Vie quotidienne


Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 18:07

En cette veille d’élections, point de départ d’un marathon qui va se poursuivre tous les ans jusqu’en 2014 (2011, les cantonales ; 2012, les législatives et les présidentielles ; 2014, les municipales), je ne souhaite pas entrer dans le débat politique, mais évoquer le rôle de l’institution régionale.

IdFL’Île-de-France, du fait de sa taille, de son poids économique, est une collectivité importante qui ne doit pas être considérée par les citoyens franciliens comme éloignée de leurs préoccupations quotidiennes. Le millefeuille territorial a donné aux collectivités des compétences exercées de plein droit dans le cadre de la décentralisation. Ainsi, la Région intervient sur les dossiers liés à l’aménagement du territoire, aux transports, à la protection de l’environnement ; elle gère les lycées (infrastructures)  et a une mission relative à l’enseignement supérieur ; elle investit dans la formation professionnelle et l’emploi ; elle participe au développement économique du territoire ; elle finance les processus de construction de logements et participe à la rénovation urbaine des quartiers ; elle soutient l’activité culturelle, etc.

Les champs de son intervention sont donc très étendus. Pour cela, il faut des moyens. En 2009, le budget de la région a été de 4,5 milliards d’€. Les transports régionaux, par exemple, ont mobilisé ¼ du budget (notamment pour "l'amélioration de l'offre de service sur le réseau du RER A", le prolongement de la ligne du RER E, l'extension du tramway...).
La réforme de la fiscalité, par la disparition de la TP ne devrait pas trop « sanctionner » la Région ; la réforme territoriale devrait, elle, en bouleverser le mode de fonctionnement, par une sorte de « fusion » entre le Conseil général et la Région représentés par les mêmes élus, les conseillers territoriaux, réduisant de moitié le nombre de représentants.


Justement, les élus régionaux... Ils sont organisés en groupes politiques.

Quels sont-ils ?
Socialistes et apparentés : 60 membres

Majorité présidentielle : 37

Les Verts : 28 

Groupe Communiste alternative citoyenne républicain et parti de gauche (CACRPG) : 27

Groupe Démocrate et Centriste (DC) : 17

Radicaux de gauche et élus apparentés (Rageap) : 9 

Front national (FN) : 9

Centre et apparentés : 8

Groupe Républicain radical et citoyen (2RC) : 8

Nationaux et indépendants (NI) : 6
11 listes sont actuellement et officiellement déposées pour les prochaines élections régionales.

Avec ses 209 élus régionaux et ses 10.000 agents, la Région est donc une collectivité à part entière, partenaire essentiel des politiques que peuvent conduire les communes.
Bussy n’échappe pas à ce schéma de dépendance financière dans ses projets : les équipements culturels et sportifs (salle de spectacle, dojo), les projets d’aménagements (CPER - Contrat de projet Etat-Région - dans son dispositif GP3, éco-quartier, NQU - Nouveau Quartier urbain), le projet de pôle gare, les transports en commun, etc. sont des dossiers financés par la Région.


La volonté du Président de la République, dans la réforme territoriale qui s’annonce, est de réduire le millefeuille institutionnel, mêlant compétences et circuits de financements. Je pense que le principe est bon et nécessaire. Mais il faudra être vigilant quant à sa mise en œuvre. En France, lorsque l’on veut simplifier, on fait une réforme qui, dans les faits, complexifie encore davantage les choses.

La région est un partenaire essentiel : il ne restera que cette collectivité lorsque l’Etat se sera totalement désengagé du devenir des communes et de leurs regroupements (les intercommunalités). Ce bloc, Région/Communes est le garant de la décentralisation, cette organisation voulue par De Gaulle et qui, aujourd’hui, semble subir les assauts des partisans d’un État fort localement. Pourquoi pas ? Mais, en échange, il faut des structures libres de leurs choix de politiques de développement, confortées par des moyens financiers justes et un contrôle de l’État adapté.

Ne perdons pas ce qui a été acquis : la libre administration des collectivités. Le fait que le « patron » des territoires redevienne le Préfet n’est pas sans poser de question quant au devenir de la décentralisation. D’ailleurs, a-t-elle déjà vraiment existé ? L’exemple de Bussy est à ce titre très paradoxal : l’Etat y joue un rôle prépondérant d’aménageur mais, laisse la collectivité seule face à la partie de la dette qu’il lui impose. S’agit-il d’un modèle de développement, de ce modèle de développement que le Préfet imposera demain aux collectivités ?

La période est passionnante pour celles et ceux qui s’intéressent à ces évolutions institutionnelles. Nous, élus locaux, acteurs territoriaux, sommes en train de vivre l’Histoire de notre territoire.

Donc, les 14 et 21 mars prochains, allez voter !

 

L’Ile de France en quelques chiffres (INSEE)

þ 8 Départements pour 1.281 Communes (23 ZUS sur les 85)
þ 11,7 millions d’habitants en 2009 ( 20e métropole mondiale) 
þ Age moyen : 36,6 ans en 2005 (France métropolitaine : 39)


þ
552 milliards € de PIB en 2008 ( 5e PIB des aires métropolitiaines mondiales)

þ 29 % du PIB de la France
þ 5,4 millions d’emplois (22 % de l’emploi français total), dont 84 % dans le tertiaire
þ Chomage : 7,9 % (9,1 % pour la France) / Création d'entreprises : 16.700 (2009)

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 09:20

Au fil de mes rencontres avec les Buxangeorgiens, beaucoup d’entre vous m’ont confié votre soulagement en apprenant l’annulation des vœux du maire. Mes collègues Nabia Pisi, Son Kou et moi-même sommes de votre avis : depuis des années, nous nous élevons contre cette manifestation qui est, à nos yeux, totalement déraisonnable. D’ailleurs, aucune commune alentour ne peut se permettre une telle dépense inconsidérée.

Fotolia_6331856_XS.jpgSelon le maire, 100 000 euros n’est qu’une « économie de façade », une dépense marginale, négligeable, bref une paille. Il y a quelque chose de vicié dans ce type de raisonnement relativiste qui conduit à toutes les dérives. Nous savons tous ce que signifie le chiffre de 100 000 euros en absolu, rapporté à nos revenus, au prix de notre logement, au montant des emprunts que nous contractons … Avant d’engager une telle dépense, un gouvernant avisé devrait se poser les questions suivantes : un citoyen de la commune est-il prêt à échanger une part de ses impôts contre quelques coupes de boisson, quelques canapés … ? Cette dépense lui apporte-t-elle un delta significatif de bien être ? Les réponses de ceux que j’ai croisés sont manifestement non et, ils ont raison. N’y a-t-il pas d’autres besoins plus urgents et plus utiles à satisfaire dans la commune ? N’y a-t-il pas des travaux dans les écoles en souffrance depuis des mois, dont certains sont essentiels, puisque relatifs à la sécurité de nos enfants ?

A l’orée de 2010, je me félicite de l’annulation des vœux dans les circonstances qui sont les nôtres, en espérant surtout qu’elle soit définitive pour  les années à venir sous ce format-là. Il est toujours possible de faire une cérémonie « institutionnelle », raisonnable et politique, au sens noble du terme, sans y dépenser l’équivalent de la subvention annuelle à la crèche associative Bout’Chou, par exemple.

Par Yann Dubosc, Nabia Pisi, Son Kou - Publié dans : Vie quotidienne - Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 10:44

Les fourberies de ScapinJe tiens à faire quelques mises au point d’actualité. Vous devinerez sur mes lèvres un sourire blasé face à une municipalité qui ne cesse de m’étonner, de me fasciner. Une exception culturelle, décidemment.

Je ne pouvais imaginer qu'une simple carte de vœux susciterait un nouvel édito publié sur site de la ville. Quel honneur ! Je rassure les grincheux : M. Lamagnère et moi n'avons aucun projet de PACS...

Quant au fond, je suis stupéfait, il doit y avoir un étrange microclimat qui plane juste au-dessus de la majorité. Envoyer une carte de vœux aux 3 membres  du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale de Marne Brosse et Gondoire, dont Bussy fait partie à part entière), à savoir le Maire, Messieurs Lamagnère et Louis,  me parait être une politesse républicaine à laquelle je suis très attaché. Quelle ambiance délétère dans cette majorité pour que ce simple geste entraîne une réaction de ce type !

L'argument environnemental : Marne & Gondoire n'a pas à rougir de sa politique en la matière car elle reçoit un prix de l'environnement différent par an et le SCOT est reconnu comme exemplaire par le Grenelle de l’environnement (il n’y en a qu’une poignée en France).

Enfin, celui qui m’a fait le plus sourire, l'argument financier, c'est l'hôpital qui se ... Fort heureusement, qu’on se rassure, Marne & Gondoire est parfaitement bien gérée, avec des agents motivés et innovants.
Les précieuses ridiculesJ'entends une autre voix à travers les écrits de M. Lamagnère, plus haut placée, et qui se complait dans ce genre de polémique.

Alors, je vous invite à relire, pour les vacances de février, les œuvres de Molière et notamment Les fourberie de Scapin et Les précieuses ridicules : vous y trouverez un microcosme qui ne s’est pas modifié au cours des siècles.

Pour ma part, je préfère rester moi même, un « républicain poli » (qui nomme les personnes en mettant Monsieur devant le nom !!) tout en demeurant soucieux et rigoureux dans l'exercice de sa profession : gérer un territoire dans l'intérêt exclusif de ses habitants.
Ah, si tous et toutes pouvaient en faire de même. C'est finalement mon vœu pour 2010 !

On me reproche également sur les blogs de ne pas faire de billet sur Haïti. Je ne veux pas céder à cette forme de néo-colonialisme compassionnel qui saisit actuellement les élites. En tant qu’humaniste, père de famille, citoyen du monde, je suis bouleversé par les catastrophes qui frappent à répétition le peuple haïtien. Mais mon émotion relève de la sphère privée et j’agis, comme bien d’autres, par le biais des organismes qui sont sur le terrain, auprès de ceux qui souffrent.


element-graphique-gif-236.gifQuelques INFORMATIONS sur l'humanitaire (choix strictement personnel) :

aAide d'urgence pour Haïti :
- La Croix Rouge française
- Médecins sans frontières

aAide à la reconstruction :
- Le Secours Catholique
- La Fondation de France

Et, bien sûr, l'UNICEF

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne - Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires

Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 15:06

Le début du 3e millénaire aura été marqué par une multitude de prises de conscience :

- du réchauffement climatique et du gaspillage des ressources ;

- de la nécessaire remise en question de notre modèle de développement en raison d’une crise économique et sociale d’envergure mondiale ;

- d’une famine rampante et d’un phénomène de malnutrition au niveau planétaire.

 

En réaction, des conférences se tiennent et des plans se mettent en place.

Une volonté de changer est présente, mais il faudra concrètement passer de la théorie à la pratique.

 

Nous avons devant nous une nouvelle décennie :

Pour faire en sorte que nos enfants ne subissent pas les conséquences dévastatrices de nos erreurs, que leur équilibre de vie ne soit pas perturbé.

Pour que nos petits-enfants connaissent encore la banquise et ses ours blancs, les éléphants et les baleines…

Pour éviter des millions de réfugiés climatiques avec une montée drastique des océans.

Pour que l’économique travaille pour l’homme, et non plus l’inverse, créant des déséquilibres mondiaux affligeants, propageant pauvreté et disette.

Pour que notre France se redresse, que notre tradition de porte-étendard de la liberté perdure  et que notre société protège avec dignité chacun de ses membres.

Pour que Bussy, notre ville, soit un modèle démocratique irréprochable par sa gouvernance participative et son mode de gestion raisonnable, pour que les Buxangeorgiens soient fiers de leur cadre de vie, que nous nous évertuons à préserver…

 

Rien n’est encore inexorable, nos vœux doivent donc se transformer en actions au quotidien :

celles du terrien respectueux de son environnement,

celles de l’adulte devant préserver l’enfance,

celles du citoyen électeur se manifestant pour que les politiques se décident à pro-agir plutôt qu’à réagir, le tout en respectant les libertés fondamentales les plus élémentaires.

voeux 2010 

Nabia Pisi, Son Kou, ainsi que toute l’équipe de Bussy Gagnant, se joignent à moi pour vous souhaiter une excellente année 2010.

Rendez-vous dans cette nouvelle décennie prometteuse en termes de profondes mutations.

Par Yann Dubosc - Publié dans : Vie quotidienne - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

A retenir

11mars :
Journée européenne des victimes du terrorisme

13 mars :
L'espace fantastique fête son carnaval
15h : défilé Grand'Place / Place de Verdun


14 mars :
1er tour des élections régionales

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