Partager l'article ! Le 11 septembre : une triste mais nécessaire commémoration: Voilà une date anniversaire dont le monde se serait bien passé. Je ressens cette ...
Voilà une date anniversaire dont le monde se serait bien passé. Je ressens cette journée comme celle de toutes les victimes, des guerres, des révolutions, du terrorisme.
J’ai entendu une phrase d’un journaliste américain disant que les gens se souviendraient toute leur vie de ce qu’ils faisaient le 11 septembre 2001.
Et effectivement, c’est le cas. Faites le test vous-même et vous en serez surpris.
Ce jour-là, je revenais de la Bibliothèque Nationale, où mon beau-père, tout juste décoré Chevalier des Arts et des Lettres, fêtait son départ à la retraite. Nous revenions en métro et je voyais les gens parler à voix basse, de la panique dans les yeux. J’entendais des bouts de phrases « les tours de New York », des « avions qui s’écrasent », une « attaque terroriste ». Parvenu chez moi, j’ai subi le choc des images qui passaient en boucle à la télévision.Ce 11 septembre 2001, nous nous sommes tous sentis Américains, la société occidentale, dans son intégralité, s’est identifiée à ce peuple, pour la première fois touché sur son propre sol.
Le monde a changé après cette monstrueuse attaque contre des civils innocents. Nous avons pris conscience qu’une nouvelle menace contre la démocratie se faisait jour et qu’il fallait la combattre. Certes, le combat n’a pas pris la forme qu’il méritait avec la guerre en Irak, basée sur des arguments erronés. Je me souviens du discours du Ministre des Affaires Etrangères de l’époque, qui a sauvegardé l’honneur de la France dans un plaidoyer historique contre la guerre, en en appelant à la conscience de la « vieille Europe ».
Le monde a changé depuis. Les équilibres géopolitiques ont été profondément bouleversés. Les guerres en Irak et en Afghanistan ont ajouté des milliers de morts aux 3000 américains de ce 11 septembre, il y a 10 ans.
Le monde a changé depuis. Ben Laden est mort, les citoyens de pays gouvernés par des dictateurs se sont libérés du joug, faisant entrer une partie du monde dans ce que les journalistes ont appelé le « Printemps Arabe ».
Le monde a changé. Les Etats-Unis d’Amérique ont élu le premier Président « de couleur ». Et ce dernier, responsable des commémorations de ce triste anniversaire, a énoncé une phrase qui restera dans l’Histoire : « Nous avons noué de nouveaux partenariats avec des pays à travers le monde pour faire face aux défis mondiaux qu'aucune nation ne peut affronter seule. Et à travers le Proche-Orient et l'Afrique du Nord, une nouvelle génération de citoyens montre que l'avenir appartient à ceux qui souhaitent construire, et non détruire."
Voilà l’espoir que je veux garder de ce jour, comme aboutissement de ce changement.
La catastrophe qui finit par arriver n’est jamais celle à laquelle on s’est préparé,
Mark Twain
Du 21 au 27 mai : Festival Printemps de Paroles, Parc culturel de Rentilly
26 mai 2012 : Les Foulées de Bussy
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