Partager l'article ! Quelques réflexions sur Bussy: Le mois dernier, j’ai été interview ...
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Le mois dernier, j’ai été interviewé par une journaliste allemande de RFI, qui réalisait un reportage sur les villes nouvelles « à la
française ». Elle a été très surprise de voir comment Bussy avait été conçue sans tenir compte des besoins en services de la population. |
Comme un cinquième de la population, je suis installé à Bussy depuis 2005. Très vite, j’ai constaté que la Ville ne possèdait pas de vie sociale significative
ni de culture commune d’appartenance.
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Le constat est simple : le développement de la ville a été réalisé en prenant les problématiques à l’envers. L'urbanisation a été pensée avant l’aspect social de la ville. L’exemple du centre ville est symptomatique. Les lieux et les temps forts, nécessaires à fédérer et offrir la rencontre, l'échange et l'enrichissement mutuel pour permettre la connaissance des différentes cultures en présence sur le territoire de Bussy, n'existent pas. L'absence de lien social entre les habitants empêche le développement d'un sentiment d’appartenance à la commune.
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Quant aux autres quartiers, plus aérés et pavillonnaires, ils ne bénéficient d’aucun service de proximité. Les zones prévues initialement ont été urbanisées et ne peuvent plus accueillir, par exemple, de commerces de proximité. Or, dans toutes les villes, les quartiers périphériques possèdent des lieux de sociabilité tels qu'une pharmacie, une boulangerie ou une antenne de service public… en particulier pour permettre à ceux qui travaillent d'accomplir certaines formalités, poser une question ou simplement s’approvisionner.
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Pour comprendre les limites de la gestion communale, il suffit d'être confronté à un problème quotidien. Acheter du pain, quand on n'habite pas le centre ville, oblige à prendre son véhicule, sans être sûr de pouvoir se garer... Que dire alors des difficultés quotidiennes de stationnement lorsqu’on va prendre le RER ? Les adolescents doivent souvent s’adresser à des structures en dehors de la commune pour pratiquer une activité. Sans parler des problématiques de garde, qui concernent la petite enfance.
Il devient incontournable de fonder une gestion patrimoniale de l’avenir : si nous ne faisons rien, dans les dix années à venir, Bussy accueillera 10 000
habitants supplémentaires et achèvera son développement dans un environnement chaotique. Nous ne pouvons plus reproduire ces erreurs.
Il nous faut impérativement anticiper l’avenir avec réalisme et professionnalisme, répondre aux questions de nos concitoyens avec honnêteté, et créer les services publics fondamentaux pour la
cohérence territoriale de notre ville.
Il s'agit de ne plus penser en termes de construction pour la ville, mais en termes de vie pour ses habitants.
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