Finances


Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 16:50

Une dépense tant superflue qu’inutile !
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Lors du conseil municipal du 13 octobre 2009, la majorité municipale a décidé la prise en charge de l’organisation d’un tournoi de golf du «Club des golfeurs chinois de France » pour un montant de 8115 euros - ceci en dépit de la protestation des élus de Bussy Gagnant, jugeant une telle dépense infondée. Mais fort de sa majorité, la municipalité a passé outre.

Le 19 novembre 2009, au titre du contrôle de légalité, le sous-préfet a mis en doute l’intérêt de la manifestation pour la commune et a demandé le retrait de la délibération sous peine de déféré préfectoral. Lors du conseil municipal du 10 décembre 2009, la majorité s’est rendue à la demande du souspréfet et a retiré la délibération contestée.

Cette péripétie est significative et met en évidence que des économies sont possibles au niveau de la gestion municipale sans que cela détériore le service rendu aux habitants.
Faut-il attendre à chaque fois la semonce du souspréfet pour se rendre compte du superflu d’une dépense ?
Faut-il systématiquement risquer un contentieux pour rentrer dans la norme budgétaire?

Lorsqu’on est de surcroît très endetté, comme la ville de Bussy Saint-Georges, se poser la question du bien-fondé de chaque dépense, n’est pas une insanité.

Les élus de Bussy Gagnant restent vigilants quant à l’utilisation des deniers publics.
Les exemples de ce type de dépenses sont nombreux et nous agissons régulièrement pour les dénoncer, surtout dans cette période de crise. Mais dans ce cas présent le sous-préfet a reconnu l’absence « d’intérêt local » de cette dépense, c’est-à dire l’absence « d’intérêt public ».

Par Yann Dubosc, Nabia Pisi & Son Kou - Publié dans : Finances - Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires

Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 13:47

Au lendemain de la crise financière mondiale, les Etats, réunis en Suisse, ont tenté d’en tirer les premières conséquences. Est-ce la fin du capitalisme ? Est-ce la venue d’un nouveau capitalisme mondial ? Ces questions restent posées.

Economie mondialeLe Président Barak Obama a apporté la première pierre à l’édifice en voulant réformer et réguler le fonctionnement des banques qui, une fois la crise passée, se précipitent dans la spéculation en ayant simplement utilisé les fonds publics. Au-delà de l’aspect moral, une véritable question structurelle se pose pour l’ensemble du système économique mondial.
Le Président Nicolas Sarkozy l’a bien dit dans son discours introductif : il faut replacer l’homme au sein de l'économie et de la finance, moraliser le fonctionnement d’un système qui cherche à se reconstruire. Il est donc nécessaire de changer les règles du jeu.
Cependant, il y a un mot qui fait peur aux décideurs économiques que sont les chefs d’entreprises et les banques : la régulation. Mettre des règles dans le libre jeu du marché, cette main invisible qui agit de manière autonome, risque, selon eux, de troubler les stratégies économiques qui sont les leurs. Or, la crise nous a appris une chose : ce système tourne en vase clos, s’auto-reproduit et ne génère de profits que pour ceux qui sont dans la boucle infernale de la spéculation boursière.

Je ne sais pas ce qui va sortir de ce énième forum de Davos mais je ne suis pas naïf pour autant. Les Etats ne sont pas entièrement libres d’agir dans ce domaine ; on le voit bien dans les réactions de l’économie américaine à l’annonce de son Président. On le perçoit aussi en France, même si notre pays a plus l’habitude de la régulation, de l’intervention de l’Etat. Mais la France appartient, qu’on le veuille ou non, à un système mondialisé. Elle ne décide pas seule. Notre poids économique n’est pas suffisant pour imposer.
Que peut la politique dans ce contexte ? Voilà une autre question importante : l’initiative vient des politiques mais quid de la conclusion ? Le capitalisme est ainsi fait qu’il transcende les pouvoirs.

