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Suite au Conseil Municipal du 13 octobre, voici mes premières réactions
face au spectacle de showman du Maire. Celui-ci était tellement détaché de la gravité de la situation qu’il a commencé son discours par des plaisanteries décalées (en référence à des personnages
de Disney), s’en prenant à certains membres de l’opposition d’une manière méprisante.
Pourtant, croyez
moi, il n’y a pas matière à rire.
Le Conseil s’est réuni pour prendre acte du 2ème avis accablant de la CRC concernant la situation économique et budgétaire de notre ville (avis du 18 septembre 2009 de la CRC).
Il faut que vous sachiez que la municipalité va perdre l’initiative budgétaire dans son ensemble au profit de Monsieur le Préfet.
Comment en est-on arrivé là ?
Le Maire, au cours de ses deux mandats, n’a eu de cesse de dénoncer un désengagement de l’Etat qui avait à l’égard des villes nouvelles en particulier un comportement paradoxal : exigeant la
production de logements d’un côté mais ne donnant pas les moyens financiers pour gérer les besoins en équipement des populations accueillies de l’autre. Sur ce point, l’histoire lui donne raison
mais dans une certaine limite. Je pense que le rythme de logements construits sur Bussy ne correspondait pas à la demande formelle de l’Etat. D’ailleurs, la logique est claire : si nous
avions moins produit, le Préfet aurait eu la possibilité de se substituer au Maire pour signer les permis de construire. Ce qui n’a jamais été le cas.
Bussy a continué à grandir à un rythme sans équivalent avec ses recettes. Cela, l’Etat pouvait le comprendre et mettre fin à ses incohérences, comme de faire supporter à la Commune seule
certains équipements ne relevant pas de sa compétence. Mais là non plus, ce n’a pas été le cas.
Une pause aurait été
nécessaire, comme il est fait aujourd’hui avec le Sycomore, afin de mettre tous les paramètres sur la table. Or, il s’est produit exactement le processus inverse : un rythme soutenu de
constructions, un besoin en équipement accru (en matière scolaire, périscolaire, petite enfance, social, etc.). Il était bien évident que la Commune ne pouvait assumer ces dépenses, sans se
mettre gravement en danger.
A plusieurs reprises, il a été proposé un plan de redressement de la part de la CRC : à chaque fois le Maire et
son équipe s’en sont exonérés sur le motif de la poursuite d’une certaine vision politique et urbanistique. Cela prêterait à sourire si ce n’était pas aussi grave, notamment en raison du
paiement de la facture par les Buxangeorgiens.
Ce refus obstiné
est marqué par le fait qu’aujourd’hui, un tiers, l’Etat, va reprendre la main sur les finances de la Commune et il va appliquer une méthode toute mathématique pour régler notre problème. Il y a
de multiples exemples de collectivités touchées par cela et ayant subi de fortes augmentations des impôts. La CRC ne dit pas autre chose dans son dernier considérant, je cite « que les taux adoptés par le Conseil municipal dans le budget rectifié peuvent être retenus dans le cadre d’un plan pluriannuel de
résorption du déficit qui suppose la poursuite des économies et le maintien de la pression fiscale en 2010 et 2011 ».
Donc, d’un côté, une augmentation des impôts sur au moins trois ans, à hauteur de +10% par an au minimum et de l’autre une recherche d’économies supplémentaires dans la gestion de la Commune.
Ceci non plus n’est pas une découverte. Le fonctionnement de la ville a été dénoncé par la CRC sans que cela soit suivi d’effets. Je n’aurai pas la cruauté de revenir sur les chiffres, je crois
qu’il s’agit d’une décision politique sur laquelle nous ne pouvons être d’accord mais qui l’engage en tant que Maire, ainsi que la majorité qui vote le budget. En conséquence, il est logique qu’aucun organisme bancaire ne soit enclin à prêter quoi que ce soit à une ville en faillite qui n’offre plus de garantie de
remboursement.
Je vois l’avenir ainsi : le Préfet va prendre froidement toutes les mesures nécessaires au redressement de la Commune et les Buxangeorgiens, eux,
n’auront pas voix au chapitre.
Je pense qu’il faudrait réunir en urgence la Commission des
Finances afin de débattre de la situation. Nous sommes tous conscients du caractère extrêmement grave de
la décision de la CRC et de ses conséquences. Je la crois sage. Cependant, je suis moins persuadé que toutes les conséquences soient tirées. Il
faudra des efforts de pédagogies inouïes pour convaincre les Buxangeorgiens que le Maire n’a pas sa part de responsabilité dans la situation dans laquelle nous nous
trouvons.
Le Maire
et la majorité, devrais-je dire, doivent en tirer les conséquences, n’en déplaise à ceux qui la quittent une fois les 2 derniers budgets votés à l’unanimité de ses 26 membres. Ce qui est
quand même très surprenant !
