Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 21:06

Il ne vous a pas échappé que le Président de la République et le Gouvernement ont dévoilé les modalités de mise en place d’une « taxe carbone ».


Il est vrai que nous arrivons dans un cycle où l’humanité va connaître la fin de ce qui a fait le développement de notre civilisation : celle de l’énergie fossile. L’invention des machines à vapeur, puis la découverte du gaz et du pétrole et enfin l’arrivée de l’énergie nucléaire ont bouleversé notre vie quotidienne. Notamment, dans un premier temps, celle des sociétés occidentales.

Le revers de ce progrès immense de la civilisation fut la pollution de la planète : en un siècle et demi, l’homme a influencé l’équilibre écologique de façon irrémédiable et dramatique.

Ce ne sont pas les différentes conférences internationales qui ont changé quoi que ce soit. Le traité de Kyoto n’avait pas été reconnu par les USA, premier pollueur mondial. A quoi servent des mesures nationales, certes citoyennes, à l’échelle du problème de la planète ?

La notion de pollueur/payeur a commencé à émerger sur d’autres fronts de la pollution, lors des épisodes dramatiques de marées noires, par exemple. Puis auprès des entreprises, qui ont vu des normes extrêmement contraignantes se mettre en place. Ce qui est une bonne chose. Puis, le citoyen a commencé à être instruit au comportement écologique avec le tri des déchets, les économies énergétiques sur l’habitat, les gestes du quotidien, etc. Les médias se sont rapidement emparés de ces thématiques.

Cela a permis de sensibiliser les jeunes générations à des comportements naturels et réfléchis.

 

Tout cela va dans le bon sens et la prise de conscience devient globale, à l’échelle de la planète.

Cependant, ces efforts ne sont pas gratuits : pour les Etats, les entreprises et les citoyens. Chacun va devoir mettre la main à la poche pour garantir une certaine forme de sauvegarde de l’humanité.

 

La fiscalité écologique est un moyen incitatif puissant à faire évoluer les comportements. La taxe carbone entre dans ce contexte, avec un soupçon de politique de la part du Gouvernement, à un moment où les Verts entrent dans le débat politique, largement plus crédibles depuis les élections européennes.

La réaction des français, fortement défavorables à l’annonce de cette taxe, est symptomatique d’un cruel manque de pédagogie de la part de l’Etat et d’une réelle erreur de communication de nos politiques. Tout le monde est d’accord sur le diagnostic mais les moyens d’actions sont loin d’être plébiscités.

Surtout lorsque l’on nous dit qu’une taxe supplémentaire n’est pas censée augmenter la pression fiscale. Les entreprises ne bénéficieront pas de remboursement, du fait de la baisse de la taxe professionnelle. Les particuliers auront un remboursement forfaitaire de cette taxe sur les impôts sur le revenu ou sous forme de chèque lorsqu’ils ne sont pas redevables. Le circuit est compliqué.

Ainsi, le carburant et le fioul domestique vont progresser forfaitairement de 4 centimes, cela à la veille de l’hiver. Les autres taxes attachées à ces produits ne diminueront pas pour autant. Il s’agit d’un bon moyen pour éviter d’utiliser un véhicule ou pour modifier la manière de chauffer son domicile.

 

Mais qui peut se passer d’utiliser son véhicule, dans les agglomérations comme dans les zones rurales ?

Les transports en commun sont quasi inexistants dans les campagnes et pas assez nombreux dans les villes. La sursaturation de ces moyens de transport affaiblit cette mesure : les particuliers continueront par défaut à utiliser leur véhicule, quel qu’en soit le coût. Je ne parle même pas de l’évidence pour les professions libérales, les aides à domicile, les routiers, etc.

 

Pour ne prendre que le cas de Bussy : comment éviter de prendre son véhicule pour aller faire ses courses, acheter son pain ou prendre le RER ? Comment éviter de prendre son véhicule le week-end lorsqu’une ligne de bus sur trois est ouverte ? Les banlieues vertes ne le sont que par la qualité de leur environnement, éloigné de l’agglomération parisienne, et non par la « mort des voitures ». J’attends le résultat du bilan carbone lancé sur Marne la Vallée.

