Partager l'article ! Le Conseil municipal, entre mauvaise foi et hypocrisie: En effet, les points à l’ordre du jour du 6 octobre auraient mérité un peu plus ...
En effet, les points à l’ordre du jour du 6 octobre
auraient mérité un peu plus de sérieux de la part de la majorité et de son Maire.
Alors que le couperet est tombé et que la commune se voit infliger une augmentation de la pression fiscale, le Maire n’a même pas tenté de donner une explication acceptable : il s’est contenté de dire qu’il était « agacé » par le tract et la pétition de Bussy Gagnant. Il se dit « choqué » que des opposants disent finalement la vérité, informent la population buxangeorgiennne et proposent des solutions immédiates pour sortir de l’ornière. Je peux comprendre que cela soit agaçant. Mais la vérité est à ce prix.
m Le premier point traité, comme si le destin de la Commune en dépendait, est l’exonération en faveur des établissements de vente de livres neufs au détail labellisés « Librairie indépendante de référence ». Pourquoi pas, le Code général des impôts l’autorise. Mais cette mesure, qui diminue de manière symbolique (6500 €), j’en conviens, les recettes de la ville ne concerne qu’un seul établissement : celui de Monsieur Claude Louis, accessoirement Maire Adjoint à la Culture (mais aussi à l’urbanisme, au gymnase, au pôle gare, etc.). Si la loi l’autorise, la morale, quant à elle, en période d’augmentation des impôts… Mais, suis-je naïf, cette même majorité avait bien tenté de s’augmenter il y a quelques mois, alors que les Buxangeorgiens payaient 15% d’impôts de plus. Bussy Gagnant a décidé de s’abstenir sur cette décision.
m Ensuite, le Conseil a voté les abattements pour les contribuables assis sur la taxe d’habitation. Il faut savoir que nous recevrons nos feuilles d’impôts non pas en novembre, pour un paiement à fin décembre. La Trésorerie vient d’afficher le nouveau planning : du 31 décembre 2010 au 15 février 2011. C’est-à-dire que nous paierons nos impôts locaux en même temps que le premier tiers !
Donc, les abattements maximas, votés à l’unanimité, permettent mathématiquement de diminuer la pression fiscale (en fonction notamment du nombre d’enfants à charge), mais seulement sur les taxes 2011.
Cette mesure est une très bonne nouvelle dans l’immédiat. Sauf que…
Elle se traduit également par une baisse importante des recettes de la commune de plus d’1 million d’euros, selon le Maire, et je crains que le produit manquant, auquel ne s’attendait sûrement pas le Préfet, ne fasse réagir ce dernier sur le taux. Il faudra, d’une manière ou d’une autre, que ce produit en moins soit compensé.
Mais notre Maire a une solution miracle : trouver coûte que coûte un emprunt conséquent. Car, selon lui, l’emprunt permet de baisser les impôts. Il a juste oublié un détail mineur : il faudra le rembourser par les impôts !
Je vous annonce d’ailleurs un scoop : selon le Maire, Bussy est moins endettée que les autres villes nouvelles (les équipements publics en moins, bien sûr) !
m Un concours d’architecte va être lancé pour le 10ème groupe scolaire : celui-ci doit préfigurer l’arrivée des premiers habitants du Sycomore, soit environ 700 logements engagés d’ici 2013. Je dois vous avouer que nous avions de grandes craintes, car le premier jet de ce projet laissait entendre un groupe scolaire de 25 classes, soit 700 bambins, 500 écoliers fréquentant la cantine scolaire, etc. Bref, un établissement ressemblant plus à un lycée qu’à une école primaire.
Finalement, nos craintes ont été levées puisqu’il s’agira finalement d’un groupe scolaire de 16 classes, à une échelle plus humaine.
m Les différentes modifications du PLU de Bussy.
Nous nous sommes opposés à la modification n°4 du PLU de Bussy qui porte essentiellement sur la parcelle de terrain occupée par la Ferme du Génitoy. Nous ne souhaitons pas que ce site soit dénaturé par de nouvelles constructions permises par la modification. De surcroît, ces mesures sont illégales dans la mesure où, le fait justement remarquer le Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine, la ferme du Génitoy étant classée à l’inventaire des monuments historiques, son sol est de fait inconstructible.
