Partager l'article ! ZAC du Sycomore : un début encourageant: Avant de présenter ma réaction et mon analyse sur la réunion de lancement du Sycomore, je tenais à ...
Avant de présenter ma réaction et mon analyse sur la réunion de lancement du Sycomore, je tenais à faire une mise au point sur ce que certains se
permettent d’écrire pour se justifier.
Je suis toujours étonné (voire déçu) de constater que seule l’opposition de Bussy Gagnant
est présente à ce genre de réunion, n’en déplaise à ceux qui tentent de lancer une polémique désespérée. Notre action positive a été également marquée par le fait que, sur le PLU, par exemple,
Bussy Gagnant a été le seul groupe de l’opposition à déposer une requête défavorable sur le registre de l’enquête publique sur des points précis source d’inquiétude et de désaccord (ci-joint le
rapport de l’enquêteur). Il est important que l’opposition soit crédible et participe aux
débats : seulement dans ces conditions elle sera respectée. Le reste n’est que peccadille et n’intéresse pas les Buxangeorgiens.
Voici plutôt ce qui vous intéresse.
Le 9 septembre, se déroulait en Mairie une réunion des élus consacrée au lancement de la ZAC
du Sycomore,
animée par les services de l’EPAMARNE et de la Commune.
Etaient présents également, afin de nous être présentés, l’ensemble des cabinets d’études entourant la maîtrise d’œuvre ainsi
que la maîtrise d’ouvrage.
Je dois avouer qu’en entrant dans cette réunion, j’avais un certain nombre de doutes tant sur le fond que sur la forme.
L’objet de cette réunion était essentiellement de faire connaître la démarche, de présenter les partenaires du projet, d’afficher une véritable démarche « développement durable » du futur éco-quartier.
L’introduction générale du directeur de l’EPAMARNE, Pascal BERTEAUX, a montré immédiatement
une volonté concrète de rupture avec le passé. Il ne semble plus possible de travailler dans un constant rapport de force : les relations semblent évoluer vers un véritable
partenariat. Et je salue ce changement.
Il est vrai que le dossier est fondamental : il s’agit de la création in extenso du dernier quartier de Bussy. Outre l’entrée de ville, dont un projet est à l’étude et sur lequel je me suis exprimé au dernier Conseil, les 117 ha du Sycomore vont être le véritable challenge de l’urbanisation de Bussy. Le choix en amont de consacrer cette ZAC à un éco-quartier me semble être de bon aloi. Le cahier des charges est très contraignant, les subventions de l’Etat sont conséquentes et le contrôle de l’effectivité du respect des normes instaurées est draconien. Bussy et l’EPA se sont dotés d’un cabinet spécialisé dans ce domaine pour assurer ce contrôle.
La réunion de lancement n’est pas entrée, bien évidemment, dans le détail mais des éléments d’informations importants ont été donnés quant au planning (d’ici à la fin de l’année, nous aurons des réponses quant à la programmation, à la concertation avec la population et les élus, aux ateliers de travail thématiques, etc.). Un autre point fondamental a été apporté par l’EPA : la ZAC fera l’objet de la construction de 3000 à 5000 logements, dont 20 à 30% de logements sociaux afin de faire rattraper à Bussy son retard pénalisant en la matière.
Il est bien clair que la fourchette de 3000 à 5000 logements n’est pas neutre : les impacts sont considérables en matière de transport, d’accès au centre ville, de stationnement, de services et de commerces de proximité, etc. L’aspect écologique du traitement de ces problèmes (bilan carbone, diagnostic énergétique), même avec la meilleure volonté du monde, ne peut pas faire oublier que l’arrivée de 10 000 à 15 000 personnes sur notre territoire doit être fortement anticipée.
Les élus ont cependant exprimé des craintes qui devront obtenir des réponses précises et
claires :
- la question du financement des équipements : la situation budgétaire et financière de la Ville ne peut laisser prévoir une prise en charge massive de ces derniers. Les subventions attendues par le Label éco-quartier (10 millions d’euros) ne couvrent qu’une infime partie des besoins de financement. Le rôle de l’EPA, en tant qu’aménageur public, va être encore une fois primordial et devra s’établir sur des bases acceptées des deux parties (EPA/Commune).
- La question des transports : elle est fondamentale dans tous ses aspects. A savoir, voiture, vélo, piéton, transport en commun, RER, etc. Bussy n’est pas le seul secteur en développement : le Val d’Europe poursuit son urbanisation, Montévrain et Marne et Gondoire également. Les besoins liés aux activités économiques et aux loisirs sont exponentiels. Cette thématique est déjà arrivée à son seuil critique. Nous serons très attentifs aux propositions qui seront faites par EPA, qui lance des études globales en la matière.
- La question de la densification urbaine : les 117 ha de la ZAC devront donc être « partagés » entre l’habitation, le service, l’activité, l’espace vert, etc. Le nombre de logements qui sera arrêté, faisant partie de l’effort demandé à l’Ile de France (soit 70 000 logements), entraînera une densification urbaine forte. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi car elle permet d’éviter l’étalement et de consacrer des espaces publics plus importants. Mais ceux-ci devront faire l’objet d’un entretien coûteux. Je reviendrai sur cette affaire de « densification » dans un prochain billet.
- Enfin, la question de la forme urbaine que va prendre ce nouveau quartier. Beaucoup d’entre nous se demandent quel visage urbain aura ce futur quartier du Sycomore. Continuation, rupture, expérimentation urbaine, innovation ? Ces interrogations trouveront leurs réponses dans les semaines à venir.
Bref, cette réunion, constructive et annonciatrice de beaucoup d’autres, me semble être un bon commencement. Je reste cependant prudent, la majorité nous ayant habitué à de surprenants revirements. Dans le contexte de Marne la Vallée, dont la mosaïque urbaine est quelque fois difficile à décrypter, Bussy peut-elle devenir exemplaire ? C’est mon vœu le plus cher !
Commentaires