Partager l'article ! Question pour un champion: En cette veille de Conseil Municipal, je tenais, avec mon équipe, à marquer mon inquiétude quant à la situatio ...
En cette veille de Conseil Municipal, je tenais, avec mon équipe, à
marquer mon inquiétude quant à la situation budgétaire de Bussy. Depuis le début de ce mandat, Bussy Gagnant n’a eu de cesse d’informer, d’alerter les élus et les Buxangeorgiens sur les dérives
importantes constatées par les magistrats financiers.
Le Maire et sa majorité ont rejeté avec mépris ce que nous
avions à dire et ils ont considéré la Chambre régionale des Comptes comme une antichambre de la contestation.
Erreur inouïe, dans la mesure où les solutions présentées par les magistrats depuis des années, marquées du sceau du
bon sens, auraient permis à Bussy d’échapper à cette crise majeure dont le Maire est le seul (avec sa majorité, ne l’oublions pas) responsable. Il valait mieux des mesures progressives et
efficaces qu’une progression brutale des impôts (15 % hier, 20 % aujourd’hui, 50 ou 80 % demain ?).
Au final, la commune est plus isolée que jamais : qui voudrait se lier avec une collectivité qui refuse de produire l’effort demandé par l’Etat, quel respect retirer d’un Maire qui insulte à longueur de temps ses partenaires ?
Je me pose la question : que restera-t-il de la ville des parcs et jardins lorsque le symbole de notre commune ne sera plus que sa dette et qu’une partie des forces vives de Bussy aura fui en raison d’une pression fiscale trop écrasante ? C’est le spectre qui nous guette de façon très concrète : écoutez autour de vous, de nombreux Buxangeorgiens vont partir pour cette raison ! Et ceci est profondément injuste car cette équation résulte de l’entêtement d’un seul homme qui veut absolument avoir raison seul contre tous.
La ville est également isolée politiquement : quel lobby la majorité peut-elle faire du fait de sa situation ? Les élus de la majorité n’ont plus aucune crédibilité et, malgré le poids de Bussy dans la 8ème circonscription, le relais de notre députée n’est pas plus actif. N’oublions pas que le bilan de celle-ci s’établira sur la réouverture des maisons closes, la suppression des niches fiscales (très favorables au pouvoir d’achat de la classe moyenne), la tentative de rendre « charia-compatible », selon son expression, notre système bancaire pour attirer des « produits financiers islamistes »...
Bref, il est nécessaire que l’opposition, la vraie, fasse entendre sa voix.
Notre groupe Bussy Gagnant a des propositions concrètes pour sortir de la spirale du surendettement de notre commune.
Ainsi :
Bussy Gagnant a entamé un combat, rude et complexe, mais qui aurait dû être réalisé par la majorité : face à ce silence abrutissant, nous avons décidé de réclamer 70 millions d’euros à l’EPAMARNE injustement supportés par la seule commune. Un dossier complet sera déposé sur le bureau de
Monsieur le Préfet courant septembre et sera suivi d’actions très concrètes. Ce qui permettra sur le temps d’éviter une trop forte progression de la fiscalité des habitants et remettra à plat les
relations financières avec l’EPA : il n’est pas question de recommencer, avec la ZAC du Sycomore, ces erreurs qui auraient pour effet de doubler notre dette.
Face à l’obstination du Maire à creuser la dette de la ville en y
ajoutant 22 millions d’euros par un emprunt auprès de banques étrangères, nous agissons. En cela, nous sommes d’accord avec les
prescriptions de la CRC : l’emprunt d’aujourd’hui est l’impôt de demain.
Nous avons écrit à ces établissements bancaires afin de les informer de la situation de notre commune. La réponse n’a pas tardé et l’emprunt n’est pas signé à ce jour.
Nous avons décidé de saisir le Préfet sur chaque décision qui nous semblait contraire à l’intérêt de nos concitoyens : nous avons engagé plusieurs recours pour dénoncer le dernier budget en mettant en avant les points litigieux : le BP 2010 avait été annulé pour vice de forme. Il a été revoté puis le Préfet le cassera une nouvelle fois en imposant par arrêté un autre budget draconien, que le Maire s’empressera sûrement de ne pas respecter…
Nous avons fait valoir les droits de l’opposition auprès de Monsieur le
Préfet qui nous a donné raison. Dans le journal municipal, une page est désormais réservée
à l’expression des groupes d’opposition, ainsi qu’un espace sur le site Internet de la ville ; de nombreux conseils municipaux se sont mis aux normes. C’est aussi cela être crédible au
service de nos concitoyens.
Voilà quelques actions passées et à venir qui construisent une opposition qui agit, en toute conscience, et sans jamais dévier de ses valeurs. Avec les petits moyens dont nous disposons, nous ne comptons pas le temps passé en commissions ou à établir les dossiers.
Il faut une autre politique à Bussy avant qu’il ne soit trop tard : il faut rompre l’isolement en construisant un partenariat fort avec nos financeurs, comme le font toutes les autres collectivités ; il faut retrouver une image sérieuse et une crédibilité politique neuve qui nous aideront à plaider notre cause auprès des pouvoirs publics ; il faut imposer une justice fiscale en rétablissant les responsabilités de l’Etat et de la Commune (négocions un autre pacte avec ceux qui ont en charge l’urbanisation de Bussy) ; il faut plus de transparence avec les Buxangeorgiens en cessant de les prendre pour des imbéciles ; il faut une nouvelle éthique politique.
Or, tout cela ne peut se faire avec le Maire et sa majorité actuelle : ils ne peuvent plus rien faire pour nous !
Yann Dubosc et Nabia Pisi, à vos côtés le samedi 4
septembre :
signature de la pétition du Village
Du 21 au 27 mai : Festival Printemps de Paroles, Parc culturel de Rentilly
26 mai 2012 : Les Foulées de Bussy
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