Ce forum aura des incidences sur la France et sur notre territoire de Bussy. Les exigences financières imposées par les banques, la nécessité absolue de retrouver une crédibilité auprès des organismes bancaires, qui sont pas des philanthropes, l’impératif de trouver des économies internes seront les grands défis des budgets à venir. Les réformes importantes liées à la fiscalité et à la gestion de nos territoires vont encore impacter fortement notre devenir. Dans ce contexte difficile, il reste encore un levier local : la responsabilité politique. Il en faudra pour affronter le BP 2010 ainsi que les suivants. Aujourd’hui, il faut agir dans tous les domaines, dans toutes les directions et avec tous les moyens dont nous disposons. C’est dans ce sens que Bussy Gagnant agira durant cette année, ô combien capitale.
Mes amis, Nabia PISI et Son KOU, et moi-même, avons été élus pour agir dans l’intérêt des Buxangeorgiens. Vous pouvez compter sur nous !

Par Yann Dubosc - Publié dans : Finances - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 18:50

Le Père Noël: le seul à pouvoir répondre à nos problèmes financiers ?


NEWS.jpgEn cette période de fêtes de fin
d’année, nous sommes nombreux à faire le bilan de cette année passée et de belles résolutions pour celle à venir.

Vous avez reçu, comme nous tous,
votre feuille d’imposition et vous avez constaté l’augmentation importante qui en découle : immédiatement, vous vous êtes dit, avec fatalisme, que toutes les collectivités font pareil, que les

promesses électorales ne durent qu’un temps, que les majorités politiques ont toujours besoin d’argent pour financer les projets. Vous allez vous dire également que tout cela est une conséquence de la crise et que Bussy n’y échappe pas.
A lire les éditos du
Maire, nous pourrions naïvement croire que la situation de notre « chère » ville, transitoire selon ses dires, ne relève absolument pas de la gestion actuelle mais est la conséquence de l’acharnement de tous les pères Fouettard de la terre : les vilaines banques qui ne veulent plus prêter d’argent à une commune surendettée, le méchant EPAMARNE qui ne pense qu’à se faire de la trésorerie sur le dos de la collectivité, le très méprisant Etat qui ne maintient pas sa subvention d’équilibre, le complot des officines tapies dans l’ombre qui veulent empêcher la survie de la ville, les magistrats financiers de la Chambre régionale des Comptes aigris par tant de réussite
budgétaire de la majorité, etc.
Il manque un élément à ce tableau : la capacité d’un responsable politique à se remettre en cause, à admettre un instant que les choix effectués nous ont conduits en 10 ans à la catastrophe.


S’il y a un voeu à faire aujourd’hui:
que 2 010 nous apporte à nous tous, Buxangeorgiens, l’espoir que le miracle de Noël s’étende sur notre bonne ville de Bussy.

L’équipe de Bussy Gagnant vous souhaite de très bonnes fêtes.

Par Yann Dubosc, Nabia Pisi, Son Kou - Publié dans : Finances - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 11:42

Le dernier Conseil Municipal avait pour objet principal de présenter le Débat d’orientation Budgétaire (DOB), qui doit précéder le vote du budget en mars. Un prochain billet sera consacré aux autres points du Conseil.

 DOB 2010

J’aurais pu intituler ce billet : « il est temps de tout mettre sur la table ». En effet, je pense que la situation est suffisamment grave pour ne pas relancer d’inutiles polémiques liées à « on aurait dû faire comme cela », ou « ce n’est pas moi, ce sont les autres ».

Aujourd’hui, ce débat est dépassé, contre-productif et dangereux politiquement. Cessons de parler des causes, je suis, moi, dans l’action. Je n’ai pas été élu pour regarder passer les trains mais pour agir sur les conséquences du drame budgétaire qui se joue. Soit l’opposition est participative dans ce débat, soit il se déroulera sans elle. J’ai choisi la première option.

 

Car, finalement, de quoi parlons-nous dans ce DOB ?

 

Ce DOB me semble précoce dans la mesure où de nombreuses incertitudes pèsent encore sur l’architecture du futur budget 2010.

 

flechep.gif La première, de taille, est celle qui concerne la Taxe Professionnelle.
En effet, le produit de cette taxe représente 42% de nos ressources fiscales, et elle va disparaître. Nos parlementaires discutent encore à ce jour de ce qui sera amené à la remplacer.

Les mécanismes de substitution sont complexes et trompeurs. Le Gouvernement, dans sa logique de relance, va faire un cadeau de 30 milliards d’euros aux entreprises (d’impôts en moins) qui seront supportés par le seul budget de l’Etat. Or, cette manne fiscale devra bien être compensée par un moyen ou un autre : ce sont les citoyens qui vont être impactés par cette mesure.

