L’Allemagne, l’Europe, le monde s’apprête à fêter la
chute du « mur de la honte », ligne de béton qui séparait le monde dit « libre » du communisme.
Je me souviens encore de cette émotion qui étreignait les téléspectateurs le 9 novembre 1989, face à ce spectacle inimaginable de ces Allemands se réunissant pour la première fois depuis l’édification, en 1961, du mur par la RDA de W. Ulbricht avec le soutien de l’URSS de N. Khrouchtchev.
Je me souviens de Monsieur Rostropovitch (émotion toute artistique, moi-même étant violoncelliste) jouant Bach au pied de ce mur entrouvert, laissant passer son flot d’Allemands de l’Est médusés, regardant avec angoisse et bonheur cette fenêtre grande ouverte sur la liberté occidentale.
Nous étions tous persuadés que l’armée allait tirer sur la foule, qu’il y aurait une intervention de l’URSS, que… Et puis, rien ! L’histoire démontre que le Secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev ne voulait pas d’un bain de sang et, peut-être, n’en avait-il plus les moyens.
La chute du mur de Berlin fut ainsi le premier acte de la réunification de la RFA et de la RDA (3 octobre 1990).
Cette nouvelle Allemagne, pesant 80 millions d’habitants, première puissance économique européenne, a fait peur à la France, et notamment à son Président de la République, François Mitterrand, qui souhaita, à l’époque, avoir des garanties sur la suite des événements politiques. Il fut l’artisan de l’amitié et de la collaboration franco-allemande, qui devrait prochainement aboutir à la désignation d’un ministre commun aux deux Etats.
Aujourd’hui, les liens qui unissent nos deux pays sont indéfectibles et profitables à l’Europe entière. En témoignent les récents Conseils européens, ou encore la présence de la chancelière allemande Angela Merkel aux côtés du Président Nicolas Sarkozy pour la commémoration du 11 novembre et de la fin de la « Der des ders ».
Mais la chute d’un mur, d’un bloc géostratégique, a entraîné l’édification de beaucoup d’autres dans le monde. A croire que la solution à un problème politique réside dans son « enfermement », qu’à l’ombre d’un mur, le problème disparaît. Les populations qui sont « cachées » derrière réagissent souvent comme les Allemands de l’Est à l’époque, par la volonté d’aller de l’autre côté, là où la liberté semble un eldorado fascinant.
Je fais le vœu pieux que tous ces
murs puissent tomber, au-delà des contingences politiques. La liberté est le bien le plus précieux
de l’humanité.
En cette période anniversaire, j’apporte toute mon amitié au peuple allemand et plus particulièrement à nos amis de Meiningen, située en Thuringe (et donc en ex-RDA), Ville jumelée avec Bussy depuis 2006.
11mars :
Journée européenne des victimes du terrorisme
13 mars :
L'espace fantastique fête son carnaval
15h : défilé Grand'Place / Place de Verdun
14 mars :
1er tour des élections régionales
Pour reprendre l'un de vos derniers billets, il nous manque un autre Lévi-Strauss pour plaider le rapprochement des peuples.
Et aussi des murs dans nos cerveaux qui ne veulent pas accepter que notre mode de vie met la planète en danger.
Sans aller loin, peut être que dans notre ville, les murs entre les habitants existent ils vraiment ?
A tous ceux à qui on a fait croire que demain serait mieux qu'aujourd'hui.
Résultat : plus de chomage, les riches deviennent de plus en plus riches, l'éducation n'est plus signe de progrès, les acquis sociaux tombent les uns après les autres, la laicité recule, tricheries, scandales sont monnaies courantes (et spécialement à des niveaux élevés)... ils savent nous endormir avec leurs belles promesses.