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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 10:39

En ces périodes politiques un peu troubles, dans lesquelles les frontières idéologiques bougent, les alliances et les désalliances se font et se défont au gré des envies de pouvoir, les sujets (certains d’entre eux) deviennent politiquement incorrects, je tenais à écrire ce que j’appelle un contre-billet, à savoir, dresser une liste non exhaustive des sujets que je ne traiterai donc pas sur ce blog.

 

Ainsi, je ne parlerai pas :

 

De la filiation en politique.

Du fait du prince comme mode de gestion.

De l’avènement de la VIème République.

De la publication des mémoires des anciens Présidents et des nombreux livres des Ministres en exercice.

Des petits mots sympathiques entre les femmes du Gouvernement.

Du procès Clearstream et du choc des titans sur fonds de règlements de comptes, le tout financé par nos impôts.

D’une possible promotion du Procureur de la République traitant de la même affaire.

De la soumission des médias et des rebelles du journalisme.

De la berlusconisation de la politique en France.

Des tribulations pathétiques d’un représentant de la Nation qui, voulant exclure un militant « gênant » au niveau local, envoie ses joyeux pieds nickelés vers le responsable de la rue de la Boétie.

Du coût de la présidence française de l’Union Européenne (171 millions d’euros… mais moins cher que prévu, soit 180 millions, nous dit-on).

Du déficit de l’Etat et des milliards d’euros qui sont miraculeusement trouvés pour alimenter les politiques publiques.

Du retour de la bulle spéculative et de l’absence de mesures coercitives pour éviter un nouveau krach financier.

Du déficit de la Sécurité Sociale, qui avoisine les 23 milliards en 2009 (30 milliards en 2010) et des déremboursements de médicaments qui rapportent 125 millions d’euros.

Du montant du grand emprunt.

Du bouclier et des niches fiscales, notamment pour les sportifs.

De la réforme des collectivités et de la suppression de la taxe professionnelle avec, en fond de théâtre, le ressenti des parlementaires dont 85 % sont des maires.

Du rôle de l’Etat dans la situation budgétaire de Bussy et de l’édito du site de la Mairie de Bussy, préférant l’emprunt à l’impôt (sauf que… l’emprunt d’aujourd’hui est l’impôt de demain !).

Du rapport de la Cour des Comptes sur la gestion par l’Etat de la décentralisation, et l’on peut se poser la question en filigrane de celle des OIN (Opération d’intérêt National) comme Bussy : entre rêve et réalité ?

Etc.

 

En effet, je ne parlerai pas de ces sujets, car ceux-ci marquent l’actualité immédiate, au niveau national et local. Bussy ne fait pas exception à ces thèmes récurrents ou tabous qui alimentent les lignes des blogs et autres moyens de communication.

L’ère dans laquelle nous entrons est celle d’une liberté d’expression paradoxale tant son contrôle se renforce d’année en année. C’est l’étrangeté de notre société et des mutations qui la traversent.

 

Je voulais faire ces quelques lignes avec humour et provocation. Il faut que vous le preniez simplement comme tel, même si quelques messages subliminaux se sont glissés ici ou là. Celles et ceux concernés se reconnaîtront sans mal. Pour les autres, toutes mes excuses !

Par Yann Dubosc - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
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Commentaires

Alors, si personne des sujets qui fachent, des thèmes toujours rabachés depuis des lustres (genre le problème des banlieues) avec les solutions miracles qui ne durent que l'espace d'une élection, alors si personne n'en parle, comment on fait pour trouver les solutions ? Qui va payer ? nous, nos enfants, nos seniors, parce que ces gens là, eux ils ont tant de relations, tant de sous pour acheter tel ou tel, eux ils retombent toujours sur leurs pattes. Et puis, ils se tiennent tous dans des combines, avec leurs beaux discours du genre : plus jamais ça, que nous on les croie et on vote pour eux. Eux, ils brillents et nous on trime et quand on a fini de trimer, on est fatigué et on se met devant un écran pour vivre une vie virtuelle.
Commentaire n°1 posté par alors personne n'en parle le 15/11/2009 à 16h11
On n'écrira pas non plus que dans des postes sont supprimés dans les hopitaux publics, que cela va entraîner la fermeture des lits, que les malades ne pourront plus être admis, que les moyens sont aussi supprimés dans des instituts médico éducatifs, que l'on ne pourra plus accueillir tous les enfants malades, qu'il faut pour se faire soigner "graisser" c'est le bon mot, je crois, la patte aux chirurgiens en leur laissant des "dessous de table", on n'écrira pas non plus que puisque le service public diminue, on va nous rembourser nos impots... on n'écrira pas non plus qu'à la veille de l'hiver, il y a de plus en plus de monde en détresse. On n'écrira pas non plus que près d'un milliard d'habitants de la planète souffre de la faim, pendant que certains osent inviter à 5000 euros le repas.
Commentaire n°2 posté par la santé pour tous le 16/11/2009 à 22h32
Votre billet est rempli de sous-entendus assez drôles, j'espère que celles et ceux qui sont concernés sauront apprécier ces traits d'esprits.
Commentaire n°3 posté par Just do it le 17/11/2009 à 17h06
Je sais tout. Je vois tout.
C'est en résumé le titre du roman de George Orwell, "1984" : la société a évolué de telle manière que tout ce qui ne se dit pas est su, tant sur leplan local que national. De nombreux politiques se sont faits et se feront piéger.
Le buz est devenu un contre pouvoir, pour le meilleur comme pour le pire.
Alors les manoeuvres cachées (ou sensées l'être), les courriers dissimulés, les flateries pernicieuses, les fausses promesses et les vrais amis... Je sais tout. Je vois tout!!
Commentaire n°4 posté par Big Brother le 17/11/2009 à 17h16
C'est comme notre maire : il le savait, il l'avait même écrit, et en plus il a un bon ami qui se dit économiste. Alors vraiment, on se demande bien pourquoi on est dans une telle mélasse. D'ailleurs, il a même été dit qu'on ne pouvait pas faire d'économie. La preuve : le joli livret que l'on a reçu dernièrement dans notre boite aux lettres. La preuve : le nouvel espace de jeux à venir prochainement pour.... les chiens.
Commentaire n°5 posté par je l'avais dit le 17/11/2009 à 18h31

Ce n'est pas en payant les honoraires des avocats qui vont défendre M. Le Maire dans un nouveau procès, que l'on va faire des économies. De tels avocats, ca coute cher. Il faut savoir faire des sacrifices.  Une autre mesure pour faire des économies : c'est d'emprunter. En effet, ici comme c'est curieux : plus tu empruntes plus tu es censé de rétablir la situation financière.

Commentaire n°6 posté par les finances le 18/11/2009 à 22h34
Que fait la justice
que fait le préfet
que fait sa majorité
que fait son électorat
que font les entreprises
que font les agents....etc
que fait l'opposition
Il ne peut être seul à porter tous les maux du monde !
Commentaire n°7 posté par plafond de verre le 20/11/2009 à 13h34
Il met la pression pour faire construire 5000 nouveaux logements dans notre ville.
Nos problèmes... ca ne dérange pas beaucoup ces messieurs : ils n'habitent pas ici.
Commentaire n°8 posté par que fait l'état le 20/11/2009 à 18h48
Ca se saurait s'il y avait des courageux en politique ! certaines pauvres âmes aiment naviguer dans l'obscurité ou faire faire le sale boulot ! c'est bien connu
Commentaire n°9 posté par GB le 25/11/2009 à 15h57

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