Urbanisme


Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 19:23

Avant de présenter ma réaction et mon analyse sur la réunion de lancement du Sycomore, je tenais à faire une mise au point sur ce que certains se permettent d’écrire pour se justifier.
Je suis toujours étonné (voire déçu) de constater que seule l’opposition de Bussy Gagnant est présente à ce genre de réunion, n’en déplaise à ceux qui tentent de lancer une polémique désespérée. Notre action positive a été également marquée par le fait que, sur le PLU, par exemple, Bussy Gagnant a été le seul groupe de l’opposition à déposer une requête défavorable sur le registre de l’enquête publique sur des points précis source d’inquiétude et de désaccord (ci-joint le rapport de l’enquêteur). Il est important que l’opposition soit crédible et participe aux débats : seulement dans ces conditions elle sera respectée. Le reste n’est que peccadille et n’intéresse pas les Buxangeorgiens.

 

Voici plutôt ce qui vous intéresse.

 

Le 9 septembre, se déroulait en Mairie une réunion des élus consacrée au  lancement de la ZAC du Sycomore, animée par les services de l’EPAMARNE et de la Commune.
Etaient présents également, afin de nous être présentés, l’ensemble des cabinets d’études entourant la maîtrise d’œuvre ainsi que la maîtrise d’ouvrage.

 

Je dois avouer qu’en entrant dans cette réunion, j’avais un certain nombre de doutes tant sur le fond que sur la forme.

L’objet de cette réunion était essentiellement de faire connaître la démarche, de présenter les partenaires du projet, d’afficher une véritable démarche « développement durable » du futur éco-quartier.

 

L’introduction générale du directeur de l’EPAMARNE, Pascal BERTEAUX, a montré immédiatement une volonté concrète de rupture avec le passé. Il ne semble plus possible de travailler dans un constant rapport de force : les relations semblent évoluer vers un véritable partenariat. Et je salue ce changement.

 

Il est vrai que le dossier est fondamental : il s’agit de la création in extenso du dernier quartier de Bussy. Outre l’entrée de ville, dont un projet est à l’étude et sur lequel je me suis exprimé au dernier Conseil, les 117 ha du Sycomore vont être le véritable challenge de l’urbanisation de Bussy. Le choix en amont de consacrer cette ZAC à un éco-quartier me semble être de bon aloi. Le cahier des charges est très contraignant, les subventions de l’Etat sont conséquentes et le contrôle de l’effectivité du respect des normes instaurées est draconien.  Bussy et l’EPA se sont dotés d’un cabinet spécialisé dans ce domaine pour assurer ce contrôle.

 

La réunion de lancement n’est pas entrée, bien évidemment, dans le détail mais des éléments d’informations importants ont été donnés quant au planning (d’ici à la fin de l’année, nous aurons des réponses quant à la programmation, à la concertation avec la population et les élus, aux ateliers de travail thématiques, etc.). Un autre point fondamental a été apporté par l’EPA : la ZAC fera l’objet de la construction de 3000 à 5000 logements, dont 20 à 30% de logements sociaux afin de faire rattraper à Bussy son retard pénalisant en la matière.

 

Il est bien clair que la fourchette de 3000 à 5000 logements n’est pas neutre : les impacts sont considérables en matière de transport, d’accès au centre ville, de stationnement, de services  et de commerces de proximité, etc. L’aspect écologique du traitement de ces problèmes (bilan carbone, diagnostic énergétique), même avec la meilleure volonté du monde, ne peut pas faire oublier que l’arrivée de 10 000 à 15 000 personnes sur notre territoire doit être fortement anticipée.

 

Les élus ont cependant exprimé des craintes qui devront obtenir des réponses précises et claires :

-          la question du financement des équipements : la situation budgétaire et financière de la Ville ne peut laisser prévoir une prise en charge massive de ces derniers. Les subventions attendues par le Label éco-quartier (10 millions d’euros) ne couvrent qu’une infime partie des besoins de financement. Le rôle de l’EPA, en tant qu’aménageur public, va être encore une fois primordial et devra s’établir sur des bases acceptées des deux parties (EPA/Commune).

