Plusieurs parents d’élèves nous ont fait part de leur mécontentement de voir qu’en dépit de l’augmentation des impôts, l’entretien des écoles de notre commune n’était toujours pas au rendez-vous. Nous avons repris les comptes rendus des conseils d’école du mois de novembre 2009 des
diverses écoles maternelles et élémentaires de la ville pour faire le point.
è De nombreux conseils d’école soulignent qu’un grand nombre de demandes de travaux restent sans réponse en dépit de demandes successives d’un conseil à un autre. A l’école élémentaire Charles Perrault, « le nombre de toilettes au rez-de-chaussée n’est pas adapté au nombre d’élèves » et la directrice fait remarquer qu’il s’agit d’une demande ancienne renvoyant à un compte rendu du 4 mars 2006. Une même insuffisance des toilettes au rez-de-chaussée de l’école élémentaire Louis Braille est signalée. A l’école maternelle du Clos, « tous les participants déplorent le fait qu’aucun des travaux demandés n’a été réalisé pendant les vacances d’été ou de Toussaint ». A l’école élémentaire Louis Guibert, les dalles du hall d’entrée restent à vérifier, la demande avait déjà été faite l’an passé et « les travaux étaient programmés pendant les congés d’été mais n’ont pas été réalisés ». A l’école primaire Georges Sand, « l’entretien du chauffage et de l’autocom n’est toujours pas effectué depuis l’ouverture de l’école [il y a 3 ans] ce qui pose des problèmes de confort, d’hygiène et de sécurité ». Visiblement agacé, le conseil d’école conclut par « seul le manque de volonté, voire la mauvaise volonté de certains peuvent expliquer ces lacunes dans l’entretien de l’école Georges Sand ».
Toutes les écoles, toutefois, font la liste d’un certain nombre de travaux réalisés et le compte- rendu de l’école maternelle Jules Verne stipule même que « globalement, la grande majorité des travaux d’entretien demandés avant les vacances a été réalisée ».
è Les comptes rendus regrettent plus d’une fois que les promesses ne soient pas tenues. A l’école élémentaire Charles Perrault, il est précisé que « Monsieur Louis avait annoncé des travaux pour ces vacances d’été. Pour des raisons budgétaires, les travaux n’ont pas pu être faits ». A l’école élémentaire du Clos, les présents demandent « où en est la mise en place du logiciel du traitement du BT [bon de travail] promis depuis au moins deux ans par M. Decotignie ? », ce à quoi M. Vatin [Directeur Général des Services] répond qu’il « n’a connaissance d’aucun logiciel de ce genre et un tel projet n’est pas à l’ordre du jour ».
è Les écoles attirent souvent l’attention sur des manquements en terme de sécurité. A l’école élémentaire Jean de La Fontaine, « plusieurs radiateurs sont en mauvais état, mal fixés ». A l’école maternelle Louis Braille, « les pavés de l’entrée extérieure et du trottoir sont mal scellés ». A l’école élémentaire Antoine Giroust, « la peinture rouge sur le terrain de foot est très glissante. Problème de sécurité pour les élèves ». La directrice de l’école maternelle du Clos « insiste sur l’urgence de certains travaux qui éviteraient des situations dangereuses pour les enfants. (…) Chaque jour, la directrice doit replacer des vaporisateurs de produits d’entretien sur une étagère car ils sont rangés dans les chariots de ménage, à la portée des enfants ». A l’école Georges Sand, la chaleur excessive due au non entretien du système de chauffage, a pour conséquence que « les enfants et enseignants se plaignent de maux de tête ». A l’école maternelle Louis Braille, il est demandé de « réparer le revêtement anti-chute sous les jeux dans la cour ». La commission de sécurité a donné un avis favorable à cette école mais a fait part des remarques suivantes : il y a trop de lits dans le dortoir des petits et les issues de secours doivent être dégagées. La situation est beaucoup plus préoccupante à l’école Charles Perrault. La directrice explique que la commission de sécurité a émis des réserves : « des grilles gênent l’évacuation [des élèves] car il y a des plaques de béton qui ne sont plus jointes sur le mur ». Dans le même compte rendu, M. Louis affirme que ces réserves ont été levées. Or, nous avons appris que la commission de sécurité a renouvelé son avis défavorable le 2 décembre 2009.
è Tous les comptes rendus indiquent des besoins en informatique non couverts. A l’école élémentaire des Violennes, deux ordinateurs partis pour réparation avant les vacances d’été ne sont toujours pas revenus et l’école renouvelle ses demandes en équipement (connexion Wifi, mise en réseau du photocopieur, un ordinateur, une imprimante, un scanner, le remplacement de l’ordinateur portable et du vidéoprojecteur volés en 2008), A l’école maternelle Jules Verne, la photocopieuse et l’imprimante laser sont en attente pour la salle informatique tandis que la 7e classe n’est pas équipée, « le matériel qui est proposé aux enfants est un matériel de prêt à la limite de l’obsolescence ». L’école Charles Perrault souhaite une borne Wifi, l’école maternelle Louis Braille a fait plusieurs demandes successives pour des ordinateurs. L’école élémentaire du Clos demande que soient installés « deux raccordements Wifi pour permettre le raccordement de PC éloignés au réseau. La mairie refuse cette installation. Après discussion, lors du conseil d’école, il apparaît que ce type d’installation a déjà été réalisé dans une autre école ». A l’école élémentaire Jean de La Fontaine, une borne Wifi a été « acceptée mais non budgétée par la mairie ».
è Le compte rendu de l’école élémentaire du Clos fait état d’une vive discussion entre les représentants des parents d’élèves et M. Vatin au sujet d’une longue liste de travaux pour laquelle un ordre de priorité avait été établi et transmis en juin. Nous reproduisons ici l’essentiel de l’échange.
M. Vatin dit que « pour des raisons budgétaires, il ne peut s’avancer sur à peu près rien. En effet la mairie doit essentiellement financer les projets nouveaux relatifs à l’arrivée des nouveaux habitants et elle n’a pas l’argent suffisant pour engager les opérations d’entretien sur le bâti existant. D’autant que la mairie ne dispose pas d’équipes techniques suffisantes et que tout travail est facturé au prix fort par les entreprises.
Les élus des parents d’élèves font remarquer que le non-entretien peut avoir des conséquences fâcheuses. D’autre part, ils estiment, à bon droit, que le conseil d’école pourrait, devrait être au moins cette instance consultative où l’on peut proposer des priorités de travaux sur examen de devis fournis par la mairie.
Le directeur et l’équipe des enseignants trouvent pour le moins curieux que l’on avance le coût élevé des travaux par les entreprises (par rapport à des équipes mairie) pour justifier les défauts d’entretien. On se rappelle tout de même que, pendant des années, une position exactement opposée a été défendue par la mairie en conseil d’école ; le travail était réputé moins cher et mieux exécuté par des entreprises….
En réponse, M. Vatin indique qu’il ne pourra s’engager dans une politique de concertation sur la base de fourniture de devis : les priorités de la mairie changent trop souvent pour que ce type de travail soit possible et efficace. »
De nouveaux conseils d’école étaient prévus pour le mois de mars. Bussy Gagnant reprendra ce dossier en comparant les demandes du mois de novembre et les résultats 4 mois après. A suivre donc...











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