Partager l'article ! Que la sagesse des sénateurs touche les élus de la majorité !: Une dépêche de Reuters m'est parvenue hier, intitulée : « Bu ...
Une dépêche de Reuters m'est parvenue hier, intitulée : « Budget : des sénateurs veulent prévoir une croissance plus faible ».
En lisant le texte, deux réflexions me sont venues : la première consiste à penser que si la prévision de croissance est basse, volontairement, cela va avoir des incidences graves sur les finances des collectivités puisque, maintenant, le principal contribuable des budgets communaux est l’Etat.
Ou, une autre interprétation consisterait à dire qu’enfin, l’Etat construit son budget sur des bases réelles et non plus fictives.
Le Maire de Bussy et le ministère des Finances avaient tendance à produire des estimations selon une méthode identique : le fantasme de la croissance. Ce qui est grave dans un cas comme dans l’autre, vu les niveaux d’endettement.
Mais, les sénateurs, menés par Philippe Marini (UMP) et Jean Arthuis, Président de la Commission des finances (centriste), ont décidé que cela ne pouvait plus durer. Ce dernier déclare, à ce titre, « on s’est trop longtemps raconté des histoires qui étaient des conventions de langage, avec des hypothèses de croissance que l’on qualifiait de volontaristes », alors qu’elles étaient délibérément exagérées. « Il ne sert à rien de préparer des programmations budgétaires avec le haut de la fourchette » conclut-il.
Placez ces phrases dans le contexte de Bussy et vous comprendrez que nous nous retrouvons, Bussy Gagnant, dans ces affirmations. Les perspectives ultra-optimistes de la majorité ont été contestées par la CRC puis par le Préfet pour arriver à un arbitrage de 50% d’augmentation d’impôts ! Imaginez la tête de votre banquier si vous considériez comme un acquis une progression de votre salaire de 30% annuels, un héritage astronomique, etc. vous permettant de vous acheter la maison de vos rêves, la dernière voiture à la mode et des vacances à Tahiti. Je pense que votre banquier ne vous accorderait pas de prêt sans garanties concrètes, au-delà de vos propres rêves.
A Bussy, la majorité reste dans le fantasme : elle s’accorde des subventions non acquises, des prêts de 22 millions d’euros sans signature, des recettes sur les bases fiscales de 10 millions d’euros supérieures aux estimations parce qu’un contentieux est en cours…
En matière budgétaire, le rêve n’est pas permis, car les conséquences se paient cash : une progression de 50% des impôts locaux.
Espérons que la majorité et son Maire aient une révélation et que la sagesse exprimée par les sénateurs les éclaire. Nous ne pouvons plus attendre. Les tentatives que certains élus de la majorité s’apprêtent à faire pour trouver des solutions sont pathétiques… et trop tardives !
Du 21 au 27 mai : Festival Printemps de Paroles, Parc culturel de Rentilly
26 mai 2012 : Les Foulées de Bussy
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