Il ne faut pas non plus omettre les facteurs exogènes de
notre situation : la crise a eu un effet démultiplicateur sur notre commune, ne serait-ce que sur l’accès au crédit. Demain, la réforme de la Taxe Professionnelle va entraîner une baisse des recettes qui à terme ne sera pas intégralement compensée, sauf surprise de dernière minute lors
des débats législatifs. Le dynamisme des bases fiscales, en tout état de cause, ne fait pas partie des mécanismes de compensation. Le foncier reste une donnée importante mais ne pèsera jamais
autant que la TP. Bref, dans ce système, les ménages porteront inévitablement le poids fiscal de ce delta manquant. Comment sera-t-il possible de
solliciter encore plus les Buxangeorgiens dans ces conditions ?
Mes propos sont très pessimistes à la sortie de ce Conseil et je suis inquiet sur l’évolution de ce dossier. Les élus de la majorité considèrent cela comme un épiphénomène, tout juste bon à faire
quelques phrases, quelques quolibets, dont on me dit qu’ils sont ressortis depuis dix ans dans ce genre de situation. Les explications données sont
pleines de contradictions que j’ai relevées au cours de la soirée.
Y a-t-il un pilote dans le monde merveilleux de la
municipalité ?
Je pose d’autant plus cette question que l’actualité nous rejoint : toute proportion gardée, sans équivalent dans la
comparaison, j’entends déjà les réactions de certains bloggeurs… Quelques minutes avant le Conseil, un reportage de TF1 évoquait le cas de la ville de Grigny, dont le Préfet vient de prendre le
« contrôle » budgétaire en augmentant les impôts de 50%. Le principe est le même, le représentant de l’Etat constatant le manque de rigueur budgétaire des élus de la Ville. La sanction
est prise et les citoyens doivent en assumer le coût.
Au-delà des responsabilités des uns et des autres, je souhaite que nous puissions travailler pour trouver des solutions concrètes acceptables pour nos
concitoyens.
Je reviendrai sur les autres éléments du Conseil dans les jours qui viennent mais je pense que ce sujet se suffisait à lui-même.
Votre compte rendu reflète parfaitement bien la situation catastrophique au plan financier dans laquelle se trouve être plongée notre ville. J'ai quitté la majorité et rejoint l'opposition (groupe Bussy en Action) en toute transparence, prenant ainsi ma responsabilité d'Elue de ne pas poursuivre une direction insensée qui est celle prise par la majorité actuellement, je me suis exprimée sur le blog de Bussy en action à ce propos http://www.bussyenaction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=95&Itemid=1, j'exprime ainsi les motivations qui m'ont amenée à prendre cette décision et je répondrai à quiconque me demandera des comptes sans avoir besoin que l'on me pointe comme ayant fuit la majorité par crainte des représailles. Jeune élue, je répondrai des 18 mois passés au sein de cette majorité où je n'ai plus ma place.
Comme vous, je serai attentive et néanmoins prête à agir, si telle est la volonté de la majorité, avec l'ensemble des membres du conseil municipal dans l'intérêt de notre ville et des Buxangeorgiens.
Bien cordialement.
Christine Aranda
J'ai accédé à votre demande de "droit de réponse" sur mon blog, en toute transparence. Cependant, mon trouble vient essentiellement du fait que nous, conseillers municipaux, avons appris de manière officieuse (les explications étant données sur un blog) qu'un membre de la majorité quittait celle-ci pour intégrer l'opposition.
Aucune déclaration en Conseil municipal n'a été faite, de votre part ou de celle du Maire sur les motifs de cette rupture. Croyez en ma surprise et celle des membres de Bussy Gagnant de vous voir siéger aux côtés de Monsieur Lafaye.
Chacun est bien évidemment libre de changer d'opinion, mais face à un épisode aussi grave que celui-ci, j'estime que les élus, par respect pour eux, auraient pu être informés en début de séance de ce changement dans la scène politique buxangeorgienne.
Vous savez vous ce qui est prévu sur la place des foires ? les rumeurs qui circulent parlent de nouveaux batiments, encore et encore.
Pour revenir au préfet, qu'est ce qui compte aujourd'hui : construire, construire et toujours construire. Il n'y a plus d'espace libre dans les autres communes d'Ile de France. A Bussy, il en reste encore un peu. A Bussy, ils ne peuvent rien dire vu qu'ils sont surendettés, eh bien qu'à cela ne tienne. C'est à Bussy que l'on va construire. Et qu'est ce qu'il fait notre Maire : rien ou plutot il acquiese : n'a til pas écrit que pour lui, il ne verrait aucun inconvénient à voir arriver 5000 logements de plus au nom de la mixité sociale !
Ca ne sert à rien enfin pour le moment de placer notre ville sous tutelle : les dépenses ne vont pas exploser : il n'y a plus d'argent dans la tirelire et les banques ne prêtent plus. Donc on va attendre un peu. Une fois qu'il n'y aura plus à rien à prendre sur Bussy (je parle des espaces libres), on pourra passer à la vitesse supérieure. C'est de bonne guerre, non ?
Il n'arrête pas de dire : il faut que l'on travaille ensemble pour que chacun puisse amener ses idées, alors je me répète : il attend quoi ?
Ah j'oubliais, il est peut être parti à l'extérieur ? en voyages d'affaires ?
