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J’ai appris, lors de mes lectures régulières du journal Le Monde, le décès de Monsieur Jean-Eudes Roullier, âgé de 78 ans, inspecteur des finances, qui a été une
cheville ouvrière de la construction des villes nouvelles.
Cet épisode m’a incité à faire ce billet, car vous allez voir que rien n’arrive par hasard dans les
villes nouvelles et, que ce que nous vivons aujourd’hui est la résultante d’une politique « délibérée » de la part de l’Etat. Il n’y a pas de critique dans mes mots mais, simplement, un
constat issu de l’histoire.
Dans les années 60, Monsieur ROULLIER est choisi pour assister Paul DELOUVRIER, chargé par le Général de GAULLE de mettre de l'ordre dans l'explosion urbaine de la Région
Parisienne.
La politique des villes nouvelles, créées pour organiser une croissance économique et démographique polycentrique, va être la mission de sa vie. Il deviendra président du Groupe central des villes nouvelles en 1993.
Ce Groupe avait pour vocation d’acheter des milliers d'hectares, de positionner les lignes de transports et grands équipements, de négocier avec les élus locaux les problématiques d’aménagement,
de définir les mécanismes financiers et institutionnels qui vont donner corps à ces collectivités nouvelles.
"Les Villes Nouvelles inventent une architecture politique et financière qui préfigure les futures intercommunalités. Elles
sont un formidable théâtre d'expérimentation urbaine, architecturale, technique et sociale", selon Vincent Fouchier, son ancien collaborateur.
Expérimentations pas toujours heureuses mais "le travail sur l'articulation entre urbanisme et lignes de transports et sur
la limitation de l'étalement urbain anticipait les préoccupations actuelles du grand Paris".
Expérimentation, mécanisme financier, préfiguration des intercommunalités...
Cela ne vous rappelle rien?
J'ai le désagréable sentiment que notre destin, tracé, se déroule sans nous, citoyens et élus du peuple. Pour preuve, les autorités de tutelle et la Chambre régionale des comptes ne prennent
pas en considération notre situation de Ville Nouvelle et se contentent de constater des difficultés budgétaires, qui existent par ailleurs. Remarquez également : la municipalité, la même
depuis 10 ans, s'est gentiment contentée de dénoncer les carences de l'Etat. Point. Elle a réagi sans vraiment agir.
C'est la raison pour laquelle il ne faut pas sortir, dans l'immédiat, de notre statut de Ville Nouvelle. Comme dans une location, il faut faire un état des lieux.
Or, on nous demande de payer des dégâts que nous n'avons pas commis. Dans ses conditions, nous devons demander des comptes au propriétaire avant de recevoir les
clefs.
Les élus de la majorité et leur soutien national sont totalement dépassés par les événements et leur manque d'action sonne comme une
acceptation de fait.
Cela n'est pas acceptable, car les Buxangeorgiens paient cette situation et, comme l’a dit le ministre
de l’intérieur, qui était Nicolas SARKOZY en 2006, il y a risque d'évasion du potentiel fiscal. Donc, de richesse fiscale...
A la veille de la création de nouvelle OIN, par exemple à Saclay, que vont devenir les anciennes villes nouvelles, gangrénées par les dettes?
Que compte faire l'état? Agira-t-il avant la sortie de Bussy, car alors les Bux seront bien seuls à payer?
Trop de questions et un silence "complice" de nos dirigeants pour toute réponse!
est ce possible ? et surtout quelles seraient les conséquences ? Actuellement, quelle serait les possibilités pour le devenir de la ville : avec et sans le statut de ville nouvelle. Si la ville devenait une ville ordinaire en quoi cela serait mieux ? et qu'est ce que le statut de ville nouvelle apporte à la ville.