres, toutes mes excuses !

Par Yann Dubosc - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

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Du 21 au 27 mai : Festival Printemps de Paroles, Parc culturel de Rentilly

 

26 mai 2012 : Les Foulées de Bussy

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