Je vous l’avais dit, ce conseil du 17 janvier était bien dense.
L’épisode 2 de cette saga concerne la demande de protection légale des élus. En effet, dans le cadre de ses mandats, un élu en exercice
peut demander au conseil municipal que les moyens de sa défense puissent être pris en charge par la mairie. Ce qui veut dire par les avocats de la mairie, donc, par nos impôts.
Mais à Bussy, cette municipalité ne fait jamais les choses à moitié. Ainsi, après un bref calcul qui m’a sauté aux yeux, ce n’est pas
moins de 20% des élus de la majorité qui ont demandé le bénéfice de cette protection. Dont le maire !
Je suis intervenu sur ce point en marquant ce pourcentage et en exprimant mon inquiétude quant à l’image de la ville, et notamment
vis-à-vis des investisseurs potentiels.
Il s’agit d’un point sensible pour le maire car il est tout de suite parti dans l’agression : mais comment, mon carnet d’adresses a
permis de faire venir toutes les entreprises, mais comment osez-vous dire une chose pareille, etc. Bref, tous les poncifs et les registres habituels en la matière. A partir de ce moment-là, les
échanges entre lui et moi ont été violents.
Le maire
tente systématiquement de minimiser les faits, réduisant sa propre demande de protection au fait que son ancien directeur des services techniques
avait un peu bu de la célèbre marque de whisky Glenn Fiddich (à boire avec modération !). Je ne fais que citer les propos du maire. L’affaire est en appel, donc je ne la commenterai pas, de même
que la demande faite par Madame Narany An. Mon propos tient à la contestation, que l’opposition a manifestée par un vote contre, de l’utilisation de l’argent public et à l’image déplorable que
cela donne de notre commune. La majorité a bien évidemment voté pour.
Mais nous resterons très vigilants quant à l’utilisation des finances locales et nous demandons la même vigilance des pouvoirs publics
sur ce sujet.
Bussy mérite quand même mieux que cela !
Je prendrai, en l’adaptant, la citation d’André Frossard qui disait : « Si les Français ne veulent pas que leurs ministres
démissionnent, c’est qu’ils tiennent à les renvoyer eux-mêmes ». Remplacez simplement le mot ministre par « maire » et vous avez la solution !











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