Partager l'article ! « La faim d’une vie » !: Avec ce titre provocateur, je voulais lancer un pavé dans la marre. Le monde a réussi à mobiliser son ...
Avec ce titre provocateur, je voulais lancer un pavé dans la marre.
Le monde a réussi à mobiliser son énergie pour sauver le système bancaire, qui le lui rend bien en reprenant la spéculation là où il l’avait laissée avant la crise et, en distribuant des bonus qui pourraient nourrir une partie de la planète. Je me souviens d’un produit financier d’une banque belge qui proposait à ses clients de spéculer sur les denrées alimentaires, ceci en pleine « émeute de la faim »…
Je ne fais pas de l’angélisme mais ces injustices me révoltent. J’ai regardé une publicité sur le FAO (Food and Agriculture Organization) où son Directeur général, Jacques Diouf, égrène six secondes et, à la fin de ce compte à rebours, précise qu’un enfant est mort de faim. Il ajoute que nous avons les moyens techniques de mettre fin à ce massacre… Mais quasiment aucun président du G8 n’était présent à la dernière conférence de la FAO !
En effet, le 16 novembre, se tenait à Rome le sommet mondial sur la sécurité alimentaire : le Secrétaire général des Nations Unis, Monsieur Ban Ki-Moon a qualifié la crise alimentaire actuelle de « sonnette d’alarme pour demain».
La crise mondiale va non seulement renforcer les clivages existants dans les pays déjà touchés mais également dans ceux qui se croyaient à l’abri. Le récent rapport du Secours Catholique, ainsi que les constations des différentes associations d’aide aux démunis tirent également cette même sonnette. Certes, en France, on ne meurt pas de faim, mais la malnutrition touche aujourd’hui des enfants de notre pays.
Je crains fort que dans le contexte actuel, où l’Etat se désengage des politiques sociales en en faisant reporter la responsabilité sur les collectivités, que la situation des plus fragiles ne se détériore. La misère ne frappe plus exclusivement les couches populaires : la classe moyenne est affectée de manière inquiétante et silencieuse.
Que vont devenir les femmes seules avec enfants, les cinquantenaires mis au chômage, les séniors, les jeunes sans diplôme, etc. ? La liste est bien longue et les solutions proposées désuètes.
A mon simple niveau de citoyen de Bussy Saint Georges, ayant la chance de ne pas me trouver dans cette situation, je consacre une partie de mon temps libre (eh oui, il y en a encore un petit peu !) non pas à voyager dans le monde à la recherche de l’emprunt perdu, mais à une association de personnes handicapées qui tentent de se réinsérer dans la vie active. Elles aussi sont fragilisées par un monde qui les ignore, voire les méprise, et je consacrerai un autre billet à ce sujet.
Faire de la politique, c’est aussi s’engager dans des actions utiles, fortes, peut-être symboliques, mais porteuses de sens. Je laisse bien volontiers à mes détracteurs(« euses ») le soin de réfléchir à cette affirmation : “Il n’est pas possible de continuer à accepter l’opulence et le gaspillage quand le drame de la faim prend des dimensions toujours plus grandes.” (Sa Sainteté Benoît XVI). Appliquer cela dans notre vie quotidienne et dans notre vie politique locale serait faire preuve d’un remarquable exemple. Mais…
Nos chefs d'Etat sont très intelligents mais pas assez puissants !
Dans un contexte difficile pour tous en cette fin d'année juste après les hausses de cantine, de garderie, des impôts maintenant la fête .............. budget + 100.000 euros.
Cet argent pourrait servir dans le contexte très bienn illustré de ce billet qui n'en doutons pas ferait beaucoup de joie et de plaisir pour les personnes qui restent au bord du chemin.