 

Bref, le citoyen lambda, comme celui de Bussy, va être le pourvoyeur essentiel d’une fiscalité qui risque de le pénaliser, quoiqu’on en dise, dans sa vie quotidienne. Les industriels vont automatiquement et mécaniquement répercuter cette hausse sur le prix de leurs produits. Le citoyen de la classe moyenne se paupérise : il s’est endetté pour son habitat, il travaille loin de son domicile, possède au moins deux véhicules, subit une augmentation forte des impôts locaux, et se retrouve montré du doigt comme le pollueur éhonté du XXIème siècle qui doit donc payer seul des décennies d’inaction politique.

 

Il arrivera un jour où ce citoyen de la classe moyenne, pressuré par la droite et méprisé par la gauche n’aura plus (oserais-je cette métaphore ?) une goutte dans le moteur social. Il s’agit d’une responsabilité collective planétaire. Une question naïve : puisqu’il est précisé que le risque sur le climat est mortel pour l’ensemble de l’humanité, pourquoi ne pas sortir également du chapeau des Etats les mille milliards qui ont été attribués aux banques pour sauver l’économie ? Le banquier est aussi un homme… comme les autres !

 

Mais ceci est une toute autre histoire.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Développement durable - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
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Commentaires

Et encore, pour le bus qui fonctionne le week-end ce n'est que le samedi ! C'est vrai que personne ne travaille ou n'aime sortir de son domicile le week-end (humour) !!! Ne parlons pas, non plus, des horaires de passage... La voiture a n'est pas prête de disparaitre de nos rues !
Commentaire n°1 posté par Buxangeorgien curieux le 30/09/2009 à 03h01
Merci encore pour ce billet remarquable de bon sens.

Quant on voit le caspillage d'argent (nos impôts) à Bussy pour satisfaire l'appetit vorace de cette majorité pour dépenser plus et n'importe comment!.

Ils feraient bien de faire des économies pour une meilleure qualité de vie à Bussy en mettant en oeuvre une politique de la ville dans tous les domaines et laisser de côté les annonces de toutes natures et qui ne débouchent sur rien.