Quoi qu’il arrive, quelle que soit la solution trouvée, le compte n’y sera pas : une fois de plus, la décentralisation est remise en cause, car l’Etat, par une dotation, va mettre les collectivités comme la nôtre sous perfusion. Le véritable « patron » des territoires ne sera plus le Maire ou le Président d’une intercommunalité mais … le Préfet.

Cela va à l’encontre du sens de l’histoire : il existe un principe constitutionnel qui stipule que les collectivités bénéficient d’une autonomie financière. Demain, où sera celle de Bussy ? Qui tient les finances, tient le pouvoir. A quoi serviront les élus que nous sommes si, demain, retrouvant un statut de droit commun, Bussy n’a plus les leviers de son destin via la fiscalité de l’entreprise. Gageons que le différentiel de ressources sera supporté par les citoyens dont la pression fiscale deviendra intolérable.

La TP avait un dynamisme de 20% par an à Bussy, ville jeune : qu’en sera-t-il avec le transfert des bases sur le foncier ? Finalement, je le reconnais humblement, le fait d’avoir établi de vastes zones de logistique dans les Zones d’activités économiques (ZAE) serait de nature à nous privilégier dans la nouvelle mouture de la loi de finances 2010, car ce sont les bases foncières qui vont jouer à plein. Il faut aussi dire que le contexte n’était pas le même à l’époque : ainsi, une « fausse bonne idée » est devenue une chance pour l’avenir.

De même, et c’est un comble, les collectivités qui ont augmenté les impôts de manière importante sur les dernières années, seront « récompensées » lors du calcul de la compensation versée par l’Etat. En France, on favorise toujours les moins bons élèves, au détriment de l’excellence. C’est un fait !

Mais ce dynamisme va survivre quelques temps, puis il trouvera son terme avec la fin de l’urbanisation, faute de foncier disponible. Pendant ce temps, nos charges vont continuer à progresser et l’effet ciseau (dépenses/ressources) deviendra un couperet brutal.

Les effets d’une telle mesure sont considérables : l’annonce de la disparition de la TP a déjà incité les collectivités à revoir à la baisse leurs programmes d’investissement, un an avant l’entrée en vigueur de la mesure, car personne ne connaissait les modalités de son remplacement. Encore aujourd’hui, les informations changent toutes les demi-journées ! La vraie question qui se pose est celle du développement économique : c’est une véritable question d’aménagement du territoire. Pourquoi les collectivités continueraient-elles à produire des ZAE, donc in fine de l’emploi, alors qu’elles en assumeraient les charges de fonctionnement sans en avoir la richesse fiscale ?

Voilà une problématique d’ordre politique. La taxe foncière ne sera pas aussi dynamique que la TP. Il serait nécessaire d’avoir un débat sur ce point avec les parlementaires qui sont censés défendre nos territoires. Mais je deviens sourd ou bien le silence est assourdissant...

 

flechep.gif Cette réforme entraîne une autre conséquence. Nos principaux subventionneurs vont également subir les contrecoups de la disparition de la TP.
Le Conseil Général va quasiment disparaître du paysage et je ne sais pas encore comment les ressources de la Région vont être restructurées. Cela n’est pas neutre : les projets communaux peuvent bénéficier de 80% de subventions. Qu’adviendra-t-il de ces montages financiers ?

De plus, les lignes de crédits qui seront ouvertes dans l’avenir, vont être essentiellement liées à la « prime au logement ». Par exemple, le CPER (contrat de projet Etat Région), abondé de 61 millions d’euros pour Marne la Vallée, représentera la principale contribution de la Région sur les projets d’équipements de Bussy. Et ces sommes sont assises sur le nombre de logements construits. L’effet pervers d’une telle mesure saute aux yeux immédiatement : l’obligation de construire.

La réforme territoriale en préparation devrait répondre à cette question : cependant, en l’état des textes, elle tend à limiter le nombre des interlocuteurs, donc la logique de co-financement, ce qui, selon moi, est encore un contresens. Un financeur défaillant et nous pouvions négocier avec un autre, sur la même opération. Il n’en sera plus de même demain.

Cette incitation ne doit pas faire oublier toutes les questions liées à l’arrivée de nouvelles populations : les transports, les écoles, les équipements de proximité, etc. Comment, et avec qui, allons-nous traiter ces problématiques. Et avec quels financements ?

