Vos élus

YD-copie-1.jpg

Yann DUBOSC  

 

 Nabia2010-copie-1

Nabia PISI

 

SK.jpg 

Son KOU

 

Christine ARANDA

Christine ARANDA

Nous contacter

Accès direct

     Tract.jpg

CrC et Bussy

Marché 26 sept (5)

Bouton.jpg

rdp.jpgvideos1.jpgTribune JdB-copie-1

Flux RSS

  • Flux RSS des articles

Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 12:00

Le mois dernier, j’ai été interviewé par une journaliste allemande de RFI, qui réalisait un reportage sur les villes nouvelles « à la française ».  Elle a été très surprise de voir comment Bussy avait été conçue sans tenir compte des besoins en services de la population. 

L’idée de ville-dortoir ou de ville-pyjama comme le disent les anglo-saxons (qui est une expression plus agréable) est encore forte. 


Comme un cinquième de la population, je suis installé à Bussy depuis 2005.  Très vite, j’ai constaté que la Ville ne possèdait pas de vie sociale significative ni de culture commune d’appartenance. 

fleche.gif

Le constat est simple : le développement de la ville a été réalisé en prenant les problématiques à l’envers. L'urbanisation a été pensée avant l’aspect social de la ville. L’exemple du centre ville est symptomatique. Les lieux et les temps forts, nécessaires à fédérer et offrir la rencontre, l'échange et l'enrichissement mutuel pour permettre la connaissance des différentes cultures en présence sur le territoire de Bussy, n'existent pas. L'absence de lien social entre les habitants empêche le développement d'un sentiment d’appartenance à la commune.

fleche.gif

Quant aux autres quartiers, plus aérés et pavillonnaires, ils ne bénéficient d’aucun service de proximité. Les zones prévues initialement ont été urbanisées et ne peuvent plus accueillir, par exemple, de commerces de proximité. Or, dans toutes les villes, les quartiers périphériques possèdent des lieux de sociabilité tels qu'une pharmacie, une boulangerie ou une antenne de service public… en particulier pour permettre à ceux qui travaillent d'accomplir certaines formalités, poser une question ou simplement s’approvisionner.

fleche.gif

Pour comprendre les limites de la gestion communale, il suffit d'être confronté à un problème quotidien. Acheter du pain, quand on n'habite pas le centre ville, oblige à prendre son véhicule, sans être sûr de pouvoir se garer... Que dire alors des difficultés quotidiennes de stationnement lorsqu’on va prendre le RER ? Les adolescents doivent souvent s’adresser à des structures en dehors de la commune pour pratiquer une activité. Sans parler des problématiques de garde, qui concernent la petite enfance.

Il devient incontournable de fonder une gestion patrimoniale de l’avenir : si nous ne faisons rien, dans les dix années à venir, Bussy accueillera 10 000 habitants supplémentaires et achèvera son développement dans un environnement chaotique.  Nous ne pouvons plus reproduire ces erreurs. 

Il nous faut impérativement anticiper l’avenir avec réalisme et professionnalisme, répondre aux questions de nos concitoyens avec honnêteté, et créer les services publics fondamentaux pour la cohérence territoriale de notre ville. 

Il s'agit de ne plus penser en termes de construction pour la ville, mais en termes de vie pour ses habitants.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Urbanisme - Ecrire un commentaire - Voir les 54 commentaires
Retour à l'accueil

Rechercher

Albums photos

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés