Partager l'article ! Voyage aux sources de l’histoire de l’Occident médiéval: Avec mon épouse et ma fille, je suis allé passer un week-end prolongé sur l’ ...
Avec mon épouse et ma fille, je suis allé passer un week-end prolongé sur l’île de Malte. C’est la deuxième fois que nous nous rendons en pays maltais, dans le port de
Saint Julian’s. Outre la beauté stupéfiante de ce pays, à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident, la profonde sympathie que j’éprouve envers ses habitants, c’est surtout l’histoire qui m’attire.
Frédérique, mon épouse, docteur en histoire, m’aide vraiment sur la compréhension de quelques points qui m’échappent.
Malte respire l’Histoire : il n’est pas une rue, pas un bâtiment, pas une place qui ne retracent des événements forts. La capitale, La Valette, est un modèle de conception militaro-religieuse avec l’influence des chevaliers hospitaliers, devenus les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, puis les héritiers des templiers après la dissolution de ces derniers par Philippe le Bel et le pape Clément V.
A la veille de la visite de Benoît XVI dans l’île, je suis allé visiter la co-cathédrale Saint Jean, qui abrite notamment de nombreux tableaux du
Caravage. A l’intérieur, la cathédrale recèle de trésors de symbolisme religieux et guerrier : les tombes des moines-chevaliers regorgent de
beauté et en même temps de violence. La mort est omniprésente, naturellement intégrée dans la conception philosophique de ces hommes de Dieu. Le culte de Saint Jean (soleil), de la vierge (lune)
me remplit de respect.
En déambulant dans les rues de La Valette, je constate différentes influences : française, arabe, italienne et anglaise. Chaque nation a laissé des traces indélébiles, dans la langue, la culture et… la cuisine (pour le meilleur comme pour le pire !).
Les Français sont très appréciés par les Maltais. Mais je constate également une sorte de déclin du prestige de la France et cela dans
les nombreux pays dans les lesquels je me suis rendu. L’image reste forte, mais a tendance à se déprécier rapidement. Nous avons trop eu l’habitude de croire que la France était une sorte de
centre du monde, que l’esprit des Droits de l’Homme soufflait encore sur la planète, que les Lumières éclairaient encore les peuples. Il s’avère que cela est vrai, mais le monde s’est approprié
ces valeurs qui aujourd’hui, lorsqu’elles existent, existent sans nous !
Je remarque, pour le clin d’œil, que Malte est très en avance en matière de développement durable et de place du citoyen dans la ville. Des petits squares sont installés
dans des espaces verts aménagés dans une densification urbaine à la méditerranéenne ; les trottoirs sont accessibles ; la signalétique est performante ; l’eau est gérée dans un
souci d’optimisation. Bref, le citoyen maltais se sent responsable de la gestion de sa ville. Cerise sur le gâteau, notre chauffeur nous disait, un brin railleur que « son pays n’avait pas
de problèmes politiques ». Cela m’a laissé légèrement songeur !
Du 21 au 27 mai : Festival Printemps de Paroles, Parc culturel de Rentilly
26 mai 2012 : Les Foulées de Bussy
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