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Ce n’est pas le résultat du match de rugby mais bien le bilan pitoyable
de la convocation du Conseil Municipal de ce soir.
Encore une fois, ce n’est que la troisième, le CM n’a pas pu se réunir, faute de quorum. Le Maire, absent ; le 1er adjoint, aux abonnés absents ; etc.
Olivier Martel, seul survivant, a ouvert une séance, dépité, égrenant la longue liste des absents au Conseil.
Cela devient insupportable : la majorité pratique
systématiquement un déni de démocratie, convoquant des conseils au mois de juillet, le 24 décembre, le 29 décembre et, inévitablement, les élus de la majorité ne sont pas au
rendez-vous.
Personne ne nous fera croire
que cela est dû au hasard : en convoquant pendant les vacances scolaires, les présents se comptent sur les doigts de la main. Un mail nous est parvenu de la part du cabinet nous demandant si
nous pouvions être présents le 26 février : ô surprise, un semblant d’organisation se mettait en place. Puis un second mail nous indiquait que le quorum ne serait sûrement pas atteint. Il
suffisait de changer la date.
Si j’avais un soupçon de paranoïa, je dirais qu’il s’agit d’une stratégie de gestion : le Conseil se déroulera le mardi 2 mars, sans qu’il soit besoin d’un quorum. Or, une poignée
d’élus pourra voter, et valider, une augmentation de l’indemnité des élus (!), une modification du débat d’orientations budgétaires, quelques marchés, une modification du plan local
d’urbanisme… Bref, que des broutilles, comme vous pouvez le constater.
Lundi soir, une Commission d’Appel d’Offres devait se
dérouler : personne ne s’est déplacé, sauf un membre de Bussy Gagnant.
Face à cette incurie (moi qui gère des collectivités depuis 15 ans, je
n’ai jamais vu cela), cette absence totale d’organisation, ce mépris total des élus, ce déni de démocratie locale, le Maire nous oppose, après son accident, un délire christique. Je ne suis pas
dupe, ainsi, je crois, que tous les membres de l’opposition. Soit le Maire change immédiatement de comportement (lui qui donne des leçons de respect à longueur de billet sur son blog), soit je
vais entamer une stratégie d’obstruction systématique, déférer toutes les
délibérations les plus sensibles. Le tout, afin de bloquer la machine infernale que je
suppute se mettre en place : faire passer en force, face à l’opposition et une partie de la majorité, qui semble ne plus cautionner certaines décisions en ne venant plus en Conseil, des
délibérations caricaturales qui frôlent l’indécence. Par exemple, l’augmentation des indemnités des élus, en pleine crise budgétaire et en même temps qu’une augmentation de la
fiscalité ! Comment des élus qui ne respectent pas leur engagement citoyen, civique, en faisant le « minimum syndical », c'est-à-dire, participer aux réunions municipales légales,
peuvent-ils exiger que les deniers publics servent à les augmenter ?
Tous ces évènements sont
SCAN-DA-LEUX.
J’ai fait une déclaration ce soir, partagé entre la colère et le dégoût d’une situation qui donne raison à ceux qui ne font plus confiance aux politiques. « Tous les mêmes »,
disent-ils. Alors, je leur montrerai ceux qui correspondent à ce constat pitoyable ; et je leur présenterai ceux qui travaillent et qui, en plus, participent à la vie de leur cité, avec
conscience et honnêteté. Ce sont des femmes et des hommes d’honneur, un qualificatif qui se galvaude, malheureusement à Bussy.
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