C'est ce que l'on appelle gérer à vue au jour le jour alors que Bussy mérite beaucoup mieux avec les compétences de l'opposition.
Commentaire n°2 posté par Bussy mérite mieux le 30/09/2009 à 08h46
Quand il y a env 20 ans, certains disaient qu'il fallait changer nos comportements, réduire nos consommations d'énergie, penser à d'autres solutions, cesser d'utiliser toujours plus de matière première, d'eau, d'engrais... on les prenait pour des illuminés.
Donc, pendant ce temps, alors que certains s'enrichissaient, achetaient toujours plus, spéculaient... d'autres ici et ailleurs s'appauvrissaient, la polution et les maladies qui vont avec augmentaient, les dettes augmentaient, les biens de consommations augmentaient, les terres s'apauvrissaient, les habitants des pays exploités immigraient...
Il était de bon ton de nous polluer de publicité pour toujours acheter plus, consommer plus. Comme dit un chanteur bien connu, le bonheur c'est d'avoir plein dans nos armoires. Nous on achetait, eux ils s'enrichissaient.
Et maintenant, on nous dit de changer nos comportements, tout en pensant tout bas pourvu qu'ils ne le fassent pas. Parce que tout ce beau chateau de sable repose sur le principe qu'il "faut relancer la croissance".
Vous les voyez se priver d'avions privés, renoncer à leurs résidences ici et dans les îles, se déplacer dans les transports en commun saturés, attendre pressés sur les quais du RER...
On nous dit : moins utiliser votre voiture, tout en construisant des centres commerciaux toujours plus en dehors des villes, en détruisant les commerces de proximité.
On nous dit : utiliser moins d'énergie. Alors ceux qui habitent dans du collectif, vont ils grelotter et séclairer à la bougie.
On nous dit : acheter moins (pour produire moins de déchets) alors que l'on ait à la veille de nous imposer la télé numérique (avec tous les changements d'appareils non compatibles). Il y en a qui se frottent déjà les mains et vont faire de belles affaires.
Mais qui peut se permettre de tout changer dans sa maison : panneaux solaires et autres équipements hors de prix. En fait, ce sont les mêmes qui vont bénéficier de réduction d'impots, réduire leurs factures et bénéficier d'un plus grand confort.
On nous dit : la dépense publique augmente trop. Mais vont ils renoncer à leurs cliniques privées, leurs soins exlusifs par professionnels de la santé choisis.
Vont ils s'entasser dans les salles d'attente des hopitaux publics, attendre des mois, payer des dépassements d'honoraires ou renoncer à des soins.
Il y a de plus en plus de monde dans les structures d'acceuil des restos du coeur, du secours cahtolique, du secours populaire et on nous dit : changer vos comportement. Mais qu'ils vont faire quand on sera tant pris à la gorge qu'effectivement on consommera moins.
Et quand on fait tout pour nous formater : programmes débiles, violents à la télé, comment oser dire qu'il faut changer de comportement.
je ne dis pas qu'il ne faut rien faire. Je dis qu'il faut plus de justice, qu'il faut faire de l'humain une priorité, qu'il faut cesser de nous considérer comme des consommateurs, qu'il faut de la solidarité, qu'il faut de l'honnêteté, qu'il faut de l'éducation pour tous, qu'il faut une réelle politique d'aide aux pays en voie de développement, qu'il faut cesser la corruption.
Commentaire n°3 posté par il faut changer de comportement! le 30/09/2009 à 20h10
La taxe carbone est injuste par certains côtés : vivant en Ile de France, nous serons considérés comme urbains, avec tous les avantages de la ville (transports, services, commerces...), alors que dans la réalité, seuls les Buxangeorgiens du centre peuvent se passer de la voiture ! Quand on voit qu'il n'y a même pas une boulangerie à côté des écoles, ni même une petite épicerie de proximité ! Il faudrait rendre responsables de ce développement contre durable nos chers élus qui n'ont pensé qu'à l'habitat...
Commentaire n°4 posté par Liberté le 02/10/2009 à 09h15
Qui ose dire que l'on n'augmente pas les impots ? A Bussy par exemple il est annoncé une hausse des taxes de 10%, je ne connais pas précisément la hausse pour la région, le département. En résumé, le résultat est le même,  Avec le peu de transparence que l'on connait de la part de la municipalité, savons nous comment va être utilisé notre argent ? en tout cas, pas pour réparer les trottoirs, pas pour rénover les quartiers du centre ville, pas pour la fameuse salle de spectacle, ni même pour les installations de loisirs prévues derrière la mairie.
En fait, plus on paie, plus la dette augmente ! et pour parler du développement durable sur Bussy, qui peut me dire ce qui a été fait depuis la nomination d'une élue dans ce domaine. Il y a urgence. Si l'on doit attendre la fin de la crise, les subventions suite à l'extrême urbanisation du quartier des sycomores, la venue des entreprises avec la taxe professionnelle ! on n'est pas prêt à ce que Bussy la ville résidentielle des parcs et jardins, ville nouvelle, ville exemplaire, inscrive le développement durable dans ses priorités.
Commentaire n°5 posté par la fiscalité et le développement durable à Bussy le 02/10/2009 à 18h08
Un manque évident d'organisation et de synchronisation concernant les travaux à Bussy perturbe gravement la circulation d'accès à la ville, l'autoroute, les villes autour, ....... bref le maire dans sa gestion des travaux de la ville est aussi performant que la gestion financière ie en un seul mot la débacle.
Commentaire n°6 posté par pagaille a Bussy le 03/10/2009 à 08h33
Pour parler d'organisation, il parait que les feux (qui ne fonctionnent pas) installés près du RER ont été en fait installés par erreur ! c'est du à une mauvaise coordination entre EPAMARNE et les services techniques.
Il parait que ca ne coute que 100000 euros et la moitié ne servirait pas!
Ca c'est de la bonne gestion.
Faut mieux ne pas parler de tous les frais de Bureau d'Etudes  pour des projets un peu partout dans la ville qui ne se feront pas vu qu'il n'y a plus de sous dans les caisses. Mais j'oubliais le principal : Bussy est une ville résidentielle avec un centre ville qui donne vraiment cette belle image. Qu'est ce que ca serait si elle n'était pas résidentielle !
Commentaire n°7 posté par une bonne organisation le 04/10/2009 à 19h58

A retenir

15 mars :
Journée nationale des droits des consommateurs

18 mars :
Conseil municipal - 20h30


20 mars :
Journée mondiale du Conte
Journée internationale de la francophonie

21 mars :
2e tour des élections régionales
Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
Journée mondiale de la Poésie

22-26 mars :
Semaine européenne de l'énergie durable

26 mars :
Concert exceptionnel, "Carmina Burana", 120 choristes - 80 musiciens
Notre Dame du Val, 20h30
 

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