Partager l'article ! Vers une intercommunalité de projet: Les élections municipales ont été suivies du renouvellement des exécutifs des intercommunalités. Ces ...
Les élections municipales ont été suivies du renouvellement des exécutifs des intercommunalités. Ces élections sont importantes, car 92 % du territoire communal français est organisé sous cette forme en 2008. Ce mode de fonctionnement territorial est issu, notamment, des lois Administration Territoriale de la République (1992) et Chevènement (1999). Il est entré dans une nouvelle phase avec le renforcement de la décentralisation (Acte II de 2003-2004).
Pendant la campagne, j’ai entendu tout et son contraire sur l’intercommunalité : même si Bussy, du fait de son statut de ville nouvelle, ne peut intégrer une structure intercommunale, cela
ne l’empêche pas de réfléchir sur son devenir.
Rester isolée serait un non sens ; penser à une intégration me semble primordial au vu du développement de Marne la Vallée. En effet, dès 2009, le S.A.N du Val Maubuée devrait sortir du
dispositif de la Ville nouvelle pour s’organiser autour d’intercommunalités de grande importance. Le désengagement de l’Etat, autre phénomène préoccupant, se voit
paradoxalement renforcé par le transfert aux collectivités locales de compétences supplémentaires. Ne parlons pas non plus du « Grand Paris », dont le périmètre
serait susceptible d’incorporer les villes nouvelles !
è Chaque projet,
chaque décision, ayant un impact sur la globalité du territoire, fait l’objet d’une décision communautaire.
Elle est prise par le Conseil communautaire composé de 47 membres et précédée de l’avis du Bureau
communautaire composé des 15 maires. La recherche du « consensus » est
optimisée par ces instances de concertation.
Nous touchons au concept complexe mais néanmoins efficace de la gouvernance des territoires. Sur Marne et Gondoire, cette gouvernance
fonctionne très bien. En effet, chaque Commune est représentée par 3 membres au Conseil, ainsi que par son Maire au Bureau. Lagny, en tant que Commune ayant le plus
d’habitants (environ 20.000), bénéficie de 5 représentants.
è Une Commune
qui souhaite intégrer une intercommunalité, quelle qu’elle soit, doit en faire la demande par son Conseil municipal.
Le Conseil communautaire et l’ensemble des conseils municipaux des Communes membres doivent également se prononcer à la majorité. En fin de parcours, le Préfet, par arrêté, fixe
le nouveau périmètre territorial.
Une fois de plus, il n’est pas juste de dire que Bussy se fera « absorber » par l’intercommunalité ; il s’agit bien d’un choix politique, non
seulement de la Commune qui demande son adhésion, mais aussi des composantes de l’intercommunalité. Les esprits chagrins se feront peut être une raison : la liberté de choix est encore une des
données de la démocratie locale.
Enfin, je terminerai mes propos en félicitant Monsieur CHARTIER qui a été réélu à plus de 65 %. Le territoire de Marne et Gondoire est majoritairement à droite, avec un Président de sensibilité
de gauche, sans que cela n’occasionne de troubles de fonctionnement liés à une étiquette partisane…
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