Yann Dubosc & Bussy Gagnant - Vie municipale et politique à Bussy St Georges
J’ai été extrêmement peiné par l’annonce de la mort de
Philippe SEGUIN.
Lorsque j’ai commencé en politique, en 1993, en participant à la campagne des législatives pour un député des Yvelines, le RPR était à son apogée.
Cette campagne avait engendré un véritable raz de marée de la droite : à l’époque, il y avait une dynamique politique, un chef, une idéologie, un esprit de groupe.
Les patrons du RPR avaient été invités à Sartrouville, ce qui m’avait donné l’occasion de rencontrer, pour la première fois, P. SEGUIN, A. JUPPE, C. PASQUA et Jacques CHIRAC.
Lors d’une réunion, j’ai eu la chance de pouvoir discuter quelques instants avec P. SEGUIN, moi jeune gaulliste militant, qui faisait le baptême du feu politique.
Cet homme m’a tout d’abord frappé par son discours : franc, honnête, direct, puissant. Ce sont des qualificatifs qui le définissaient parfaitement. Par la suite, son parcours a démontré que la liberté intellectuelle n’est pas un vain mot. Il a choisi sa voie et sa voix, comme un humaniste éclairé qu’il fut. Epicurien de la vie, il prenait un réel plaisir dans ses prises de paroles, il exprimait une vraie gourmandise des mots. Ce trait était parfaitement souligné dans l’émission rediffusée ces derniers jours et réalisée par son ami Serge MOATTI. Regardez son visage qui s’éclaire lorsqu’il sourit, entre deux colères, et vous trouverez l’homme.
Homme de combat comme, par exemple, dans la défense du « non » au traité de Maastricht, dans son face-à-face avec le Président MITTERRAND ; dans la campagne échouée à la Mairie de Paris ; dans son refus d’être ministre dans le gouvernement actuel, etc.
Quel homme politique refuserait aujourd’hui ce type de
responsabilité pour rester dans ses convictions et être en harmonie avec sa conscience ? Il n’y en a presque plus.
En tant que Président de la Cour des Comptes, nous perdons un acteur fort du contrôle des dépenses publiques. Il connaissait bien, à ce titre, notre Commune pour avoir régulièrement émis des
avis sur la façon dont le Maire et sa majorité mènent les affaires locales. Que va-t-il se passer, y aura-t-il un relâchement de cette saine pression qui pesait sur cette majorité ? La CRC
sera-t-elle encore un partenaire attentif à la veille du vote du budget 2010, qui s’annonce calamiteux ? Voilà des interrogations qui naissent avec la disparition d’un homme intègre, d’un
homme libre.
Continuer et ne changer pas de cap ...... le reste viendra.
Merci encore pour vos actions au service de Bussy qui j''espère sera bientôt récompensé pour sortir de l'impasse dans laquelle nous a mis le maire et cette majorité.
Cher internaute,
Sur la première partie de votre question : je ne me rendrai pas à ce débat
sur l'identité nationale car j'estime qu'il n'est pas légitime. En effet, celui-ci est organisé au niveau national par les Préfets, au nom du gouvernement. Il a déjà eu lieu il y a quelques
semaines à Torcy. De plus, on a parfois pu assister à des débordements passionnels. On imagine donc au niveau local ce que cela peut entraîner... Enfin, le débat sur l'identité est également
porté depuis un certain temps par le Cercle de la diversité républicaine, dont Nabia Pisi est déléguée nationale.
En ce qui concerne le personnel : Bussy Gagnant a été interpelé par de nombreux agents qui expriment leurs inquiétudes fondées. Je suis intervenu en conseil municipal sur le sujet des salaires et
je soutiendrai personnellement les actions que les agents municipaux souhaiteront engager. Nous serons à leurs côtés.
Bon week-end à tous.
Allez encore du bricolage comme le projet de Brazaville en attente !
le jumellage avec l'Espagne non officialisé encore !
PS : que vont devenir les contrôles de la CRC sur Bussy ?