Yann Dubosc & Bussy Gagnant - Vie municipale et politique à Bussy St Georges
Il est des instants dans la vie quotidienne empreints d’une certaine
morosité, tout de même
teintée
d'optimisme.
Il semblerait que des signes de reprises soient perçus par les acteurs économiques eux-mêmes. Sans tomber dans un autre extrême que celui de la peur générée par certains hommes politiques et médias, la courbe est en train de s’inverser. Cependant, la croissance reste à un niveau bas mais sans se dégrader.
Dans le titre de ce billet, je parle de prix à payer. Les Buxangeorgiens le savent bien, cette crise va se payer dans tous les secteurs de notre vie. A commencer par les impôts locaux : il n’y aura pas que la part « communale » de nos impôts qui va augmenter. Celles de la Région et du Département vont suivre la même inflexion, mais pour des motifs différents. L’Etat, également, dont le déficit record de 2009 va avoir pour conséquence une taxation tous azimuts afin d’apporter un peu d’oxygène aux dépenses publiques.
Attentif, depuis que je suis immergé dans la chose publique, je regarde l’évolution du tissu économique de notre département ainsi que celui de notre bassin de vie à Bussy. Les entreprises sont confrontées à une crise sans précédent, touchant essentiellement leur trésorerie et leur stock, ayant un impact direct sur les fournisseurs. De ce fait, les effectifs sont à la baisse avec une conséquence immédiate et sûrement durable : la disparition totale, dans certaines activités, du travail intérimaire. L’un de mes amis travaillant dans cette branche, chez l’un des leaders mondiaux de l’intérim, me disait qu’ils se diversifiaient dans des "produits ressources humaines" afin de survivre sur le marché. De ce fait, les jeunes et les seniors sont les plus touchés : la diminution de l’apprentissage de 40% obère gravement l’avenir de centaines de milliers de jeunes sur le marché du travail. Les seniors font l’objet d’un plan spécifique imposant aux entreprises de présenter un bilan des actions en faveur de ces femmes et hommes avant la fin de l’année (sous peine de verser une pénalité correspondant à 1% de la masse salariale).
Je ne sais pas comment cela se perçoit au niveau du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Bussy, alors même qu’une analyse annuelle des besoins sociaux est obligatoire. Il n’en est pas moins vrai que l’aide alimentaire a augmenté de 28% au niveau national et que 19 % des nouvelles demandes émanent de personnes jusque là inconnues des CCAS.
J’ai évoqué dans de précédents billets les risques de paupérisation de la population : qu’en est-il pour notre ville ? Quel est le bilan social avant l’arrivée d’une population ciblée par le logement social ? Comment la Ville répondra aux demandes sociales fortes ?
L’amorce de reprise économique n’est pas suffisante pour compenser une facture sociale explosive. Alors, les mesures visant à réduire le remboursement des médicaments, à instaurer la taxe carbone, à augmenter les impôts locaux, à ne pas juguler l’inflation, à ne pas lutter contre l’augmentation des prix des produits de première nécessité ne vont qu’accentuer le vide social dans lequel nous nous glissons.
La France est un pays de solidarité que le monde entier envie. Je souhaite que nos politiques tirent les leçons de cette première grande crise mondiale du XXIème siècle, qui ne sera probablement pas la dernière. Il ne faut pas s’arrêter au traitement des bonus des traders, même si cela est nécessaire. Ce n’est pas suffisant. Le sommet du G20 et la conférence de Pittsburgh doivent agir pour une réglementation de l’économie : les avantages accordés aux uns (prêt d’argent public aux banques, baisse de la TVA dans certains secteurs, etc.) n’ont engendré aucun avantage pour les autres. Les plus nombreux. Les oubliés de la crise.
Il n'y a pas si longtemps, cette municipalité faisait la promesse de ne pas augmenter les impots. Il n'y a pas si longtemps qu'elle déclarait que la situation financière était correcte. Mais comme souvent, il est dit une chose un jour et le contraire le lendemain et qu'en plus il n'y a aucune communication, ni transparence, sur les comptes, sur les actions...
Mais tant que la municipalité n'est pas prête à voir les choses en face et accepter quelques vérités, la situation n'est pas prête de s'améliorer. Déjà avant la crise, on répétait qu'il fallait prévoir les logements sociaux, déjà avant la crise, on répétait qu'il fallait entreprendre des actions concernant la gestion... on se rappelle le temps qu'il a fallu pour réunir la commission finances et aussi avec quelle habileté les hausses des tarifs de cantines ont été communiquées.
Certains disent que la zone du sycomore ne doit pas se faire. Mais on ne peut aller contre les décisions du préfet qui lui les réclame ces logements en plus. Et en plus ce n'est pas les 1650 logements initialement prévus, mais 3000 voire plus.
D'ailleurs, dans les communes aux alentours, c'est aussi la course à la construction.
C'est vrai qu'à Bussy on est gatés par l'ampleur prévue. Ca va faire du travail pour le batiment. Et si la zone du sycomore ne se fait pas, comment justifier la construction des pagodes ?
En plus, la municipalité se refuse à voir le nouveau visage de la ville qui présente plusieurs facettes, des quartiers espacieux, agréables, et des quartiers où les immeubles se dégradent, saturés de véhicules, sans commerces...
Bien entendu, s'il y a, et heureusement, encore pas mal de gens de classes dites aisées, on rencontre de plus en plus des personnes en difficulté tout simplement au chomage. C'est pas pour rien que le Secours Populaire a posé une antenne dans la ville. L'accès aux loisirs par le biais des associations n'est pas pour tout le monde, même la cotisation de la médiathèque est supérieure à cette des communes voisines.
Tous les projets de rénovation sont gelés. Existe t il encore des sous pour nettoyer les espaces publics ? Alors dans ces conditions, comment accueillir de nouveaux habitants. J'imagine que ce n'est pas que des personnes de classes dites aisées qui vont s'entasser dans une zone à forte urbanisation. J'imagine que notre maire à suffisamment d'arguments pour que les habitants continuent à vivre dans une ville résidentielle.
Il est où monsieur le maire ? lui qui devait redynamiser le centre ville ? il les ouvre sur quoi ses fenêtres, sur quelle partie de ville idyllique ? pour que je m'y rende afin d'oublier les tas d'ordures, les poubelles non vidées, les murs taggés. Même ce fameux rond point fleuri n'a toujours pas retrouvé sa sculpture. Il n'y a plus de sous pour la faire réparer ? vite que je m'y rende dans cette partie de ville idyllique pour comprendre pourquoi à Bussy je paie plus d'impots que dans les autres villes de la région. Je vous assure cette municipalité est en progrès. J'espère au moins que les nouveaux habitants du quartier des sycomores vont être informés du montant exact de la dette.
J'en veux pour preuve les billets du maire :
Bussy rentrée difficile,
Bussy ville nouvelle, ville modèle,
Bussy mal partie,
............
Rien sur les axes de progrés, les remèdes à apporter, les subventions, les économies, .......... c'est toujours la même rengaine "c'est la faute des autres".
Vraiment cette majorité n'a aucune stratégie à proposer aux Buxangeorgiens sauf d'augmenter les impôts, la garderie, les cantines, etc, etc ............
Voilà le programme pour sortir de cette crise que des jérémiades et aucune recherche ou commencement pour résorber la dette abyssale de Bussy.