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Urbanisme


Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 17:11

Violennes juin 2011Le 15 décembre dernier, le maire et ses équipes ont de nouveau présenté aux habitants des Violennes un projet d’urbanisation de la Croix Saint Georges. J’étais présent lors de cette rencontre.

 

Un groupe de travail avait été réuni seulement quelques jours auparavant. Ses membres ont alors appris :

bouton bleu lumineux qu’un permis de construire a été déposé le 25 octobre, portant sur une opération de 57 logements réalisés par le groupe Saint Germain. J’ai demandé par écrit au maire de me transmettre une copie du permis de construire, afin de l’analyser juridiquement, puis j’ai transmis au Préfet les ventes de gré à gré de ces terrains afin que son contrôle soit renforcé ;

bouton bleu lumineux que 250 logements seraient réalisés à terme.

 

La fiche financière a été remise ultérieurement, assez incompréhensible pour les non-initiés !

 

Lors de cette réunion publique, le maire a présenté un premier plan masse composé essentiellement d’immeubles de R+2 et R+3, sans toiture « classique » mais avec des toitures terrasses, « car les autres ne sont plus autorisées par le Grenelle de l’environnement », précise le maire…

 

Les habitants des Violennes, inquiets et en colère, se sont manifestés longuement et avec un grand bon sens pour expliquer qu’ils ne voulaient pas de ce projet. En effet, de nombreux points sensibles ne sont toujours pas réglés :

bouton check les effets de l’urbanisation en matière d’effectifs scolaires ;

bouton check les problématiques de déplacements (véhicules, transports en communs) ;

bouton check le stationnement (école des Violennes, gymnase Jazzy, etc.) ;

bouton check l’esthétisme urbain de ce nouveau quartier avec ses toitures plates,

bouton check la hauteur des bâtiments (R+3) ;

bouton check etc.

Le maire affiche, quant à lui, une volonté imperturbable de poursuivre ce projet pour une zone, selon lui, dégradée. Et pour cause : ordures accumulées, gens du voyage dans des propriétés privées, sans réelles interventions des services municipaux selon les habitants.

 

Pourquoi un tel projet de 250 logements en un terme de 10 ans au cœur du village ?

Pourquoi ce projet, maintenant, avec une modification du PLU (plan local d’urbanisme) expresse malgré une pétition de 300 signatures remises en mairie ?

Pourquoi une zone aussi densifiée, alors qu’elle ne se trouve pas en zone EPAMARNE (qui n’est, pour une fois, pas responsable de cet aménagement) ?

 

Il faudra bien que le maire réponde à ces questions. Il a décidé, en réunion, d’agrandir le groupe de travail, composé finalement de 11 personnes. Ce groupe de travail se réunira le 14 janvier 2012.

 

J’ai beaucoup écouté les différentes interventions des habitants, souvent très pertinentes. Pour ma part, j’ai posé une seule question :

« Puisque le PLU a été voté par l’ensemble de la majorité, puisque le permis de construire a été déposé, qu’il est en cours d’instruction jusqu’à fin février, qu’apparemment des promesses de vente sont effectives au profit du promoteur, quelle est vraiment la marge de manœuvre du groupe de travail pour infléchir le projet municipal ? Il n’aura pas le temps de faire quelques propositions que ce soit ». J’ai même évoqué un groupe de travail alibi, ce dont il s’est bien entendu défendu !

Le maire en a convenu : il s’est officiellement engagé à prendre un sursis à statuer de deux mois, selon les règles du code de l’urbanisme applicables, pendant lequel les terrains ne pourront être vendus.

Cela laissera un peu plus de temps aux habitants des Violennes pour préparer leur dossier pour la réunion du 12 janvier prochain.

 

Habitants de Bussy, ce projet d’urbanisation est fondamental : il peut préfigurer ce qui va se passer sur le Sycomore, en terme de concertation (réelle ou biaisée, comme pour les sites cultuels), en terme de déplacements et de stationnement, en terme de financement des équipements publics (je n’ai toujours pas la fiche financière de la ZAC du Sycomore), en terme de besoins scolaires, etc. Bref, notre vie à Bussy dépend des décisions qui vont être prises dans les mois qui viennent.

Il faut exiger que les Buxangeorgiens soient des acteurs de leur devenir, qu’ils aient voix au chapitre pour influer enfin sur les projets d’urbanisation, de la mairie comme ceux d’EPAMARNE.

 

Bussy est NOTRE Ville !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Urbanisme - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 21:17

A 30 km de Paris, les bureaux ne se vendent pas !

 

Bussy-2011-bureaux-centre-ville.jpgVoici une lapalissade que le Maire de Bussy refuse de comprendre.

Un article de La Marne du 9 novembre, intitulé « locaux de bureaux vacants, aïe », résume à peu près tout. (Cliquez ici pour consulter l’article de La Marne)

 

15.000 m² de bureaux sont vides en centre ville de Bussy et ne trouveront pas d’acquéreur. Or, nous savions tous qu’à 30 km de Paris, ces locaux ne trouveraient pas acquéreur. Bussy Gagnant l’a suffisamment répété depuis 2008. Ce ne sont pas des dons de voyance, mais un peu de bon sens.

 

Comment ce gâchis a-t-il été possible ?

Qui a pris la décision de faire autant de mètres carrés ?

La majorité et EPAMARNE, je crois qu’il faut le dire et l’affirmer.

Ceci dans une logique qui est la leur, ils ont accepté de brader du foncier pour rien. La crise de 2008 et celle d’aujourd’hui n’ont fait que renforcer une logique préexistante. A Paris et en proche banlieue, les locaux de bureaux ont déjà du mal à se vendre ou même à être loués, alors on peut comprendre ce que cela peut donner à plusieurs dizaines de kilomètres.

Cette logique ridicule se poursuit dans les stratégies d’aménagement de la Commune et de l’EPAMARNE : des milliers de mètres carrés de bureaux et de logements en entrée de ville. Encore quelques « friches » en plein cœur de ville… Pour rien ! Que vont devenir ces bâtiments ?

 

Or, nous allons confier l’avenir de l’urbanisation de l’Écoquartier du Sycomore à ces mêmes « institutions », à ces personnes qui nous disent main sur le cœur que le financement des équipements publics est réglé, qu’il faut faire la zone économique de la Rucherie pour équilibrer les comptes du Sycomore (tiens donc !), que les habitants vont financer 12 millions le demi-échangeur autoroutier car l’État n’a plus d’argent (vous le voulez, vous le payez !), etc.

 

La confiance a des limites tout de même.

Selon Marc Goldstein, « La confiance ne se réclame pas, elle se gagne ». Alors, Messieurs, c’est à vous de jouer…

Par Yann Dubosc - Publié dans : Urbanisme - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

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