-          La question des transports : elle est fondamentale dans tous ses aspects. A savoir, voiture, vélo, piéton, transport en commun, RER, etc. Bussy n’est pas le seul secteur en développement : le Val d’Europe poursuit son urbanisation, Montévrain et Marne et Gondoire également. Les besoins liés aux activités économiques et aux loisirs sont exponentiels. Cette thématique est déjà arrivée à son seuil critique. Nous serons très attentifs aux propositions qui seront faites par EPA, qui lance des études globales en la matière.

-          La question de la densification urbaine : les 117 ha de la ZAC devront donc être « partagés » entre l’habitation, le service, l’activité, l’espace vert, etc. Le nombre de logements qui sera arrêté, faisant partie de l’effort demandé à l’Ile de France (soit 70 000 logements), entraînera une densification urbaine forte. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi car elle permet d’éviter l’étalement et de consacrer des espaces publics plus importants. Mais ceux-ci devront faire l’objet d’un entretien coûteux. Je reviendrai sur cette affaire de « densification » dans un prochain billet.

-          Enfin, la question de la forme urbaine que va prendre ce nouveau quartier. Beaucoup d’entre nous se demandent quel visage urbain aura ce futur quartier du Sycomore. Continuation, rupture, expérimentation urbaine, innovation ? Ces interrogations trouveront leurs réponses dans les semaines à venir.

 

Bref, cette réunion, constructive et annonciatrice de beaucoup d’autres, me semble être un bon commencement. Je reste cependant prudent, la majorité nous ayant habitué à de surprenants revirements. Dans le contexte de Marne la Vallée, dont la mosaïque urbaine est quelque fois difficile à décrypter, Bussy peut-elle devenir exemplaire ? C’est mon vœu le plus cher !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Urbanisme - Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires

Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /2009 19:30

En raison des récentes polémiques autour de la question du logement social dans la future zone du Sycomore, je tenais à faire un point sur l’importance des habitations à loyer modéré dans notre pays.

L’image de la fin du XXe siècle en ce qui concerne le logement social est celle de la cité, de la délinquance, d’une intégration ratée, de la ghettoïsation
. Une vision négative, dont les responsables sont à la fois les politiques, les urbanistes et architectes, ainsi que les médias, relayant toujours plus les évènements chocs  qu’une vie quotidienne harmonieuse.

La France a toujours été une terre d’accueil. Se pose alors la question prégnante du vivre ensemble, du respect de l’autre et des coutumes de la terre d’accueil.

Nos élus ont cru résoudre les problèmes du mal être dans nos banlieues avec la politique de la ville, dont la Cour des Comptes a largement décrié le coût par rapport aux impacts positifs. Le choix, dans les années soixante de se tourner vers un urbanisme fonctionnel avec barres, tours, espaces piétonniers insécurisés, souvent d'aspect minéral, a marqué le paysage de nos villes de façon inéluctable. D’où la rénovation urbaine avec une ré-humanisation de notre habitat, moins dense ; une remodélisation des espaces pour favoriser la prévention et assurer une meilleure sécurité des habitants ; une redynamisation du lien social avec l'appui associatif et la coordination des partenaires de l'action sociale.

Rappelons que le logement social est une nécessité à notre époque.
Nous pouvons, notamment, tous subir un accident de la vie.
La déstructuration familiale, le nombre important de divorces rendent de nombreuses familles monoparentales plus vulnérables. Ces séparations sont des bouleversements considérables pour les finances familiales qui ne supportent alors plus un loyer privé.
Le travail précaire (mi-temps et SMIC), les bas salaires de début d’activité, ainsi que le chômage accroissent aussi la demande en logement social.
Enfin, nos jeunes étudiants et seniors aux maigres pensions sont aussi des demandeurs potentiels qu’il ne faut pas négliger : la France n’offre que très peu de campus universitaires dignes de ce nom et nos foyers pour personnes âgés ne sont pas assez nombreux.

Des besoins existent. Bussy ne répond pas aux exigences légales en termes de logement social (issus de la loi SRU). Nous sommes conscients que tous les citoyens sont favorables à la construction de logements sociaux... Mais loin de chez eux !
L’élu représente ses concitoyens mais doit aussi courageusement prendre des décisions pour tous, dans l’intérêt général. De ce fait, je le répète, il eut fallu dès le départ mixer logement privé et social dans toutes les constructions buxangeorgiennes. Maintenant, nous nous retrouvons dans l’urgence, sous pression de l’Etatqui recherche des emplacements encore disponibles en Ile de France, afin de  répondre à une demande plus qu’importante.

Il faut bien que la majorité municipale réfléchisse à l’impact que pourront avoir près de 1000  logements sociaux supplémentaires :
en dehors des conséquences en termes d’infrastructures (transports, équipements publics, développement économique…) que nous avons déjà dénoncés,  il va bien falloir ajuster une politique sociale actuellement malheureuse. Il faudra restructurer le CCAS, repenser les aides, impulser une véritable politique envers la jeunesse…
Outre la volonté, en avons-nous les moyens à l’heure de la crise et d’un déficit budgétaire municipal abyssal ?

Les bonnes questions doivent être posées.
Cette zone du Sycomore, futur éco-quartier, devra être une zone de « bon vivre » ensemble. Attention à ne pas verser dans un ostracisme primaire, entraînant un rejet immédiat de ceux qui viendraient habiter les logements sociaux de Bussy. Il faut être vigilant : mais comment être en position de force lorsque l’on ne respecte pas la loi ?

Encore une fois, Bussy Gagnant est force d’opposition, mais aussi de proposition et d’appui. Nous serons aux côtés de la municipalité si cette dernière fait preuve de réalisme et d’anticipation sur ce dossier.

 

Par Yann Dubosc - Publié dans : Urbanisme - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 18:13

De nombreux Buxangeorgiens nous ont interrogés sur les éventuels aménagements à réaliser afin de sécuriser l’entrée et la sortie de l’autoroute A4.


Celles-ci sont extrêmement dangereuses, avec des saturations de circulation aux heures de pointes propres à engendrer un risque majeur d’accidents.

Lors de la dernière commission extra-municipale, ce point a été inscrit à l’ordre du jour, sans réelle réponse apportée.
Voici le tableau des hypothèses, dont la solution 3 a été retenue.

Les travaux d’aménagement devraient se dérouler avant l’été.


N’hésitez pas à réagir sur ce point.

 

Par Nabia Pisi & Yann Dubosc - Publié dans : Urbanisme - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 13:32

Nabia Pisi, accompagnée de membres de Bussy Gagnant, a assisté, le vendredi 28 novembre, à la visite du Président de la République à Meaux.

J'ai souhaité débuter mon billet par la Charte européenne du logement, adoptée par l'intergroupe «Urban-Logement» du Parlement européen en avril 2006, qui définit le logement comme un «bien de première nécessité, un droit social fondamental à la base du modèle social européen et un élément de la dignité humaine».

 Lors d'un discours sur la mise œuvre de la politique du logement à Meaux, Nicolas Sarkozy a rappelé aux professionnels de l'immobilier de ne pas profiter des mesures de soutien du gouvernement au secteur pour maintenir des prix élevés. "Nous allons faire plus pour le logement mais je ne veux pas que cela serve à maintenir les prix hauts. Ce que nous voulons, c'est que les prix baissent pour que ça reparte. C'est ça, l'économie de marché". Il s'en est aussi pris une nouvelle fois aux banques, accusées de durcir leurs conditions de crédit. "Il faut que chacun joue le jeu".

Le 1er octobre 2008, il avait annoncé que l'Etat allait racheter (par l'intermédiaire de bailleurs sociaux), à un prix décoté, plus de 30.000 logements dont les travaux n'ont pas été lancés faute de certitude sur les ventes. Sur ces 30.000 logements, 10.000 sont rachetés par la Société nationale immobilière (SNI), filiale à 100% de la Caisse des dépôts.

En 2007, le Président de la République avait déjà déploré  que les prix de l'immobilier aient "atteint en France le plus haut niveau par rapport aux revenus des ménages depuis 40 ans". 

Les politiques en faveur du logement

Les politiques du logement les plus pertinentes sont celles qui ont su s'adapter à leur territoire par des mesures appropriées visant à renforcer le rôle des pouvoirs locaux (élus, Etat, département, région...), tout en préservant l’exigence de solidarité et l’indispensable engagement de l'État. Car trop souvent, la décentralisation s’est accompagnée d’un désengagement de l’État et d’un renoncement à assurer son devoir de solidarité nationale à travers le logement.