 

flechep.gif Autre incertitude, l’emprunt.
Notre capacité à emprunter est fortement remise en cause. L’accès au crédit s’est raréfié depuis la crise, les banques ne jouant plus le rôle de facilitateur de projet. De plus, la Commune étant déjà fortement endettée, le Préfet a pris la décision de stopper pour l’instant le recours à l’emprunt.

Je suis en désaccord avec la majorité lorsque celle-ci indique dans une tribune qu’elle « préférait l’emprunt à la dette ».  Affirmer ceci est nier le fait que l’emprunt d’aujourd’hui est la dette de demain. La solution ne se trouve donc pas dans cette affirmation. Ou alors à très court terme.

Il existe quand même sur ce point de bonnes nouvelles. Les marchés ne prévoient pas de relèvements significatifs des taux en 2010. La Banque centrale européenne pourrait maintenir son principal taux directeur à 1 % au premier semestre 2010.

De plus, la reconduction attendue de la mesure du remboursement anticipé du FCTVA en 2010 renforcerait cet état de fait. Cette disposition bénéficierait en effet prioritairement aux communes, en évitant un recours supplémentaire à l’emprunt donc à la dette.

 

rond-2.jpg Je considère que le BP 2010 sera quasiment impossible à faire, surtout si la majorité se contente de traiter les causes et non les conséquences. Elle pose les bonnes questions et ce, depuis le début. Mais elle n’en tire pas les conclusions qui s’imposent. Il faut aller plus loin, jusqu’au bout de la logique et jusqu’au bout des discours.

En effet, lors des périodes fastes, on peut se contenter de mesurettes qui font sourire mais qui ne règlent pas les problèmes de fond. Bussy a été gérée longtemps comme une administration de l’Etat : le déficit se creuse à toute vitesse, l’endettement s’affole, le budget s’effondre mais les responsables poursuivent leur politique sans se poser de question. Il y a bien quelqu’un qui demandera des comptes, un jour. En attendant,…

La majorité me dit qu’elle a tout tenté, qu’elle a optimisé les recettes et rationalisé les dépenses, que toutes les économies, y compris les petites, ont été enclenchées. Le Maire nous dit que les tournois de golf pour les Chinois ne seront plus pris en charge par le budget de la Mairie, que les voyages seront payés par le Maire lui-même, que les vœux seront annulés, etc. Je veux bien le croire et le prendre au mot.

Ces mesures sont nécessaires mais pas suffisantes, car elles ne sont pas à l’échelle du problème.

 

Nous sommes assis à une table de « poker menteur » : personne n’a toutes les cartes en mains, chacun y va de son bluff pour ne pas répondre aux vrais problèmes.

Eh bien, regardons-les en face. Je suis persuadé que la clef de notre sortie de crise est l’Etat et ses instruments d’aménagement. Dotons-nous des outils qui vont nous permettre de s’asseoir à la table avec de nouveaux atouts dans la manche.

Je vous en reparlerai le moment venu.

 

Enfin, j’estime qu’il faut créer une dynamique sur Bussy afin de traiter ce sujet de manière politique. Il faut porter collectivement ce dossier car les Buxangeorgiens ne nous pardonneraient pas cet atomisme. Je suis prêt à m’y inscrire et à être force de proposition. Dans le cas contraire, les enjeux sur Bussy étant d’une dimension nationale, surtout lorsque la ville aura atteint les 30.000 habitants, les appareils politiques vont venir dans le jeu, avec leurs machines de guerre.

Je le dis avec force : Bussy Gagnant n’acceptera ni une tutelle administrative, ni un protectorat politique !

 

Par Yann Dubosc - Publié dans : Finances - Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires

A retenir

8-14 mars :
Semaine nationale de lutte contre le cancer

13 mars :
L'espace fantastique fête son carnaval
15h : défilé Grand'Place / Place de Verdun


14 mars :
1er tour des élections régionales


15 mars :
Journée nationale des droits des consommateurs

18 mars :
Conseil municipal - 20h30


20 mars :
Journée mondiale du Conte
Journée internationale de la francophonie

21 mars :
2e tour des élections régionales
Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale
Journée mondiale de la Poésie

22-26 mars :
Semaine européenne de l'énergie durable

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