Partager l'article ! Les voeux de Bussy en question: De nombreux Buxangeorgiens m’ont demandé ce que je comptais faire lors de la cérémonie des vœux : ...
De nombreux Buxangeorgiens m’ont demandé ce que je comptais faire lors de la cérémonie des vœux : y aller, et risquer de cautionner ainsi cette manifestation au coût indécent par rapport à notre situation financière. Ou bien, la boycotter, pour exprimer notre opposition quant à la gestion calamiteuse de notre ville.
Pour rappel, les vœux sont ouverts à tout Buxangeorgien désireux de s’y rendre, ceci sur réservation, et se terminent en « boîte de nuit » géante. Cependant, les places sont comptées : environ 1.500 pour 20.000 habitants. De ce fait, de nombreuses personnes ne pourront, de toute façon, pas y assister.
En 2007, selon l'historique des écritures, la note s’est montée à plus de 68.000 €. Dans le contexte actuel, alors que la ville a failli ne pas pouvoir payer ses agents en décembre, il faut quand même savoir que ce montant représente le salaire mensuel d’une trentaine d’agents de catégorie C. Rappelons aussi les difficultés qu’ont les associations pour obtenir des subventions (les vœux équivalent à 24 % de l’enveloppe qui leur est accordée).
Mes détracteurs pourront me rétorquer que ce montant n’est qu’une goutte d’eau, comparé à une dette s’élevant quasiment à 100 millions €… Oui, j’en conviens ! Cependant, si rien n’est fait en terme de fonctionnement, ce déficit continuera à se creuser. En conséquence, les impôts continueront, eux, d’augmenter… Notre image de ville mal gérée continuera d’être véhiculée par les médias… C’est donc un cercle vicieux qu’il nous faut rompre rapidement.
Certaines collectivités locales ont annulé leur cérémonie de vœux cette année, en raison de la situation économique. Bussy n’aurait donc pas été la seule. Et ce geste aurait pu être interprété par les établissements financiers comme un signe positif, quant à la vision du budget 2009 qu’a la majorité municipale.
Un autre élément paraît aussi important : un effort est aujourd’hui demandé à tous les parents d’enfants scolarisés déjeunant à la cantine. Ils doivent affronter une augmentation tarifaire scandaleuse allant jusqu’à 20 % des repas quotidiens ! Sachant que la crise est installée en France, que de nombreux salariés font face à du chômage partiel, que vont-ils penser de cette débauche de frais ?
Enfin, de nombreuses communes, qui ne sont plus des villages, font des « vœux institutionnels » à la population : y sont invités des représentants de la société civile –des associations, les partenaires institutionnels et privés, les plénipotentiaires des corps constitués, les élus locaux… Le Maire y présente le bilan de l’année écoulée et ses projets à venir.
Cela permet de resserrer les liens et de largement communiquer sur les réussites de la collectivité. Cela aide à obtenir des subventions et des crédits…
Ce n’est pas dans un brouhaha général, une musique trop forte, limitant toute discussion, et une lumière tamisée, que ce genre de relation peut s’établir. Une galette géante serait sans doute plus appropriée au type de cérémonie que nous connaissons à Bussy, et assurément moins coûteux et plus convivial.
En conclusion : oui, je me rendrai, accompagné de Nabia Pisi et Son Kou, à cette cérémonie fastueuse… L’opposition ne peut négliger les événements rythmant la vie de la commune. Nous serons donc présents et pourrons répondre à toutes les questions que vous voudrez nous poser sur la situation de Bussy et sur notre engagement envers l’intérêt général, envers vous, Buxangeorgiens. Rendez-vous donc le samedi 17 janvier.
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