Il en est de même, concernant la modification simplifiée du PLU, qui augmente les hauteurs maximales des bâtiments en entrée de ville de 20%. La municipalité, en accord avec EPAMARNE, poursuit sa politique de densification du centre ville sans analyser à l’impact sur l’environnement, les commerces, au bien-être des habitants de ces quartiers. Toujours plus haut, toujours plus dense ! Telle est la devise de la majorité.
m La ZAC du Sycomore
Il était important d’avoir des retours sur ce dossier. Bussy Gagnant l’a dit à plusieurs reprises : nous serons très attentifs sur ce dossier et nous ne nous contenterons pas de bonnes intentions face à nos partenaires, et notamment l’EPAMARNE. On nous dit que les réflexions avec l’établissement public s’améliorent, que des engagements sont pris quant à une meilleure participation financière, etc. Face à cette perplexité déjà exprimée, nous avons vu arriver les informations redoutées : le passage de 1650 logements à 3000 ou 5000 logements, et 20 à 30% de logements sociaux. Ce n’est pas tout à fait la même chose, les besoins en équipements sont plus que doublés et les coûts induits sont explosifs pour notre Commune.
Cette ZAC, relativement petite (117 hectares), devrait donc accueillir 3000 à 5000 logements, dont au maximum 30% de logements sociaux, avec des commerces, donc des parkings, des lieux de culte (2 pagodes, 1 mosquée dont la première pierre a été posée le 10 octobre, le saviez-vous ? et 1 synagogue), un gymnase, une salle de spectacle, plusieurs groupes scolaires, etc. Le tout sur fond d’exonération des hauteurs par les modifications successives du PLU de Bussy et de volonté de densification urbaine de l’EPAMARNE. Cherchez l’erreur !
Je ne rentrerai pas dans la polémique sur le logement social. Il n’empêche que le sujet est sensible car ce déficit de logements sociaux oblige à une concentration sur le Sycomore et nous savons tous ce que cela va donner. Le Maire encore une fois botte en touche.
Bref, nous veillerons à ce que les intérêts des Buxangeorgiens soient défendus dans ce projet, face à un EPAMARNE condamné à produire le maximum de logements.
m Il en est de même sur les modifications apportées à la ZAC du Centre ville.
Toujours dans un souci de l’EPAMARNE et de la ville de densifier les zones urbaines, il est prévu une progression du nombre de logements de 7154 logements déjà produits à 8200 ou 8700 logements. Dans le même temps, il est prévu 70.000 à 110.000 m² de bureaux. Or, tout un chacun sait l’excellence du marché en la matière : la ville compte à l’heure actuelle pas moins de 20.000 m² de bureaux vides en centre ville. Peu importe, quitte à gâcher une urbanisation autant commettre toutes les erreurs à la fois.
A la fin, c’est le Buxangeorgien qui paiera.
m La SEM solaire
Vaste serpent de mer que cette SEM. Elle ne se justifie pas économiquement et reste dangereuse budgétairement. Mais le Maire veut son jouet alors que le prix de rachat du surplus de l’électricité diminue de 12% et que les niches fiscales passent de 50% à 25%. Mais le Maire veut sa SEM, en proposant les toitures des équipements publics comme valeur de l’actionnariat de la ville et en demandant aux copropriétaires et à leurs syndics de bien vouloir faire du photovoltaïque. Ils sont ravis !
Le Tribunal administratif avait suspendu cette délibération, nous verrons si le Préfet est également ravi de ce nouveau vote. Bussy Gagnant a voté contre.
m Les tarifs de cantines et des centres aérés augmentent également.
Un nouveau glissement des tranches entraîne des modifications importantes à la hausse, ainsi qu’à la baisse pour certains : les classes modestes et moyennes de la population sont les premières touchées.
Une augmentation de 3%, 4%, voire 20%, selon le nombre d’enfants, est appliquée suite à cette nouvelle grille.
Double peine pour les familles buxangeorgiennes qui utilisent les services publics tels que la cantine et les centres aérés !
Pour information, le coût de revient d’un repas pour nos enfants est de 9.51 € facturés par Avenance. Faites une petite enquête auprès de vos amis habitant dans d’autres communes de France pour connaître le coût de revient et le coût facturé. De belles surprises en perspective…
En conclusion, ce fut un Conseil en demi-teinte, animé par la très grande mauvaise foi de cette majorité, qui s’enferre dans des contradictions tellement évidentes qu’elles frôlent une certaine forme d’indécence, envers ceux qui vont voir de beaux chiffres en euros s’inscrire sur leur feuille d’impôt.
C’est cela, la seule vérité intangible.
Du 21 au 27 mai : Festival Printemps de Paroles, Parc culturel de Rentilly
26 mai 2012 : Les Foulées de Bussy
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