Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 13:47

Au lendemain de la crise financière mondiale, les Etats, réunis en Suisse, ont tenté d’en tirer les premières conséquences. Est-ce la fin du capitalisme ? Est-ce la venue d’un nouveau capitalisme mondial ? Ces questions restent posées.

Economie mondialeLe Président Barak Obama a apporté la première pierre à l’édifice en voulant réformer et réguler le fonctionnement des banques qui, une fois la crise passée, se précipitent dans la spéculation en ayant simplement utilisé les fonds publics. Au-delà de l’aspect moral, une véritable question structurelle se pose pour l’ensemble du système économique mondial.
Le Président Nicolas Sarkozy l’a bien dit dans son discours introductif : il faut replacer l’homme au sein de l'économie et de la finance, moraliser le fonctionnement d’un système qui cherche à se reconstruire. Il est donc nécessaire de changer les règles du jeu.
Cependant, il y a un mot qui fait peur aux décideurs économiques que sont les chefs d’entreprises et les banques : la régulation. Mettre des règles dans le libre jeu du marché, cette main invisible qui agit de manière autonome, risque, selon eux, de troubler les stratégies économiques qui sont les leurs. Or, la crise nous a appris une chose : ce système tourne en vase clos, s’auto-reproduit et ne génère de profits que pour ceux qui sont dans la boucle infernale de la spéculation boursière.

Je ne sais pas ce qui va sortir de ce énième forum de Davos mais je ne suis pas naïf pour autant. Les Etats ne sont pas entièrement libres d’agir dans ce domaine ; on le voit bien dans les réactions de l’économie américaine à l’annonce de son Président. On le perçoit aussi en France, même si notre pays a plus l’habitude de la régulation, de l’intervention de l’Etat. Mais la France appartient, qu’on le veuille ou non, à un système mondialisé. Elle ne décide pas seule. Notre poids économique n’est pas suffisant pour imposer.
Que peut la politique dans ce contexte ? Voilà une autre question importante : l’initiative vient des politiques mais quid de la conclusion ? Le capitalisme est ainsi fait qu’il transcende les pouvoirs.

Ce forum aura des incidences sur la France et sur notre territoire de Bussy. Les exigences financières imposées par les banques, la nécessité absolue de retrouver une crédibilité auprès des organismes bancaires, qui sont pas des philanthropes, l’impératif de trouver des économies internes seront les grands défis des budgets à venir. Les réformes importantes liées à la fiscalité et à la gestion de nos territoires vont encore impacter fortement notre devenir. Dans ce contexte difficile, il reste encore un levier local : la responsabilité politique. Il en faudra pour affronter le BP 2010 ainsi que les suivants. Aujourd’hui, il faut agir dans tous les domaines, dans toutes les directions et avec tous les moyens dont nous disposons. C’est dans ce sens que Bussy Gagnant agira durant cette année, ô combien capitale.
Mes amis, Nabia PISI et Son KOU, et moi-même, avons été élus pour agir dans l’intérêt des Buxangeorgiens. Vous pouvez compter sur nous !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Finances - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
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