L’intervention publique est devenue capitale pour lutter contre la crise actuelle, mais aussi pour répondre à un besoin de cohésion sociale sans précédent.

Cette volonté politique est d’autant plus nécessaire que les exigences de développement durable, tant en matière d'urbanisme, de transport et d’énergie, qu'en matière sociale ne peuvent que s’intensifier dans l’avenir et contribuer à peser sur les orientations des politiques publiques.
Cette crise pourrait s’avérer « un bien dans un mal » dans sa stimulation des politiques publiques, poussées à respecter les fondamentaux de la cohésion sociale et à viser une politique plus globale et cohérente à l'échelle du pays ainsi qu’au niveau de l'union européenne.

Et pour Bussy ?

Le 15 décembre 2005, nous avons présenté à l'ensemble des conseillers municipaux en exercice une motion sur le logement social. Pour Bussy Saint Georges, un certain nombre de principes avaient été proposés pour respecter ces enjeux en matière de logement :

1.    Favoriser la mixité sociale : éviter de créer des ghettos de logements sociaux qui seront très vite ingérables. Sur ce point nos réflexions ont rejoint celles de la majorité. Mais 3 ans plus tard, le projet de la ZAC du Sycomore présente plus de 30% de logements sociaux concentrés dans le même quartier.

2.    Offrir un parcours résidentiel aux habitants de Bussy. Concrètement, il faut en priorité que les logements sociaux de notre commune servent aux Buxangeorgiens et notamment à nos enfants quand ils souhaitent quitter le domicile familial. Et pour un habitant arrivé à Bussy par le biais du logement social doit pouvoir à terme accéder à la propriété dans la commune.

3.    Conduire à une maîtrise des attributions. Il est urgent de créer une politique dynamique du logement, structurée et durable, pour conduire et atteindre l’objectif d’universalité de son accès. Cela repose sur le dialogue et surtout la confiance que l’Etat accorde à la commune. Une bonne gouvernance des politiques du logement doit être assurée par la concertation avec l’ensemble des acteurs et parties prenantes (bailleurs, Commune, Département, services sociaux, Préfecture, maison de la justice et de la famille ...), y compris des habitants et des associations.

4.    Etablir des plans de gestion et de transport urbains pour améliorer la qualité de vie dans la ville.

Nous pouvons y ajouter trois nouveaux points à l’heure actuelle :

5.    Accroître l'implantation d'entreprises créatrices d'emplois et de richesses locales, garantes également d'une politique de cohésion durable.

6.    Rechercher un financement intelligent : éligibilité du logement et du logement social aux fonds structurels européens pour la période 2007-2013 (14 milliards d'euros pour la France).

7.    Profiter, tout en étant prudent, du Contrat de Projet Etat-Région :
Le CPER va permettre à Bussy de financer en partie la ZAC du Sycomore (3000 logements dont 30% sociaux). Mais il n’a pas pour vocation de régler toutes les questions que les Buxangeorgiens se posent quant aux équipements qui nous manquent aujourd’hui et, qui nous manqueront encore plus demain avec l’accroissement de la population.
Dix millions d’euros de financement par l’Etat, en comparaison, cela représente à peine le coût d’un groupe scolaire… Bussy Gagnant ne souhaite pas que le Sycomore, dernière tranche d’aménagement de Bussy, subisse les mêmes erreurs que les ZAC précédentes et que la municipalité s’enferme définitivement dans le cycle infernal de la dette.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Urbanisme - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

A retenir

15 mars :
Journée nationale des droits des consommateurs

18 mars :
Conseil municipal - 20h30


20 mars :
Journée mondiale du Conte
Journée internationale de la francophonie

21 mars :
2e tour des élections régionales
Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
Journée mondiale de la Poésie

22-26 mars :
Semaine européenne de l'énergie durable

26 mars :
Concert exceptionnel, "Carmina Burana", 120 choristes - 80 musiciens
Notre Dame du Val, 20h30
 

Flux RSS

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés