Je ne sais pas si vous vous souvenez clairement des échanges que nous
avons eus lors du énième vote du budget en septembre dernier.
Le Maire nous présentait ce budget comme un acte de courage politique à l’encontre de l’Etat, un acte volontariste, à l’instar des Présidents de Département (rien que cela) qui ont délibérément voté leurs budgets en déséquilibre. De plus, il nous avait gentiment « baladés », sans que l’on ait les moyens de le contrer à l’époque, en présentant un budget assis sur 20% d’augmentation des impôts et 8 millions d’emprunt (selon la théorie « Lamagnierienne » : l’emprunt ne créé pas de dette et fait baisser les impôts). Cela le 7 septembre, alors que le 4 septembre, le Préfet notifiait un arrêté prévoyant 50% d’augmentation d’impôts et une limitation de l’emprunt à 500.000€.
A cela, le Maire, que rien ne pouvait arrêter semble-t-il, a inscrit d'office une subvention d'équilibre non accordée de 500.000€, « puisque l’Etat se désengage », ainsi qu’une autre recette de réajustement d’office des bases fiscales de près de 11 millions d’euros. Il ne manquait que la planche à billet de la Banque de France pour boucler les recettes. Le Maire invoquait alors sa victoire actuelle et future contre l’Etat, via la justice.
Or, le Conseil d’Etat vient de considérer « qu’aucun des moyens (invoqués par la Commune) n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi ». Ayant déjà perdu auprès de la cour administrative d’appel de paris, notre Don Quichotte de la fiscalité locale a engouffré notre commune dans des frais d’avocats supplémentaires pour aboutir au fait que le pourvoi est rejeté au motif que « l’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun motif sérieux».
J’aimerais tant que le « sérieux » devienne un mode de gestion dans notre chère ville de Bussy. Pourquoi s’entêter de la sorte, alors qu’une armada de conseils est là pour éviter ce genre de situation, à moins que…
En tout état de cause, le Maire allume des contre-feux pour dissimuler derrière un rideau de fumée (SCOT, Marne-et-Gondoire, etc.), les contre-vérités et les vrais échecs de sa politique, dont le dernier est patent.
Pour consulter l'arrêt du Conseil d'Etat dans son intégralité, cliquez ici.













Une dépêche de Reuters m'est parvenue hier, intitulée : « Budget : des sénateurs veulent prévoir une croissance plus faible ».
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