Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 20:05

A partir de demain, 375 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire leurs 736 députés européens.

Certes, l’Europe nous semble un concept éloigné de notre quotidien. Et pourtant, elle est bien présente dans notre vie : liste noire des compagnies aériennes, réduction des coûts des appels téléphoniques à l’étranger, réglementation sur les fourrures animales,  «traçabilité totale » sur tous les produits alimentaires, standardisation de qualité et d’efficacité pour les médicaments, standard minima pour la qualité de l’eau potable et traitement des eaux usées, études européennes pour les Jeunes (ERASMUS), interdiction de produits toxiques ou phytosanitaires…
De même, la législation européenne impacte directement sur nos propres lois : l’Assemblée nationale et le Sénat doivent ainsi transcrire dans notre droit national toutes les directives prises au niveau européen.

Dans ces conditions, envoyer siéger à Strasbourg 72 députés choisis, c’est donc anticiper des répercussions politiques et socio-économiques des mesures européennes dans l’Hexagone et pouvoir agir en amont.

De plus, le Parlement européen est la seule institution européenne purement démocratique avec des membres élus au suffrage universel depuis 20 ans. Ce n’est plus une chambre d’enregistrement. Son pouvoir ne cesse de croître : la procédure de codécision avec le Conseil de l’Union (des ministres) oblige les deux instances à se mettre d’accord sur le contenu des textes législatifs,
concernant la circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux au sein de l’UE ou encore la protection de l’environnement (à l’exemple du "paquet Energie-Climat") et des consommateurs.

Nos parlementaires européens peuvent aussi bloquer le budget communautaire et doivent donner leur avis sur toute nouvelle adhésion. Enfin, le Parlement européen peut être à l’origine du processus législatif en demandant à la Commission l’élaboration de certains textes qu’il juge indispensables.

Enfin, l’aspect démocratique de l’institution est renforcé par la possibilité offerte aux citoyens européens de lui adresser des pétitions, ainsi que par son pouvoir de destitution de la Commission européenne.

Au  niveau communal, l’Europe, c’est plus de facilités dans les échanges culturels grâce aux jumelages, c’est la possibilité d’obtenir des subventions exceptionnelles pour mener à bien de grands projets par le biais du Fonds social européen ou encore du Fonds européen de développement régional. Concrètement, ce sont 14 milliards d'euros réservés à la France jusqu’en 2013 et pouvant financer des actions d’insertion par l’activité économique, de lutte pour l’égalité des chances, la réhabilitation d’une zone industrielle, la création d’une pépinière d’entreprise, le développement des énergies renouvelables…

L’Union européenne a trop échappé à ses ressortissants dans le passé. Reprenons maintenant son avenir en main !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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