Ca serait risible si ce n'était pas grave. En bref : on lui dit à notre maire ce qu'il peut dépenser pour respecter le budget approuvé par le préfet (approuvé, ce n'est pas le mot exact). Si on lit entre les lignes, cela signifie : gel dans les projets municipaux (je ne parle pas des projets de l'état ou des projets privés).
Mais comme d'un autre coté, les recettes vont diminuer, les besoins vont augmenter, vous voyez les conséquences sur votre porte monnaie et sur vos conditions de vie. On n'est pas encore à la réelle mise sous tutelle administrative, mais on s'en approche. On nous annonce aujourd'hui plus de 28% pour les 3 années à venir, dans le cas le plus optimiste. Il nous promettait aucune hausse d'impot...
Et bien, on pourrait demander à leur service technique comment ils font : les trottoirs du centre ville sont propres, les poubelles vidées, les trottoirs ne sont pas défoncés.
Des fois, il vaut mieux balayer devant sa porte (au sens propre comme au sens figuré)
Nous sommes, Buxangeorgiens de base, bien conscients de ce qui va se passer... Seule l'équipe municipale semble dans le déni, voire dans le délire de persécution via une victimisation chronique ! Ne faudrait-il pas songer à une thérapie de groupe pour nos élus municipaux ?
Donc sans ressources, sans emprunt, la ville va probablement être un peu moins résidentielle. Les habitants, eux, vont devoir supporter financièrement les choix de cette muncipalité. Pour certains, ca va être très dur. On est loin de la ville exemplaire et modèle.
Ils ne pensent qu'à se dédouaner et trouver des prétextes temporels pour dire tout de GO "c'est pas la faute à la majorité mais à ces méchants ....." la suite on la connait 77 millions de dette au 31 décembre 2008.
Mais le maire persiste et signe puisqu'un de ses billets fait mention de 73 millions ; il n'est même pas au courant de l'état des finances de la ville.
Ce qui le préoccupe avec cette mise sous tutelle ce sont ses voyages il faudra qu'il demande la permission ! c'est navrant.
Courage Buxangeorgiens les impôts arrivent bientôt dans vos BAL et vous pourrez dire merci au Maire et ainsi lui rappeler son programme des municipales...... et le pire arrive hausse pendant 3 ans et augmentation de la dette avec le Ghetto "Sycomore".
C'est grâce à Mme La Députée que l'hopital de Jossigny va être construit. La santé financière de Bussy est une question d'urgence. On sait bien que Mme La Députée a de grandes compétences dans le domaine économique et qu'elle a beaucoup de connaissances en politique. Par ailleurs, si elle est venue s'installer à Bussy, c'est parce qu'elle aime notre ville.
Mais en parallèle, il va, avec l'EPA Marne, lancer le programme urbain des Sycomores, projet qui est incompatible avec un tel budget.
Sans emprunt, sans autofinancement, la ville ne pourra jamais financer les équipements nécessaires à un tel quartier, même financés à 80%. Comment peut-on se sortir d'une telle contradiction ?
Et peut-on laisser en place l'équipe qui a conduit à un tel désastre financier, malgré toutes les alertes qui ont été lancées depuis des années ? va-t-on rendre les clés financières de la ville à ces élus sans aucune compétence financière une fois l'équilibre budgétaire rétabli (aux frais des buxangeorgiens) sans garantie qu'ils ne réitèrent demain une gestion aussi inconséquente ?
Et quand aux entreprises, quelle contrepartie vont elles recevoir pour venir s'implanter sur notre territoire. Il suffit de regarder toutes les zones autour.
Et quel genre d'entreprise ? de la Logistique ? d'ailleurs, les bureaux intérim de la ville sont spécialisés dans la logistique car dans le reste il n'y a pas d'emploi.
Mais les élus actuels n'ont vraiment pas d'idées pour nous sortir de cette crise. Pas d'idée, ni de volonté. Il suffit de lire et d'entendre les différentes réponses en particulier du 1er magistrat que la situation fait sourire.
Notre Maire et son équipe feraient, bénévolement, une action d'utilité publique, sans aucun déboursement pour les contribuables et tout le monde serait content.
Je ne comprends même pas que notre Maire si attaché à notre ville n'y ait pas encore songé. En plus, c'est bon pour la santé et ca ne dépense aucune énergie fossile, juste un peu d'huile de coude. Ca serait vraiment un beau geste d'humanisme et on pourrait même le citer en exemple. Bravo par anticipation à toute cette équipe de bénévoles qui vont bientôt rendre à Bussy son image de ville résidentielle.
En effet Bussy proche de Chessy s'est inspiré des comiques que l'on peut trouver à proximité.
Mais hélas les "rigolos" altèrent considérablement les finances des Buxangeorgiens car une provision est maintenant nécessaire pendant minimum 3 ans pour payer des frais de déplacement, des barbes à papa, de grosses sucettes à cette majorité pour améliorer l'image de Bussy.
J'espère que le maire va mettre ces oreilles de Mickey , pour se promener en vélo, afin être crédible pour annoncer les augmentations d'impôts à venir.